Il fut un temps où OM–PQSG faisait monter la température plusieurs jours avant le coup d’envoi. Aujourd’hui, à Marseille, ce n’est plus vraiment l’impatience qui domine. C’est la crainte d’une lourde défaite que beaucoup imaginent déjà écrite.
Ce soir, le Vélodrome accueillera le PQSG. Sur le papier, l’affiche conserve son prestige, ses souvenirs, son parfum de rivalité nationale. Mais autour du stade, dans les conversations et jusque dans les travées du peuple marseillais, quelque chose semble s’être éteint.
Où est passée cette tension délicieuse qui précédait autrefois le Classico ? Où sont cette impatience, cette mauvaise foi assumée et cette conviction presque irrationnelle que l’OM pouvait renverser Paris simplement parce que c’était Paris ?
Elles ont laissé place au doute. Pire : à la résignation.
Le supporter marseillais n’attend plus seulement de savoir si son équipe va gagner. Il se demande surtout combien elle risque d’en prendre. On ne rêve plus d’un exploit : on négocie mentalement les conditions d’une défaite acceptable. Perdre d’un but en ayant résisté serait presque vécu comme un soulagement. Éviter la déculottée devient un objectif officieux.
Voilà peut-être le constat le plus inquiétant.
Le problème dépasse largement ce match. Il vient d’un été sans véritable élan, d’un effectif affaibli, d’un mercato qui n’a pas répondu aux besoins et d’ambitions progressivement revues à la baisse. Il vient aussi de quatre défaites consécutives, de joueurs qui paraissent parfois absents et d’une équipe dont on peine encore à comprendre le projet.
Même le Vélodrome, habituellement capable de transformer la peur en fureur, pourrait sonner plus creux que prévu. Des places encore disponibles pour recevoir le PQSG : autrefois, cela aurait semblé inconcevable. Aujourd’hui, c’est le symptôme d’une fracture plus profonde entre le club et une partie de son peuple.
La saison dernière, l’OM avait pourtant retrouvé, le temps d’une soirée, cette fierté presque oubliée. Il y avait eu de l’intensité, du courage et cette volonté de ne rien abandonner face au rival parisien. Quelques mois plus tard, cette flamme paraît déjà lointaine.
Le PQSG n’arrive pourtant pas à Marseille en monstre invulnérable. Paris connaît aussi ses doutes et ses fragilités. Mais même diminué, même moins souverain, il semble encore regarder l’OM depuis un autre étage. Et c’est peut-être cela qui fait le plus mal : cette impression que Paris peut se permettre d’être moyen quand Marseille doit accomplir un miracle pour seulement lui résister.
Bruno Genesio parle de fierté, d’honneur et de l’impossibilité de faire entrer la peur sur la pelouse. Il a raison. Ce soir, l’OM devra jouer comme si son honneur était en jeu, parce qu’il l’est probablement un peu. Pas seulement pour obtenir trois points, mais pour rappeler à ses supporters que ce maillot signifie encore quelque chose.
Personne ne demande à cette équipe de promettre l’impossible. En revanche, le peuple marseillais est en droit d’exiger du caractère, des courses, des duels et onze joueurs capables de comprendre ce que représente ce rendez-vous.
Car le plus grave ne serait pas forcément de perdre contre un adversaire supérieur. Le plus grave serait de perdre sans combattre, sans révolte, avec cette étrange impression que tout le monde connaissait déjà la fin de l’histoire.
Ce soir, l’OM ne joue donc pas seulement un Classico. Il joue contre le PQSG, contre ses propres faiblesses et surtout contre cette résignation qui gagne peu à peu ses supporters.
On aimerait attendre cette rencontre avec passion. On l’attend désormais avec appréhension.
Et pour un OM–PQSG, c’est peut-être déjà une défaite.
Les équipes probables :
OM : chèvre 1, mauvais 2, nul 3, bidon 4, degun 5, qui 6, personne 7, soupe d'esque 8, va caguer 9, calamité 10, vier 11.
PQSG : on s'en fout
Ce soir, le Vélodrome accueillera le PQSG. Sur le papier, l’affiche conserve son prestige, ses souvenirs, son parfum de rivalité nationale. Mais autour du stade, dans les conversations et jusque dans les travées du peuple marseillais, quelque chose semble s’être éteint.
Où est passée cette tension délicieuse qui précédait autrefois le Classico ? Où sont cette impatience, cette mauvaise foi assumée et cette conviction presque irrationnelle que l’OM pouvait renverser Paris simplement parce que c’était Paris ?
Elles ont laissé place au doute. Pire : à la résignation.
Le supporter marseillais n’attend plus seulement de savoir si son équipe va gagner. Il se demande surtout combien elle risque d’en prendre. On ne rêve plus d’un exploit : on négocie mentalement les conditions d’une défaite acceptable. Perdre d’un but en ayant résisté serait presque vécu comme un soulagement. Éviter la déculottée devient un objectif officieux.
Voilà peut-être le constat le plus inquiétant.
Le problème dépasse largement ce match. Il vient d’un été sans véritable élan, d’un effectif affaibli, d’un mercato qui n’a pas répondu aux besoins et d’ambitions progressivement revues à la baisse. Il vient aussi de quatre défaites consécutives, de joueurs qui paraissent parfois absents et d’une équipe dont on peine encore à comprendre le projet.
Même le Vélodrome, habituellement capable de transformer la peur en fureur, pourrait sonner plus creux que prévu. Des places encore disponibles pour recevoir le PQSG : autrefois, cela aurait semblé inconcevable. Aujourd’hui, c’est le symptôme d’une fracture plus profonde entre le club et une partie de son peuple.
La saison dernière, l’OM avait pourtant retrouvé, le temps d’une soirée, cette fierté presque oubliée. Il y avait eu de l’intensité, du courage et cette volonté de ne rien abandonner face au rival parisien. Quelques mois plus tard, cette flamme paraît déjà lointaine.
Le PQSG n’arrive pourtant pas à Marseille en monstre invulnérable. Paris connaît aussi ses doutes et ses fragilités. Mais même diminué, même moins souverain, il semble encore regarder l’OM depuis un autre étage. Et c’est peut-être cela qui fait le plus mal : cette impression que Paris peut se permettre d’être moyen quand Marseille doit accomplir un miracle pour seulement lui résister.
Bruno Genesio parle de fierté, d’honneur et de l’impossibilité de faire entrer la peur sur la pelouse. Il a raison. Ce soir, l’OM devra jouer comme si son honneur était en jeu, parce qu’il l’est probablement un peu. Pas seulement pour obtenir trois points, mais pour rappeler à ses supporters que ce maillot signifie encore quelque chose.
Personne ne demande à cette équipe de promettre l’impossible. En revanche, le peuple marseillais est en droit d’exiger du caractère, des courses, des duels et onze joueurs capables de comprendre ce que représente ce rendez-vous.
Car le plus grave ne serait pas forcément de perdre contre un adversaire supérieur. Le plus grave serait de perdre sans combattre, sans révolte, avec cette étrange impression que tout le monde connaissait déjà la fin de l’histoire.
Ce soir, l’OM ne joue donc pas seulement un Classico. Il joue contre le PQSG, contre ses propres faiblesses et surtout contre cette résignation qui gagne peu à peu ses supporters.
On aimerait attendre cette rencontre avec passion. On l’attend désormais avec appréhension.
Et pour un OM–PQSG, c’est peut-être déjà une défaite.
Les équipes probables :
OM : chèvre 1, mauvais 2, nul 3, bidon 4, degun 5, qui 6, personne 7, soupe d'esque 8, va caguer 9, calamité 10, vier 11.
PQSG : on s'en fout