Il y a 5 heures
Ce soir, l’OM va à Troyes.
À trois ? Certainement pas : à onze, si possible. Mais pour en rapporter trois. Trois quoi ? Trois points. Vous voyez : nous n’avons pas encore donné le coup d’envoi que nous sommes déjà obligés de mettre les points sur les « i ».
Enfin, sur les « i »… Dans Troyes, il y a un « y ». Voilà bien notre affaire : même quand on sait où l’on va, on trouve encore le moyen de se demander pourquoi.
Troyes, donc. Avec une majuscule, puisque c’est une ville. Trois, avec un chiffre, puisque c’est notre ambition. Et la foi, sans laquelle aucun supporter marseillais raisonnablement constitué ne passerait son dimanche soir devant cette équipe. Nous avons la foi. Nous l’avons même plusieurs fois perdue, puis retrouvée. À force, cela devient une foi à répétition.
Il faut dire que notre OM nous exerce à la patience. Dix-septième après cinq journées, avec quatre défaites pour une victoire : voilà une arithmétique dont on se dispenserait volontiers. Nous autres, qui rêvions de regarder le classement de haut, sommes contraints de le prendre par le bas. C’est une manière de lire. Ce n’était pas celle prévue au programme.
Dans cette histoire, Bruno Genesio conserve du crédit. C’est heureux : au club, le crédit semble devenu une denrée plus rare que les occasions franches. Zéro recrue, huit départs, et l’on demande à l’entraîneur de faire ses comptes. Il les fait. Puis il recompte ses joueurs. On comprend qu’il ait parfois l’air de chercher quelqu’un.
Les supporters ne s’y trompent pas. Ils voient un homme qui travaille, une équipe qui essaie, et des moyens qui ne suivent pas toujours. Ils soutiennent donc le maçon, tout en demandant au propriétaire ce qu’il a fait des briques. Mais la patience marseillaise a cette particularité : elle peut durer longtemps, à condition qu’on ne lui demande pas combien.
Ce soir, il faudra pourtant construire quelque chose. Sans Højbjerg, sans Weah, et sans imaginer que Troyes nous attend pour nous rendre service. On nous annonce un calendrier plus doux. Très bien. Encore faudrait-il éviter de se faire battre par la douceur.
Car les Troyens ont leurs soucis, leur classement et leur public. Ils jouent à domicile. Nous venons chercher trois points ; eux peuvent fort bien trouver que nous en avons déjà trois et que cela nous suffit. Les bonnes manières commandent de respecter son hôte. Le football autorise néanmoins à repartir avec ce qu’il espérait garder.
Pour cela, nos attaquants devront retrouver le chemin du but. Pas ses environs. Pas son adresse approximative. Le but lui-même. Maupay, notamment, a une soirée pour remettre un peu de lumière là où le doute s’est installé. Nous ne lui demandons pas de marquer trois fois. Une pourrait suffire. À condition, derrière, de ne pas offrir la réciproque.
Et puisque nous jouerons dans l’Aube, permettons-nous d’attendre un réveil. À vingt heures quarante-cinq, il serait tardif, mais nous ne sommes plus en situation de discuter les horaires.
Alors, supposons. Supposons une défense attentive, un milieu courageux, un ballon qui entre du bon côté. Supposons que, cette fois, les occasions ne restent pas au conditionnel.
Nous pourrions repartir de Troyes avec trois points. Trois fois rien, dira-t-on.
Mais quand on n’a presque rien, trois, c’est déjà quelque chose.
Et lundi, à la question : « Qu’avez-vous rapporté de Troyes ? », nous pourrions enfin répondre :
« Trois. Et pour une fois, ça ne s’écrit pas avec un “y”. »
Allez l'OM !!!
Les équipes probables :
Troyes : Beach – Donkor, Monfray, Junior Diaz, Ouzenadji – Diop, Karim – Mile, Gomis, Nkada – Le Douaron.
OM : De Lange – Bezahaf, Egan-Riley, Aguerd, Emerson – Harit, Nnadi, Abdelli, Paixão – Maupay, Moumbagna.
À trois ? Certainement pas : à onze, si possible. Mais pour en rapporter trois. Trois quoi ? Trois points. Vous voyez : nous n’avons pas encore donné le coup d’envoi que nous sommes déjà obligés de mettre les points sur les « i ».
Enfin, sur les « i »… Dans Troyes, il y a un « y ». Voilà bien notre affaire : même quand on sait où l’on va, on trouve encore le moyen de se demander pourquoi.
Troyes, donc. Avec une majuscule, puisque c’est une ville. Trois, avec un chiffre, puisque c’est notre ambition. Et la foi, sans laquelle aucun supporter marseillais raisonnablement constitué ne passerait son dimanche soir devant cette équipe. Nous avons la foi. Nous l’avons même plusieurs fois perdue, puis retrouvée. À force, cela devient une foi à répétition.
Il faut dire que notre OM nous exerce à la patience. Dix-septième après cinq journées, avec quatre défaites pour une victoire : voilà une arithmétique dont on se dispenserait volontiers. Nous autres, qui rêvions de regarder le classement de haut, sommes contraints de le prendre par le bas. C’est une manière de lire. Ce n’était pas celle prévue au programme.
Dans cette histoire, Bruno Genesio conserve du crédit. C’est heureux : au club, le crédit semble devenu une denrée plus rare que les occasions franches. Zéro recrue, huit départs, et l’on demande à l’entraîneur de faire ses comptes. Il les fait. Puis il recompte ses joueurs. On comprend qu’il ait parfois l’air de chercher quelqu’un.
Les supporters ne s’y trompent pas. Ils voient un homme qui travaille, une équipe qui essaie, et des moyens qui ne suivent pas toujours. Ils soutiennent donc le maçon, tout en demandant au propriétaire ce qu’il a fait des briques. Mais la patience marseillaise a cette particularité : elle peut durer longtemps, à condition qu’on ne lui demande pas combien.
Ce soir, il faudra pourtant construire quelque chose. Sans Højbjerg, sans Weah, et sans imaginer que Troyes nous attend pour nous rendre service. On nous annonce un calendrier plus doux. Très bien. Encore faudrait-il éviter de se faire battre par la douceur.
Car les Troyens ont leurs soucis, leur classement et leur public. Ils jouent à domicile. Nous venons chercher trois points ; eux peuvent fort bien trouver que nous en avons déjà trois et que cela nous suffit. Les bonnes manières commandent de respecter son hôte. Le football autorise néanmoins à repartir avec ce qu’il espérait garder.
Pour cela, nos attaquants devront retrouver le chemin du but. Pas ses environs. Pas son adresse approximative. Le but lui-même. Maupay, notamment, a une soirée pour remettre un peu de lumière là où le doute s’est installé. Nous ne lui demandons pas de marquer trois fois. Une pourrait suffire. À condition, derrière, de ne pas offrir la réciproque.
Et puisque nous jouerons dans l’Aube, permettons-nous d’attendre un réveil. À vingt heures quarante-cinq, il serait tardif, mais nous ne sommes plus en situation de discuter les horaires.
Alors, supposons. Supposons une défense attentive, un milieu courageux, un ballon qui entre du bon côté. Supposons que, cette fois, les occasions ne restent pas au conditionnel.
Nous pourrions repartir de Troyes avec trois points. Trois fois rien, dira-t-on.
Mais quand on n’a presque rien, trois, c’est déjà quelque chose.
Et lundi, à la question : « Qu’avez-vous rapporté de Troyes ? », nous pourrions enfin répondre :
« Trois. Et pour une fois, ça ne s’écrit pas avec un “y”. »
Allez l'OM !!!
Les équipes probables :
Troyes : Beach – Donkor, Monfray, Junior Diaz, Ouzenadji – Diop, Karim – Mile, Gomis, Nkada – Le Douaron.
OM : De Lange – Bezahaf, Egan-Riley, Aguerd, Emerson – Harit, Nnadi, Abdelli, Paixão – Maupay, Moumbagna.
C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains paraissent brillants avant d' avoir l' air con.