Hier, 11:09
Les journaux sont étalés sur la table comme des pièces à conviction. Gros titres, photos figées, mots lourds de soupçons. De Zerbi, là et bien là. De la friture sur la ligne. Par ici la sortie ?
Dans un polar, ce serait le moment où l’inspecteur comprend qu’on a décidé de faire tomber un homme avant même d’avoir relu le dossier.
Ce soir, au stade Jean-Bouin, le match Paris FC – OM ressemble moins à une affiche de Ligue 1 qu’à une audience à huis clos. Les faits sont connus, ressassés. Bruges. L’élimination. Le visage fermé de l’entraîneur. La fatigue visible, les critiques qui pleuvent, la rumeur qui s’installe comme une fumée épaisse dans les couloirs. Roberto De Zerbi est sur la sellette, disent-ils. Trop de bruit, trop de tension, trop de feu sous la marmite.
Dans les romans noirs, quand tout accuse un seul homme, c’est rarement aussi simple.
De Zerbi marche seul, manteau fermé, regard droit. Il sait que ce genre de nuit peut briser une carrière ou la redéfinir. Les vestiaires sentent la sueur froide et la détermination. Les joueurs ont lu les mêmes unes. Ils savent que ce match n’est pas qu’un match. C’est une ligne de défense. Une question simple : on coule ensemble ou on se serre les coudes ?
Sur le terrain, Paris FC attend, calme, prêt à profiter du doute adverse. Mais l’OM entre comme une équipe qui refuse de se rendre. Pas de panique, pas de gestes inutiles. Du pressing, des courses solidaires, des triangles propres pour ne jamais laisser un partenaire isolé. Dans l’ombre, le plan se met en place. Simple. Brutal. Efficace.
Chaque récupération est une réponse aux accusations. Chaque appel vers l’avant est une contradiction aux titres. L’OM ne joue pas pour se justifier, il joue pour survivre. Et parfois, dans le football comme dans les polars, la survie forge une vérité plus forte que tous les discours.
Puis vient l’instant. Une action construite, patiente. Une ouverture. Une frappe. Le silence, puis le filet qui tremble. Comme un coup de feu dans la nuit. L’OM mène. Le doute change de camp.
Le reste n’est plus qu’une affaire de nerfs. De solidarité. De refus de plier. De Zerbi vit chaque minute comme un interrogatoire final, mais ses hommes répondent pour lui, ballon au pied.
Au coup de sifflet final, rien n’est réglé définitivement. Les enquêtes continuent toujours à Marseille. Mais ce soir, l’OM s’en sort vivant. Mieux que ça : debout.
Dans ce roman-là, la conclusion est claire. Malgré les critiques, malgré la tempête, l’OM gagne. Et pour une nuit au moins, De Zerbi reste là. Bien là.
Les équipes probables :
La composition probable du Paris FC : Trapp – H. Traoré, Mbow, Kolodziejczak, Otavio, Sangui – M. Lopez, A. Camara – Kebbal, Krasso, M. Simon.
La composition probable de l’OM : Rulli (ou De Lange) – Balerdi, Aguerd, Medina – Weah, Højbjerg, Timber, Paixão – Greenwood, Nwaneri – Gouiri.
Dans un polar, ce serait le moment où l’inspecteur comprend qu’on a décidé de faire tomber un homme avant même d’avoir relu le dossier.
Ce soir, au stade Jean-Bouin, le match Paris FC – OM ressemble moins à une affiche de Ligue 1 qu’à une audience à huis clos. Les faits sont connus, ressassés. Bruges. L’élimination. Le visage fermé de l’entraîneur. La fatigue visible, les critiques qui pleuvent, la rumeur qui s’installe comme une fumée épaisse dans les couloirs. Roberto De Zerbi est sur la sellette, disent-ils. Trop de bruit, trop de tension, trop de feu sous la marmite.
Dans les romans noirs, quand tout accuse un seul homme, c’est rarement aussi simple.
De Zerbi marche seul, manteau fermé, regard droit. Il sait que ce genre de nuit peut briser une carrière ou la redéfinir. Les vestiaires sentent la sueur froide et la détermination. Les joueurs ont lu les mêmes unes. Ils savent que ce match n’est pas qu’un match. C’est une ligne de défense. Une question simple : on coule ensemble ou on se serre les coudes ?
Sur le terrain, Paris FC attend, calme, prêt à profiter du doute adverse. Mais l’OM entre comme une équipe qui refuse de se rendre. Pas de panique, pas de gestes inutiles. Du pressing, des courses solidaires, des triangles propres pour ne jamais laisser un partenaire isolé. Dans l’ombre, le plan se met en place. Simple. Brutal. Efficace.
Chaque récupération est une réponse aux accusations. Chaque appel vers l’avant est une contradiction aux titres. L’OM ne joue pas pour se justifier, il joue pour survivre. Et parfois, dans le football comme dans les polars, la survie forge une vérité plus forte que tous les discours.
Puis vient l’instant. Une action construite, patiente. Une ouverture. Une frappe. Le silence, puis le filet qui tremble. Comme un coup de feu dans la nuit. L’OM mène. Le doute change de camp.
Le reste n’est plus qu’une affaire de nerfs. De solidarité. De refus de plier. De Zerbi vit chaque minute comme un interrogatoire final, mais ses hommes répondent pour lui, ballon au pied.
Au coup de sifflet final, rien n’est réglé définitivement. Les enquêtes continuent toujours à Marseille. Mais ce soir, l’OM s’en sort vivant. Mieux que ça : debout.
Dans ce roman-là, la conclusion est claire. Malgré les critiques, malgré la tempête, l’OM gagne. Et pour une nuit au moins, De Zerbi reste là. Bien là.
Les équipes probables :
La composition probable du Paris FC : Trapp – H. Traoré, Mbow, Kolodziejczak, Otavio, Sangui – M. Lopez, A. Camara – Kebbal, Krasso, M. Simon.
La composition probable de l’OM : Rulli (ou De Lange) – Balerdi, Aguerd, Medina – Weah, Højbjerg, Timber, Paixão – Greenwood, Nwaneri – Gouiri.
.
Greenwood fait des replis défensifs