Hier, 20:10
Hier soir, quand j’ai vu que Lens en avait pris neuf contre Côme, j’ai chambré. Pas longtemps. Juste le temps de me rappeler qu’on jouait à Leverkusen ce soir. Depuis, je me tiens tranquille. J’ai même effacé un message. On sait jamais, ces saloperies de captures d’écran, ça ressort vite.
Neuf à un à Bollaert, quand même. Les pauvres ont dû trouver la soirée longue. Mais on va éviter de trop faire les marioles : avec notre OM du jeudi, on n’est à l’abri de rien. Une déculottée historique, ça n’arrive pas qu’aux autres. Et nous, quand il y a une cagade à faire devant toute l’Europe, on manque rarement à l’appel.
Ce soir, on va donc chez des gens qui ont gagné leurs trois matchs sans prendre un but. Huit marqués, zéro encaissé. Nous, trois défaites, pas un point. Voilà. On peut regarder les chiffres dans l’autre sens, avec des lunettes ou après l’apéro, ça reste assez contrariant.
Alors je vous entends déjà : « Oh, mais en championnat, ça va mieux ! »
Bien sûr que ça va mieux. Quatre victoires de suite, Toulouse battu proprement, Gouiri qui retrouve du ballon… Dimanche, j’étais content, moi aussi. On a même passé une fin de match assis normalement. Sans gueuler, sans faire les cent pas. Ça nous a fait drôle.
Seulement, le jeudi, je sais pas ce qu’ils fabriquent.
On retrouve les mêmes maillots, on reconnaît les têtes, mais il manque quelque chose. On joue petit, on hésite, on laisse l’adversaire s’installer. Et nous, devant la télé, on s’emboucane tout seuls : « Mais avance ! Mais donne ! Mais qu’est-ce qu’il attend ? » Lui, il attend. Et à la fin, on a encore perdu.
Leverkusen, paraît-il, défend moins bien en ce moment. Neuf buts pris sur les trois dernières rencontres. C’est bon à savoir. Enfin, je me méfie. Les équipes qui ont besoin de se rassurer contre nous, j’en ai assez vu. Elles arrivent toutes de travers et repartent en se tapant dans les mains. Nous, on reste là, à expliquer qu’il y avait la place.
La place, à force, il faudrait penser à la prendre.
En face, il y aura aussi Medina. Il annonce un « combat physique ». Ça, on avait compris, Facundo. On ne s’attendait pas à ce que tu nous accueilles avec des navettes. Il connaît la maison, il sait qui aller chercher et comment faire monter la sauce. Si on commence à discuter avec lui au lieu de jouer, on va encore passer vingt minutes à s’énerver pendant que le match se gagne ailleurs.
Et devant, ils ont Schick, Maza, du monde qui bouge et qui frappe. Ça me travaille déjà, ces ballons qui vont traverser notre surface avec un défenseur qui lève le bras au lieu de suivre son joueur. Après, ça se regarde, ça cherche le responsable. Le ballon, lui, est dedans.
On pourra toujours se consoler avec les corners. Il paraît qu’on en obtient beaucoup.
Tant mieux. Mais ce soir, si on pouvait en faire quelque chose, plutôt que de regarder le premier défenseur allemand les renvoyer, ça m’arrangerait.
Je ne demande même plus qu’on fasse un grand match. Je voudrais qu’on y soit, tout simplement. Qu’on ne recule pas au premier coup de pression. Qu’on accompagne celui qui a le ballon. Et si on doit perdre, qu’on leur ait au moins un peu gâché la soirée.
Parce que rentrer battus, on connaît. Rentrer après avoir servi de faire-valoir, franchement, ça commence à me gonfler.
À 21 heures, je serai quand même devant. Faut être un peu calu, mais j’y serai. Et malgré tout ce que je viens de raconter, au premier débordement de Paixão, je vais me lever en criant qu’il y a quelque chose à faire.
C’est après que je m’en veux.
Allez l’OM. Faites les choses comme il faut, ce soir. J’ai encore deux ou trois vannes sur Lens que j’aimerais pouvoir sortir demain.
Les équipes probables :
Leverkusen : Flekken - Quansah, Tapsoba (cap), Medina, Gutierrez - Andrich, A.Garcia - Hofmann, Tillman, Maza - Schick.
OM : De Lange - Bezahaf, Meïté, Aguerd, Garcia - Kondogbia, Højbjerg - Weah (cap), Abdelli, Paixão - Gouiri.
Neuf à un à Bollaert, quand même. Les pauvres ont dû trouver la soirée longue. Mais on va éviter de trop faire les marioles : avec notre OM du jeudi, on n’est à l’abri de rien. Une déculottée historique, ça n’arrive pas qu’aux autres. Et nous, quand il y a une cagade à faire devant toute l’Europe, on manque rarement à l’appel.
Ce soir, on va donc chez des gens qui ont gagné leurs trois matchs sans prendre un but. Huit marqués, zéro encaissé. Nous, trois défaites, pas un point. Voilà. On peut regarder les chiffres dans l’autre sens, avec des lunettes ou après l’apéro, ça reste assez contrariant.
Alors je vous entends déjà : « Oh, mais en championnat, ça va mieux ! »
Bien sûr que ça va mieux. Quatre victoires de suite, Toulouse battu proprement, Gouiri qui retrouve du ballon… Dimanche, j’étais content, moi aussi. On a même passé une fin de match assis normalement. Sans gueuler, sans faire les cent pas. Ça nous a fait drôle.
Seulement, le jeudi, je sais pas ce qu’ils fabriquent.
On retrouve les mêmes maillots, on reconnaît les têtes, mais il manque quelque chose. On joue petit, on hésite, on laisse l’adversaire s’installer. Et nous, devant la télé, on s’emboucane tout seuls : « Mais avance ! Mais donne ! Mais qu’est-ce qu’il attend ? » Lui, il attend. Et à la fin, on a encore perdu.
Leverkusen, paraît-il, défend moins bien en ce moment. Neuf buts pris sur les trois dernières rencontres. C’est bon à savoir. Enfin, je me méfie. Les équipes qui ont besoin de se rassurer contre nous, j’en ai assez vu. Elles arrivent toutes de travers et repartent en se tapant dans les mains. Nous, on reste là, à expliquer qu’il y avait la place.
La place, à force, il faudrait penser à la prendre.
En face, il y aura aussi Medina. Il annonce un « combat physique ». Ça, on avait compris, Facundo. On ne s’attendait pas à ce que tu nous accueilles avec des navettes. Il connaît la maison, il sait qui aller chercher et comment faire monter la sauce. Si on commence à discuter avec lui au lieu de jouer, on va encore passer vingt minutes à s’énerver pendant que le match se gagne ailleurs.
Et devant, ils ont Schick, Maza, du monde qui bouge et qui frappe. Ça me travaille déjà, ces ballons qui vont traverser notre surface avec un défenseur qui lève le bras au lieu de suivre son joueur. Après, ça se regarde, ça cherche le responsable. Le ballon, lui, est dedans.
On pourra toujours se consoler avec les corners. Il paraît qu’on en obtient beaucoup.
Tant mieux. Mais ce soir, si on pouvait en faire quelque chose, plutôt que de regarder le premier défenseur allemand les renvoyer, ça m’arrangerait.
Je ne demande même plus qu’on fasse un grand match. Je voudrais qu’on y soit, tout simplement. Qu’on ne recule pas au premier coup de pression. Qu’on accompagne celui qui a le ballon. Et si on doit perdre, qu’on leur ait au moins un peu gâché la soirée.
Parce que rentrer battus, on connaît. Rentrer après avoir servi de faire-valoir, franchement, ça commence à me gonfler.
À 21 heures, je serai quand même devant. Faut être un peu calu, mais j’y serai. Et malgré tout ce que je viens de raconter, au premier débordement de Paixão, je vais me lever en criant qu’il y a quelque chose à faire.
C’est après que je m’en veux.
Allez l’OM. Faites les choses comme il faut, ce soir. J’ai encore deux ou trois vannes sur Lens que j’aimerais pouvoir sortir demain.
Les équipes probables :
Leverkusen : Flekken - Quansah, Tapsoba (cap), Medina, Gutierrez - Andrich, A.Garcia - Hofmann, Tillman, Maza - Schick.
OM : De Lange - Bezahaf, Meïté, Aguerd, Garcia - Kondogbia, Højbjerg - Weah (cap), Abdelli, Paixão - Gouiri.

Cette saison c'est pas la bonne, ou pas , je vous le dis