Il y a 11 heures
Voilà, c’est reparti.
Après quelques semaines de calme relatif — notion toute marseillaise qui consiste à surveiller le mercato toutes les dix minutes en criant « On va recruter quelqu’un, oui ou non ? » — l’OM retrouve enfin le Vélodrome et la Ligue 1. Coup d’envoi à 20h45 face à Strasbourg.
Une nouvelle saison commence. Enfin, « nouvelle »… Disons que l’emballage a changé, mais qu’à l’intérieur, on reconnaît encore pas mal de monde.
Bruno Génésio prend les commandes d’un OM prié de faire mieux que sa cinquième place de la saison dernière, avec des ambitions revues à la baisse, des finances surveillées de près et, pour le moment, aucune recrue venue bouleverser le vestiaire. Une mission simple, donc : obtenir davantage avec presque les mêmes joueurs et probablement quelques départs supplémentaires avant la fermeture du mercato. À Marseille, même les casse-têtes sont ambitieux.
La préparation a néanmoins apporté quelques raisons d’espérer. De l’engagement, une équipe concernée et des résultats plutôt encourageants. De quoi commencer à y croire un peu… tout en gardant le numéro du cardiologue à proximité. Nous connaissons la maison : une victoire ce soir et certains parleront déjà de titre ; un match nul et le mercato deviendra immédiatement « catastrophique » ; une défaite et quelqu’un réclamera probablement le retour d’un ancien entraîneur avant minuit.
Il faudra aussi surveiller l’ambiance autour de Pierre-Emile Højbjerg, dont le refus de rejoindre Newcastle n’aurait pas franchement ravi la direction. Mais le Danois est toujours là. Pour combien de temps ? Mystère. À Marseille, le mercato ne se ferme jamais vraiment : il se contente parfois de prendre une courte pause.
Dans les cages, Jeffrey De Lange devrait connaître son grand baptême en tant que numéro un. Une occasion rêvée de rassurer tout le monde… ou de nous rappeler que la sérénité n’a jamais été une tradition olympienne.
En face, Strasbourg arrive également avec un nouvel entraîneur, Hugo Oliveira, et un effectif largement remanié après plus de 100 millions d’euros de ventes. Les Alsaciens ont connu une préparation compliquée, avec notamment un spectaculaire 7-0 encaissé contre le Sporting. Le genre de résultat qui devrait nous rassurer. Et c’est précisément pour cela qu’il faut commencer à se méfier.
Car Strasbourg avait déjà mal préparé la saison dernière avant de gagner son premier match à l’extérieur. Et cette équipe est devenue une spécialiste pour contrarier l’OM : cinq des six dernières confrontations disputées au Vélodrome se sont terminées par un nul, dont les quatre plus récentes. Autrement dit, si vous aviez prévu une soirée tranquille, vous avez probablement choisi le mauvais club et le mauvais adversaire.
Sur le terrain, Amine Gouiri pourrait être l’une des principales armes marseillaises, lui qui apprécie particulièrement les secondes périodes. Côté strasbourgeois, Martial Godo aime frapper plus tôt, souvent entre la 25e et la 40e minute. Quinten Timber sera suspendu pour l’OM, tandis que Joaquín Panichelli manquera à Strasbourg en raison d’une blessure au genou.
Et maintenant ?
Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre 20h45. À ressortir le maillot, préparer les commentaires définitifs après huit minutes de jeu et se promettre, une nouvelle fois, de rester mesuré quoi qu’il arrive.
Que nous réserve cette saison ? Du stress, certainement. Des soirées incompréhensibles, probablement. Quelques polémiques, obligatoirement. Mais aussi du plaisir, des frissons, un Vélodrome en ébullition et, qui sait, peut-être une très belle surprise au bout du chemin.
Ce soir, la page est encore blanche. Même si le stylo ressemble beaucoup à celui de l’année dernière.
Alors, Bruno, fais-nous rêver…
Allez l’OM !
Les équipes probables :
OM (4-3-3) : De Lange – Weah (cap.), Egan-Riley, Kondogbia, Emerson – Højbjerg, Gomes, Abdelli – Harit, Gouiri, Paixão.Entraîneur : Bruno Génésio.
Strasbourg (4-2-3-1) : Jörgensen – Doué (cap.), Høgsberg, Omobamidele, Del Blanco – Sousa, El Mourabet – Amo-Ameyaw, Reyna, Nanasi – Mara.Entraîneur : Hugo Oliveira.
Après quelques semaines de calme relatif — notion toute marseillaise qui consiste à surveiller le mercato toutes les dix minutes en criant « On va recruter quelqu’un, oui ou non ? » — l’OM retrouve enfin le Vélodrome et la Ligue 1. Coup d’envoi à 20h45 face à Strasbourg.
Une nouvelle saison commence. Enfin, « nouvelle »… Disons que l’emballage a changé, mais qu’à l’intérieur, on reconnaît encore pas mal de monde.
Bruno Génésio prend les commandes d’un OM prié de faire mieux que sa cinquième place de la saison dernière, avec des ambitions revues à la baisse, des finances surveillées de près et, pour le moment, aucune recrue venue bouleverser le vestiaire. Une mission simple, donc : obtenir davantage avec presque les mêmes joueurs et probablement quelques départs supplémentaires avant la fermeture du mercato. À Marseille, même les casse-têtes sont ambitieux.
La préparation a néanmoins apporté quelques raisons d’espérer. De l’engagement, une équipe concernée et des résultats plutôt encourageants. De quoi commencer à y croire un peu… tout en gardant le numéro du cardiologue à proximité. Nous connaissons la maison : une victoire ce soir et certains parleront déjà de titre ; un match nul et le mercato deviendra immédiatement « catastrophique » ; une défaite et quelqu’un réclamera probablement le retour d’un ancien entraîneur avant minuit.
Il faudra aussi surveiller l’ambiance autour de Pierre-Emile Højbjerg, dont le refus de rejoindre Newcastle n’aurait pas franchement ravi la direction. Mais le Danois est toujours là. Pour combien de temps ? Mystère. À Marseille, le mercato ne se ferme jamais vraiment : il se contente parfois de prendre une courte pause.
Dans les cages, Jeffrey De Lange devrait connaître son grand baptême en tant que numéro un. Une occasion rêvée de rassurer tout le monde… ou de nous rappeler que la sérénité n’a jamais été une tradition olympienne.
En face, Strasbourg arrive également avec un nouvel entraîneur, Hugo Oliveira, et un effectif largement remanié après plus de 100 millions d’euros de ventes. Les Alsaciens ont connu une préparation compliquée, avec notamment un spectaculaire 7-0 encaissé contre le Sporting. Le genre de résultat qui devrait nous rassurer. Et c’est précisément pour cela qu’il faut commencer à se méfier.
Car Strasbourg avait déjà mal préparé la saison dernière avant de gagner son premier match à l’extérieur. Et cette équipe est devenue une spécialiste pour contrarier l’OM : cinq des six dernières confrontations disputées au Vélodrome se sont terminées par un nul, dont les quatre plus récentes. Autrement dit, si vous aviez prévu une soirée tranquille, vous avez probablement choisi le mauvais club et le mauvais adversaire.
Sur le terrain, Amine Gouiri pourrait être l’une des principales armes marseillaises, lui qui apprécie particulièrement les secondes périodes. Côté strasbourgeois, Martial Godo aime frapper plus tôt, souvent entre la 25e et la 40e minute. Quinten Timber sera suspendu pour l’OM, tandis que Joaquín Panichelli manquera à Strasbourg en raison d’une blessure au genou.
Et maintenant ?
Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre 20h45. À ressortir le maillot, préparer les commentaires définitifs après huit minutes de jeu et se promettre, une nouvelle fois, de rester mesuré quoi qu’il arrive.
Que nous réserve cette saison ? Du stress, certainement. Des soirées incompréhensibles, probablement. Quelques polémiques, obligatoirement. Mais aussi du plaisir, des frissons, un Vélodrome en ébullition et, qui sait, peut-être une très belle surprise au bout du chemin.
Ce soir, la page est encore blanche. Même si le stylo ressemble beaucoup à celui de l’année dernière.
Alors, Bruno, fais-nous rêver…
Allez l’OM !
Les équipes probables :
OM (4-3-3) : De Lange – Weah (cap.), Egan-Riley, Kondogbia, Emerson – Højbjerg, Gomes, Abdelli – Harit, Gouiri, Paixão.Entraîneur : Bruno Génésio.
Strasbourg (4-2-3-1) : Jörgensen – Doué (cap.), Høgsberg, Omobamidele, Del Blanco – Sousa, El Mourabet – Amo-Ameyaw, Reyna, Nanasi – Mara.Entraîneur : Hugo Oliveira.

@cétacé

Cette saison c'est pas la bonne, ou pas , je vous le dis