Il y a 7 heures
Ce soir, l’Orange Vélodrome va encore faire ce qu’il sait faire de mieux : croire avant même d’avoir des raisons d’y croire.
L’OM reçoit Rennes pour le dernier match de la saison, avec une place européenne à aller chercher, ou plutôt à ne pas laisser filer. Sur le papier, c’est simple : gagner, espérer, regarder les autres, compter les points, sortir la calculette et prier pour que le football soit enfin plus tendre avec nous que cette saison ne l’a été.
Mais voilà, c’est l’OM. Et avec cet OM-là, dès qu’un match devient important, on sent tout de suite monter cette petite odeur de danger. Pas celle du grand soir. Non. Celle du fil qui tremble, du mental qui vacille, de la passe en retrait au mauvais moment, du poteau qui parle plus fort que les hommes. On aimerait dire que cette équipe a rendez-vous avec son destin. Mais depuis janvier, elle semble surtout avoir rendez-vous avec ses propres limites.
En face, Rennes arrive avec ses histoires marseillaises plein les valises : Rongier, Merlin, Brice Samba, Brassier… On ne sait plus si l’on joue le Stade Rennais ou une réunion d’anciens du Vélodrome avec buffet froid et règlement de comptes. Rennes, la Reine du mercato croisé avec l’OM. Rennes, les rênes que Marseille a trop souvent lâchées cette saison. Rennes, comme René Malleville, qui aurait sûrement trouvé les mots justes, entre amour, colère et jurons bien sentis, pour résumer ce que beaucoup pensent tout bas : « Oh les gars, à un moment, faut jouer au ballon ! »
Le plus cruel, c’est que l’OM a encore quelque chose à sauver. Une qualification européenne, même imparfaite, même arrachée, même au rabais, resterait une porte ouverte sur autre chose. Pas un trophée. Pas une réconciliation totale. Mais au moins une issue moins honteuse à une saison qui a souvent ressemblé à une longue glissade sans frein.
Et pourtant, comment ne pas douter ? Comment faire confiance à une équipe qui a trop souvent montré qu’elle pouvait s’éteindre au moment précis où il fallait s’allumer ? Le Vélodrome poussera, comme toujours. Les supporters feront leur part. La question est toujours la même : les joueurs feront-ils enfin la leur ?
Ce soir, il faudra du cœur, des jambes, un peu d’orgueil et surtout ce fameux mental que l’on cherche encore depuis des mois comme un ballon perdu dans les tribunes. Il faudra gagner les duels, ne pas trembler, ne pas se raconter d’histoires. Il faudra être l’OM, le vrai, pas cette version brouillonne qui donne l’impression de demander pardon à chaque prise de risque.
Car la boucle est presque trop belle pour être vraie. Battu au match aller à Rennes, l’OM avait vu un poteau marseillais provoquer un drôle d’effet papillon : derrière, la perte de Rabiot, Rowe, les tensions, les fractures, les regrets. Un simple poteau, et toute une saison qui bascule.
Alors ce soir, face à Rennes, il ne s’agit pas seulement d’un match. C’est peut-être le dernier souffle d’un cycle. Une dernière chance de ne pas finir rhéné, abîmé, vidé, sans Europe et sans excuse.
Allez l’OM. Mais franchement, cette fois, prouvez-le.
Les équipes probables :
OM : Rulli - Pavard, Balerdi, Medina - Weah, Timber, Højbjerg, Emerson - Greenwood, Gouiri, Paixao.
Rennes : Silistrie - Nagida, Aït-Boudlal, Rouault, Merlin - Rongier, Szymanski, Camara - Blas, Al-Tamari, Lepaul.
L’OM reçoit Rennes pour le dernier match de la saison, avec une place européenne à aller chercher, ou plutôt à ne pas laisser filer. Sur le papier, c’est simple : gagner, espérer, regarder les autres, compter les points, sortir la calculette et prier pour que le football soit enfin plus tendre avec nous que cette saison ne l’a été.
Mais voilà, c’est l’OM. Et avec cet OM-là, dès qu’un match devient important, on sent tout de suite monter cette petite odeur de danger. Pas celle du grand soir. Non. Celle du fil qui tremble, du mental qui vacille, de la passe en retrait au mauvais moment, du poteau qui parle plus fort que les hommes. On aimerait dire que cette équipe a rendez-vous avec son destin. Mais depuis janvier, elle semble surtout avoir rendez-vous avec ses propres limites.
En face, Rennes arrive avec ses histoires marseillaises plein les valises : Rongier, Merlin, Brice Samba, Brassier… On ne sait plus si l’on joue le Stade Rennais ou une réunion d’anciens du Vélodrome avec buffet froid et règlement de comptes. Rennes, la Reine du mercato croisé avec l’OM. Rennes, les rênes que Marseille a trop souvent lâchées cette saison. Rennes, comme René Malleville, qui aurait sûrement trouvé les mots justes, entre amour, colère et jurons bien sentis, pour résumer ce que beaucoup pensent tout bas : « Oh les gars, à un moment, faut jouer au ballon ! »
Le plus cruel, c’est que l’OM a encore quelque chose à sauver. Une qualification européenne, même imparfaite, même arrachée, même au rabais, resterait une porte ouverte sur autre chose. Pas un trophée. Pas une réconciliation totale. Mais au moins une issue moins honteuse à une saison qui a souvent ressemblé à une longue glissade sans frein.
Et pourtant, comment ne pas douter ? Comment faire confiance à une équipe qui a trop souvent montré qu’elle pouvait s’éteindre au moment précis où il fallait s’allumer ? Le Vélodrome poussera, comme toujours. Les supporters feront leur part. La question est toujours la même : les joueurs feront-ils enfin la leur ?
Ce soir, il faudra du cœur, des jambes, un peu d’orgueil et surtout ce fameux mental que l’on cherche encore depuis des mois comme un ballon perdu dans les tribunes. Il faudra gagner les duels, ne pas trembler, ne pas se raconter d’histoires. Il faudra être l’OM, le vrai, pas cette version brouillonne qui donne l’impression de demander pardon à chaque prise de risque.
Car la boucle est presque trop belle pour être vraie. Battu au match aller à Rennes, l’OM avait vu un poteau marseillais provoquer un drôle d’effet papillon : derrière, la perte de Rabiot, Rowe, les tensions, les fractures, les regrets. Un simple poteau, et toute une saison qui bascule.
Alors ce soir, face à Rennes, il ne s’agit pas seulement d’un match. C’est peut-être le dernier souffle d’un cycle. Une dernière chance de ne pas finir rhéné, abîmé, vidé, sans Europe et sans excuse.
Allez l’OM. Mais franchement, cette fois, prouvez-le.
Les équipes probables :
OM : Rulli - Pavard, Balerdi, Medina - Weah, Timber, Højbjerg, Emerson - Greenwood, Gouiri, Paixao.
Rennes : Silistrie - Nagida, Aït-Boudlal, Rouault, Merlin - Rongier, Szymanski, Camara - Blas, Al-Tamari, Lepaul.