Je reviens sur la décision prise par la Commission des Compétitions concernant PSG–Rennes, parce qu’il y a quand même quelque chose qui pose question lorsqu’on lit simplement le règlement de la LFP.
Lors de la 1re journée, PSG–Rennes devait initialement se jouer au Parc des Princes. En raison de l’état de la pelouse et de l’impossibilité pour Paris de proposer un stade de repli, la Commission des Compétitions a décidé d’inverser la rencontre : elle s’est donc jouée à Rennes. Jusque-là, c’est exactement une possibilité prévue par le règlement.
Mais le 28 août, la LFP a décidé d’aller plus loin en inversant également le match retour Rennes–PSG de la 23e journée, qui se disputera finalement au Parc des Princes.
Et c’est là que la lecture de l’article 501 devient particulièrement intéressante.
ARTICLE 501 – OBLIGATION DE JOUISSANCE DU STADE ET DE PRATICABILITÉ DU TERRAIN
Le règlement impose notamment aux clubs de garantir la disponibilité de leur stade aux dates du calendrier et précise :
« Le déroulement du calendrier ne peut en aucun cas être modifié du fait de la non-jouissance du stade dans les conditions susmentionnées. »
Concernant le stade de repli, il prévoit qu'en cas d'impossibilité d'utiliser le stade habituel ou de substitution, ou d'impraticabilité du terrain, le club doit apporter à la Commission des Compétitions la garantie qu'il dispose d'un stade de repli conforme.
Et surtout, le règlement précise :
« En fonction des circonstances de chaque dossier, la Commission des Compétitions peut décider du report ou de l’inversion de la rencontre [...] Cette inversion n’aura aucune incidence sur la suite du calendrier, sauf circonstances exceptionnelles. »
C’est cette dernière phrase qui est essentielle.
« Cette inversion n’aura aucune incidence sur la suite du calendrier. »
Autrement dit, en appliquant le principe prévu par le règlement :
PSG–Rennes est impossible au Parc → le match aller peut être inversé → Rennes–PSG.
Mais cette inversion ne doit normalement avoir aucune incidence sur la suite du calendrier.
Le match retour initialement prévu Rennes–PSG devrait donc rester Rennes–PSG.
Or la Commission vient justement de décider l’inverse : le match retour sera lui aussi inversé et se jouera au Parc des Princes.
Alors évidemment, il existe les trois mots qui permettent à la LFP de déroger au principe : « sauf circonstances exceptionnelles ».
C'est donc là que j'aimerais comprendre ce gros fuck envoyé aux autres clubs.
Quelles sont exactement les circonstances exceptionnelles retenues par la Commission pour justifier la modification du match retour ?
Parce que dans sa décision publiée le 28 août, la LFP annonce simplement :
« Concernant la rencontre comptant pour la 23e journée de Ligue 1 McDonald’s Stade Rennais – Paris Saint-Germain, le match est inversé et se tiendra au Parc des Princes. »
Aucune circonstance exceptionnelle n'est explicitée dans ce communiqué.
On se retrouve donc avec un règlement qui pose comme principe qu'une inversion « n'aura aucune incidence sur la suite du calendrier », et quelques jours plus tard une décision qui produit précisément une incidence sur la suite du calendrier.
Si la LFP considère que nous sommes dans le cadre de l'exception prévue par son propre règlement, très bien. Mais dans ce cas, il serait normal qu'elle explique publiquement quelle circonstance exceptionnelle justifie cette décision.
Sinon, difficile de ne pas avoir l'impression que le règlement est appliqué lorsqu'il arrange… puis adapté lorsqu'il devient gênant.
Et au-delà de PSG ou Rennes, c'est surtout une question d'équité sportive : à quoi sert d'écrire une règle aussi précise si l'exception peut être utilisée sans que sa justification soit clairement exposée ?
Je ne parle même pas du match d'hier soir avec 3 minutes de temps additionnel annoncé avec une égalisation paritienne à la 95ème. On ne prête vraiment qu'aux riches. Encore un bon message envoyé par Nasser. On est dans la continuité de l'entraide LFP- Nasser. Que cette L1 coule une bonne fois pour toute.
Lors de la 1re journée, PSG–Rennes devait initialement se jouer au Parc des Princes. En raison de l’état de la pelouse et de l’impossibilité pour Paris de proposer un stade de repli, la Commission des Compétitions a décidé d’inverser la rencontre : elle s’est donc jouée à Rennes. Jusque-là, c’est exactement une possibilité prévue par le règlement.
Mais le 28 août, la LFP a décidé d’aller plus loin en inversant également le match retour Rennes–PSG de la 23e journée, qui se disputera finalement au Parc des Princes.
Et c’est là que la lecture de l’article 501 devient particulièrement intéressante.
ARTICLE 501 – OBLIGATION DE JOUISSANCE DU STADE ET DE PRATICABILITÉ DU TERRAIN
Le règlement impose notamment aux clubs de garantir la disponibilité de leur stade aux dates du calendrier et précise :
« Le déroulement du calendrier ne peut en aucun cas être modifié du fait de la non-jouissance du stade dans les conditions susmentionnées. »
Concernant le stade de repli, il prévoit qu'en cas d'impossibilité d'utiliser le stade habituel ou de substitution, ou d'impraticabilité du terrain, le club doit apporter à la Commission des Compétitions la garantie qu'il dispose d'un stade de repli conforme.
Et surtout, le règlement précise :
« En fonction des circonstances de chaque dossier, la Commission des Compétitions peut décider du report ou de l’inversion de la rencontre [...] Cette inversion n’aura aucune incidence sur la suite du calendrier, sauf circonstances exceptionnelles. »
C’est cette dernière phrase qui est essentielle.
« Cette inversion n’aura aucune incidence sur la suite du calendrier. »
Autrement dit, en appliquant le principe prévu par le règlement :
PSG–Rennes est impossible au Parc → le match aller peut être inversé → Rennes–PSG.
Mais cette inversion ne doit normalement avoir aucune incidence sur la suite du calendrier.
Le match retour initialement prévu Rennes–PSG devrait donc rester Rennes–PSG.
Or la Commission vient justement de décider l’inverse : le match retour sera lui aussi inversé et se jouera au Parc des Princes.
Alors évidemment, il existe les trois mots qui permettent à la LFP de déroger au principe : « sauf circonstances exceptionnelles ».
C'est donc là que j'aimerais comprendre ce gros fuck envoyé aux autres clubs.
Quelles sont exactement les circonstances exceptionnelles retenues par la Commission pour justifier la modification du match retour ?
Parce que dans sa décision publiée le 28 août, la LFP annonce simplement :
« Concernant la rencontre comptant pour la 23e journée de Ligue 1 McDonald’s Stade Rennais – Paris Saint-Germain, le match est inversé et se tiendra au Parc des Princes. »
Aucune circonstance exceptionnelle n'est explicitée dans ce communiqué.
On se retrouve donc avec un règlement qui pose comme principe qu'une inversion « n'aura aucune incidence sur la suite du calendrier », et quelques jours plus tard une décision qui produit précisément une incidence sur la suite du calendrier.
Si la LFP considère que nous sommes dans le cadre de l'exception prévue par son propre règlement, très bien. Mais dans ce cas, il serait normal qu'elle explique publiquement quelle circonstance exceptionnelle justifie cette décision.
Sinon, difficile de ne pas avoir l'impression que le règlement est appliqué lorsqu'il arrange… puis adapté lorsqu'il devient gênant.
Et au-delà de PSG ou Rennes, c'est surtout une question d'équité sportive : à quoi sert d'écrire une règle aussi précise si l'exception peut être utilisée sans que sa justification soit clairement exposée ?
Je ne parle même pas du match d'hier soir avec 3 minutes de temps additionnel annoncé avec une égalisation paritienne à la 95ème. On ne prête vraiment qu'aux riches. Encore un bon message envoyé par Nasser. On est dans la continuité de l'entraide LFP- Nasser. Que cette L1 coule une bonne fois pour toute.
