Hier, 10:18
Il y a des soirs qui ne ressemblent pas aux autres.
Depuis dix jours, l’air autour de l’OM est chargé d’électricité. Un départ, des regards fuyants, un vestiaire cabossé, des mots qu’on dit à demi-voix. Et puis un homme, lunettes fines, sourire maîtrisé, voix posée. Habib Beye. Déjà à la manœuvre.
Ce soir, à 20h45, au Francis-Le Blé, ce n’est pas seulement un match. C’est un seuil.
Beye a parlé d’impact, de plaisir, de responsabilité. Il a évoqué la confiance, la nécessité de « poser ses choses » avant de juger. Il a reconnu que Marseille avait perdu du terrain. Il n’a rien promis. Il a dit qu’il fallait des points. Tout de suite.
Dans le silence humide de Brest, on imagine le tunnel. Les regards des cadres. Ceux qui ont douté à Rennes. Ceux qui ont baissé la tête quand le vent a tourné. Le vestiaire a souffert, dit-on. Alors Beye rassemble. Chef de meute. Pas dans le bruit. Dans la densité.
Ce soir, il faudra plus que du talent. Il faudra du caractère.
Brest n’attend personne. Solide, organisé, rugueux. Là-bas, on ne joue pas, on résiste. Et l’OM arrive avec ses incertitudes. Greenwood pour créer l’étincelle. Aubameyang pour trancher. Au milieu, il faudra serrer les dents. Derrière, tenir. Tenir surtout.
Parce que tout peut se fissurer vite.
Une mauvaise relance. Un duel perdu. Un silence trop long. On connaît la mécanique du doute. Elle s’infiltre, elle ralentit, elle paralyse.
Mais on connaît aussi l’autre mécanique. Celle du sursaut.
Un tacle rageur. Une course qui ne s’arrête pas. Un regard qui dit « pas ce soir ». Beye l’a répété : son impact sera surtout sur le terrain. Alors on guette les détails. L’attitude. La posture. Le premier pressing. Le langage des corps.
L’OM n’a plus le luxe d’attendre.
Une victoire, et la confiance peut revenir comme une marée haute. Un déclic, et le groupe se soude. Un succès, et le classement redevient respirable. Sans cela, les questions reviendront. Plus lourdes. Plus pressantes.
C’est peut-être ça, le vrai suspense : savoir quelle version de l’OM sortira du tunnel.
Celle qui doute encore, ou celle qui décide.
Ce soir, à Brest, il ne s’agit pas seulement de prendre trois points. Il s’agit de retrouver un cap. De montrer que la tempête n’a pas brisé la coque. Que le changement d’entraîneur n’est pas un pansement, mais un départ.
Alors on attend.
Le coup d’envoi. Le premier ballon. Le premier frisson.
Et peut-être, enfin, le premier pas vers le retour à la lumière.
Les équipes probables :
Brest : Lala, Junior Diaz, Chardonnet, Guindo - Magnetti, Chotard - Del Castillo, Doumbia, Labeau Lascary - Ajorque
OM : Rulli - Weah, Aguerd, Medina, Emerson - Höjbjerg, Timber, Abdelli - Greenwood, Aubameyang, Gouiri
Depuis dix jours, l’air autour de l’OM est chargé d’électricité. Un départ, des regards fuyants, un vestiaire cabossé, des mots qu’on dit à demi-voix. Et puis un homme, lunettes fines, sourire maîtrisé, voix posée. Habib Beye. Déjà à la manœuvre.
Ce soir, à 20h45, au Francis-Le Blé, ce n’est pas seulement un match. C’est un seuil.
Beye a parlé d’impact, de plaisir, de responsabilité. Il a évoqué la confiance, la nécessité de « poser ses choses » avant de juger. Il a reconnu que Marseille avait perdu du terrain. Il n’a rien promis. Il a dit qu’il fallait des points. Tout de suite.
Dans le silence humide de Brest, on imagine le tunnel. Les regards des cadres. Ceux qui ont douté à Rennes. Ceux qui ont baissé la tête quand le vent a tourné. Le vestiaire a souffert, dit-on. Alors Beye rassemble. Chef de meute. Pas dans le bruit. Dans la densité.
Ce soir, il faudra plus que du talent. Il faudra du caractère.
Brest n’attend personne. Solide, organisé, rugueux. Là-bas, on ne joue pas, on résiste. Et l’OM arrive avec ses incertitudes. Greenwood pour créer l’étincelle. Aubameyang pour trancher. Au milieu, il faudra serrer les dents. Derrière, tenir. Tenir surtout.
Parce que tout peut se fissurer vite.
Une mauvaise relance. Un duel perdu. Un silence trop long. On connaît la mécanique du doute. Elle s’infiltre, elle ralentit, elle paralyse.
Mais on connaît aussi l’autre mécanique. Celle du sursaut.
Un tacle rageur. Une course qui ne s’arrête pas. Un regard qui dit « pas ce soir ». Beye l’a répété : son impact sera surtout sur le terrain. Alors on guette les détails. L’attitude. La posture. Le premier pressing. Le langage des corps.
L’OM n’a plus le luxe d’attendre.
Une victoire, et la confiance peut revenir comme une marée haute. Un déclic, et le groupe se soude. Un succès, et le classement redevient respirable. Sans cela, les questions reviendront. Plus lourdes. Plus pressantes.
C’est peut-être ça, le vrai suspense : savoir quelle version de l’OM sortira du tunnel.
Celle qui doute encore, ou celle qui décide.
Ce soir, à Brest, il ne s’agit pas seulement de prendre trois points. Il s’agit de retrouver un cap. De montrer que la tempête n’a pas brisé la coque. Que le changement d’entraîneur n’est pas un pansement, mais un départ.
Alors on attend.
Le coup d’envoi. Le premier ballon. Le premier frisson.
Et peut-être, enfin, le premier pas vers le retour à la lumière.
Les équipes probables :
Brest : Lala, Junior Diaz, Chardonnet, Guindo - Magnetti, Chotard - Del Castillo, Doumbia, Labeau Lascary - Ajorque
OM : Rulli - Weah, Aguerd, Medina, Emerson - Höjbjerg, Timber, Abdelli - Greenwood, Aubameyang, Gouiri


, la nuit du sursaut si on gagne ou la nuit du sursis si on arrache un nul.