<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">
	<channel>
		<title><![CDATA[opiOM.net - Tous les forums]]></title>
		<link>https://www.opiom.net/forums/</link>
		<description><![CDATA[opiOM.net - https://www.opiom.net/forums]]></description>
		<pubDate>Wed, 04 Nov 2026 10:10:05 +0000</pubDate>
		<generator>MyBB</generator>
		<item>
			<title><![CDATA[OM - TFC : Chrysanthème ... moi non plus]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-TFC-Chrysanth%C3%A8me-moi-non-plus</link>
			<pubDate>Sun, 01 Nov 2026 08:22:33 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=8321">Le sud</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-TFC-Chrysanth%C3%A8me-moi-non-plus</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Quand Baptistin entra au Bar des Deux Platanes, son pot de chrysanthèmes dans les bras, Félicien écarta son pastis.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Oh ! Tu viens fleurir le comptoir ou enterrer l’OM ?<br />
— Je reviens de Saint-Pierre, tête d’ail. Celui-là, je le rapporte pour le balcon.<br />
— Tu me rassures.<br />
— Pour l’OM, j’attends ce soir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Derrière le comptoir, Rose leva les yeux.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Depuis septembre que tu nous prépares les obsèques… Trois victoires de suite, et tu fais encore une figure de carême.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Au fond du bar, Enzo lâcha son téléphone.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Elle a raison. On est de retour dans le game !<br />
— Dans quoi ? demanda Félicien.<br />
— Le game. Le jeu, quoi.<br />
— Alors dis le jeu. Rose, sers-lui quelque chose, il parle anglais à jeun.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Dehors, le soleil gagnait les tables de la terrasse. On aurait pu s’y installer sans veste, à condition de ne pas rester à l’ombre. Des familles passaient avec leurs fleurs ; Baptistin reconnut un voisin, lui adressa un signe à travers la vitre, puis posa son pot près de la porte.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">En revenant au comptoir, il regarda la chaise près du radiateur.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Son père s’asseyait là. De cette place, il pouvait suivre la partie de cartes, lire les gros titres et surveiller le saucisson sans avoir à se lever.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Le vieux, après nos quatre défaites, il aurait voulu les envoyer tous ramasser les olives.<br />
— Et maintenant ? demanda Rose.<br />
— Maintenant, avec deux recrues en janvier, il nous voyait champions.<br />
— Tu as de qui tenir.<br />
— Pour la connaissance du football ?<br />
— Pour la mesure.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Félicien ouvrit son journal.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Enfin, neuf buts en deux matchs, ça fait plaisir. On avait presque oublié.<br />
— Contre Le Havre, à quatre à zéro, j’étais tranquille, dit Enzo.<br />
— Moi aussi. À mon âge, c’est impardonnable.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il rabattit le journal sur le comptoir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu mènes quatre à zéro et tu finis à quatre à trois, à regarder l’arbitre comme s’il te devait de l’argent ! Ma femme est arrivée : « Qu’est-ce que tu as encore à crier ? » Je lui ai dit : « Rien, ils essaient de m’achever. »<br />
— Tu es toujours là, constata Rose.<br />
— Parce qu’ils ont pas joué dix minutes de plus.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin se pencha sur la composition probable.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— N’empêche, ça commence à ressembler à quelque chose. Højbjerg au milieu, Abdelli plus haut… Ils se trouvent mieux, ça bouge. On sent qu’il y a de quoi faire.<br />
— Tu disais pas ça il y a trois semaines.<br />
— Il y a trois semaines, ils me donnaient pas beaucoup d’occasions.<br />
— Tu serais quand même retourné au stade.<br />
— Bien sûr. Mais j’aurais commencé à râler dans le métro. Là, je peux attendre le coup d’envoi.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Rose sourit. Elle les avait assez entendus réclamer le départ d’un joueur pour connaître la suite : un but le dimanche, et ils lui auraient donné les clés de la ville.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Enzo reprit son téléphone.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Toulouse, par contre, c’est sérieux. Cinq matchs sans perdre, six déplacements sans défaite.<br />
— Tu pouvais pas nous laisser profiter un peu ? soupira Félicien.<br />
— Tu veux être informé ou rassuré ?<br />
— Avant midi, rassuré.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Baptistin lui prit le journal pour lire à son tour. Les Toulousains restaient aussi sur deux rencontres sans encaisser de but. Ceux-là ne viendraient pas se découvrir pour faire plaisir au Vélodrome.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Il faudra être patients, dit-il. Et arrêter les cadeaux derrière.<br />
— Cásseres, au milieu, il en fait pas beaucoup, des cadeaux, ajouta Enzo.<br />
— Eh bé, qu’on fasse pareil ! On peut recevoir correctement les gens sans leur laisser repartir avec le buffet.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Félicien récupéra son journal. Un chiffre venait de lui rendre le sourire.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vingt-quatre matchs de championnat sans perdre contre eux. Ça, quand même !<br />
— Ah, voilà une statistique qui lui plaît, dit Rose.<br />
— Tu peux pas faire comme si ça comptait pas.<br />
— Mon beau-frère avait vingt-quatre ans de conduite sans accident. Il a quand même reculé dans la vitrine de sa banque.<br />
— Quel rapport ?<br />
— Lui aussi, il était confiant.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Enzo éclata de rire. Félicien tourna la page avec application.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Avec une quatrième victoire, on pourrait se rapprocher…<br />
— Gagnons déjà celle-là, pitchoun.<br />
— Mais vous en profitez quand ? Quand ça perd, vous voulez plus en entendre parler. Quand ça gagne, vous avez peur du prochain match.<br />
— J’en profite quand ça rentre, répondit Félicien.<br />
— Et après ?<br />
— Après, je regarde combien il reste à jouer.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Baptistin dut reposer son verre.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Ils riaient encore quand Rose vint débarrasser les soucoupes. Puis la conversation ralentit. Baptistin avait de nouveau les yeux sur la chaise près du radiateur.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Ce matin, je lui ai raconté les trois victoires, au vieux.<br />
— Tu as bien fait.<br />
— Je lui ai parlé d’Abdelli, aussi. Après, je me suis trouvé un peu fada, devant sa pierre, à lui expliquer notre milieu de terrain.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Rose haussa doucement les épaules.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vous parliez de quoi, tous les deux, quand il était là ?<br />
— De ça, justement.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Il passa une main sur le bord du comptoir.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Enfin, il m’aurait pas laissé finir. Il aurait voulu savoir comment on avait pu en prendre trois contre Le Havre.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Félicien eut un sourire. Cette fois, il ne trouva rien à ajouter. Enzo avait rangé son téléphone.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin regarda l’heure. On l’attendait pour déjeuner ; il retrouverait les autres en fin d’après-midi pour partir au stade. Il enfila sa veste et chercha son écharpe, que Rose lui tendit par-dessus le comptoir.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Tiens, grand supporter. Sur le tabouret, comme dimanche dernier.<br />
— Je savais où elle était.<br />
— Évidemment.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Près de la porte, Enzo lui demanda :</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Franchement, tu la sens comment, cette saison ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin prit le temps de nouer son écharpe.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Mieux qu’il y a quinze jours.<br />
— C’est tout ?<br />
— C’est déjà pas mal. On recommence à jouer, à marquer, à attendre le dimanche avec un peu d’envie. Maintenant, qu’ils nous fassent durer ça.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Derrière eux, Félicien marmonnait encore quelque chose sur les buts qu’on n’avait pas le droit d’encaisser.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Baptistin désigna son ami d’un mouvement du menton.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Tu l’entends ? Ce soir, il va nous faire tout le trajet comme ça. Et devant le stade, il chantera le premier.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il récupéra ses chrysanthèmes, souleva le pot pour saluer Rose.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Allez, zou. À tout à l’heure.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Ce soir, au Vélodrome, on se serrerait peut-être dans les bras après un but. Baptistin aurait une pensée pour son père, puis il reprendrait le chant avec les autres.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">La saison pouvait encore être belle. En ce jour de Toussaint, il avait envie d’y croire.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Allez l’OM !!!!</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Les équipes probables  :</span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">OM : </span>D</span></span><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">e Lange - Weah (cap.), Egan-Riley, Aguerd, Emerson - Nnadi, Højbjerg - Harit, Abdelli, Paixão - Gouiri</span></span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="color: #f4f4f4;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Helvetica, Arial, sans-serif;" class="mycode_font"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">TFC :</span></span> </span></span><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">Restes - Sigur, McKenzie, Nicolaisen (cap.), Tapé - Dønnum, Vossah, Casseres, T. Jørgensen - Russel-Rowe, Tengstedt.<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"> </span></span></span></span></span></span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Quand Baptistin entra au Bar des Deux Platanes, son pot de chrysanthèmes dans les bras, Félicien écarta son pastis.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Oh ! Tu viens fleurir le comptoir ou enterrer l’OM ?<br />
— Je reviens de Saint-Pierre, tête d’ail. Celui-là, je le rapporte pour le balcon.<br />
— Tu me rassures.<br />
— Pour l’OM, j’attends ce soir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Derrière le comptoir, Rose leva les yeux.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Depuis septembre que tu nous prépares les obsèques… Trois victoires de suite, et tu fais encore une figure de carême.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Au fond du bar, Enzo lâcha son téléphone.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Elle a raison. On est de retour dans le game !<br />
— Dans quoi ? demanda Félicien.<br />
— Le game. Le jeu, quoi.<br />
— Alors dis le jeu. Rose, sers-lui quelque chose, il parle anglais à jeun.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Dehors, le soleil gagnait les tables de la terrasse. On aurait pu s’y installer sans veste, à condition de ne pas rester à l’ombre. Des familles passaient avec leurs fleurs ; Baptistin reconnut un voisin, lui adressa un signe à travers la vitre, puis posa son pot près de la porte.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">En revenant au comptoir, il regarda la chaise près du radiateur.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Son père s’asseyait là. De cette place, il pouvait suivre la partie de cartes, lire les gros titres et surveiller le saucisson sans avoir à se lever.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Le vieux, après nos quatre défaites, il aurait voulu les envoyer tous ramasser les olives.<br />
— Et maintenant ? demanda Rose.<br />
— Maintenant, avec deux recrues en janvier, il nous voyait champions.<br />
— Tu as de qui tenir.<br />
— Pour la connaissance du football ?<br />
— Pour la mesure.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Félicien ouvrit son journal.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Enfin, neuf buts en deux matchs, ça fait plaisir. On avait presque oublié.<br />
— Contre Le Havre, à quatre à zéro, j’étais tranquille, dit Enzo.<br />
— Moi aussi. À mon âge, c’est impardonnable.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il rabattit le journal sur le comptoir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu mènes quatre à zéro et tu finis à quatre à trois, à regarder l’arbitre comme s’il te devait de l’argent ! Ma femme est arrivée : « Qu’est-ce que tu as encore à crier ? » Je lui ai dit : « Rien, ils essaient de m’achever. »<br />
— Tu es toujours là, constata Rose.<br />
— Parce qu’ils ont pas joué dix minutes de plus.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin se pencha sur la composition probable.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— N’empêche, ça commence à ressembler à quelque chose. Højbjerg au milieu, Abdelli plus haut… Ils se trouvent mieux, ça bouge. On sent qu’il y a de quoi faire.<br />
— Tu disais pas ça il y a trois semaines.<br />
— Il y a trois semaines, ils me donnaient pas beaucoup d’occasions.<br />
— Tu serais quand même retourné au stade.<br />
— Bien sûr. Mais j’aurais commencé à râler dans le métro. Là, je peux attendre le coup d’envoi.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Rose sourit. Elle les avait assez entendus réclamer le départ d’un joueur pour connaître la suite : un but le dimanche, et ils lui auraient donné les clés de la ville.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Enzo reprit son téléphone.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Toulouse, par contre, c’est sérieux. Cinq matchs sans perdre, six déplacements sans défaite.<br />
— Tu pouvais pas nous laisser profiter un peu ? soupira Félicien.<br />
— Tu veux être informé ou rassuré ?<br />
— Avant midi, rassuré.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Baptistin lui prit le journal pour lire à son tour. Les Toulousains restaient aussi sur deux rencontres sans encaisser de but. Ceux-là ne viendraient pas se découvrir pour faire plaisir au Vélodrome.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Il faudra être patients, dit-il. Et arrêter les cadeaux derrière.<br />
— Cásseres, au milieu, il en fait pas beaucoup, des cadeaux, ajouta Enzo.<br />
— Eh bé, qu’on fasse pareil ! On peut recevoir correctement les gens sans leur laisser repartir avec le buffet.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Félicien récupéra son journal. Un chiffre venait de lui rendre le sourire.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vingt-quatre matchs de championnat sans perdre contre eux. Ça, quand même !<br />
— Ah, voilà une statistique qui lui plaît, dit Rose.<br />
— Tu peux pas faire comme si ça comptait pas.<br />
— Mon beau-frère avait vingt-quatre ans de conduite sans accident. Il a quand même reculé dans la vitrine de sa banque.<br />
— Quel rapport ?<br />
— Lui aussi, il était confiant.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Enzo éclata de rire. Félicien tourna la page avec application.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Avec une quatrième victoire, on pourrait se rapprocher…<br />
— Gagnons déjà celle-là, pitchoun.<br />
— Mais vous en profitez quand ? Quand ça perd, vous voulez plus en entendre parler. Quand ça gagne, vous avez peur du prochain match.<br />
— J’en profite quand ça rentre, répondit Félicien.<br />
— Et après ?<br />
— Après, je regarde combien il reste à jouer.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Baptistin dut reposer son verre.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Ils riaient encore quand Rose vint débarrasser les soucoupes. Puis la conversation ralentit. Baptistin avait de nouveau les yeux sur la chaise près du radiateur.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Ce matin, je lui ai raconté les trois victoires, au vieux.<br />
— Tu as bien fait.<br />
— Je lui ai parlé d’Abdelli, aussi. Après, je me suis trouvé un peu fada, devant sa pierre, à lui expliquer notre milieu de terrain.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Rose haussa doucement les épaules.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vous parliez de quoi, tous les deux, quand il était là ?<br />
— De ça, justement.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Il passa une main sur le bord du comptoir.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Enfin, il m’aurait pas laissé finir. Il aurait voulu savoir comment on avait pu en prendre trois contre Le Havre.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Félicien eut un sourire. Cette fois, il ne trouva rien à ajouter. Enzo avait rangé son téléphone.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin regarda l’heure. On l’attendait pour déjeuner ; il retrouverait les autres en fin d’après-midi pour partir au stade. Il enfila sa veste et chercha son écharpe, que Rose lui tendit par-dessus le comptoir.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Tiens, grand supporter. Sur le tabouret, comme dimanche dernier.<br />
— Je savais où elle était.<br />
— Évidemment.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Près de la porte, Enzo lui demanda :</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Franchement, tu la sens comment, cette saison ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin prit le temps de nouer son écharpe.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Mieux qu’il y a quinze jours.<br />
— C’est tout ?<br />
— C’est déjà pas mal. On recommence à jouer, à marquer, à attendre le dimanche avec un peu d’envie. Maintenant, qu’ils nous fassent durer ça.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Derrière eux, Félicien marmonnait encore quelque chose sur les buts qu’on n’avait pas le droit d’encaisser.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Baptistin désigna son ami d’un mouvement du menton.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
— Tu l’entends ? Ce soir, il va nous faire tout le trajet comme ça. Et devant le stade, il chantera le premier.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il récupéra ses chrysanthèmes, souleva le pot pour saluer Rose.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Allez, zou. À tout à l’heure.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Ce soir, au Vélodrome, on se serrerait peut-être dans les bras après un but. Baptistin aurait une pensée pour son père, puis il reprendrait le chant avec les autres.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">La saison pouvait encore être belle. En ce jour de Toussaint, il avait envie d’y croire.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Allez l’OM !!!!</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Les équipes probables  :</span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">OM : </span>D</span></span><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">e Lange - Weah (cap.), Egan-Riley, Aguerd, Emerson - Nnadi, Højbjerg - Harit, Abdelli, Paixão - Gouiri</span></span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="color: #f4f4f4;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Helvetica, Arial, sans-serif;" class="mycode_font"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">TFC :</span></span> </span></span><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">Restes - Sigur, McKenzie, Nicolaisen (cap.), Tapé - Dønnum, Vossah, Casseres, T. Jørgensen - Russel-Rowe, Tengstedt.<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"> </span></span></span></span></span></span></span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[OM - HAC : la Gloire de mon club et le Seum de mon père]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-HAC-la-Gloire-de-mon-club-et-le-Seum-de-mon-p%C3%A8re</link>
			<pubDate>Sun, 25 Oct 2026 08:04:46 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=8321">Le sud</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-HAC-la-Gloire-de-mon-club-et-le-Seum-de-mon-p%C3%A8re</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Au Bar du O Fadoli, près du Vieux-Port, on avait changé d’heure, mais pas d’inquiétude.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine disposait les olives. Baptistin examinait son pastis avec la gravité d’un pharmacien. Toine dépliait son journal, opération qui nécessitait désormais une table pour les nouvelles et une autre pour ses lunettes.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">En face, Lila et son cousin Sami, vingt-cinq ans chacun et trois entraîneurs d’avance sur la direction de l’OM, consultaient leurs téléphones.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Bon, annonça Sami, aujourd’hui, faut une masterclass.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin leva les yeux.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Une quoi ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Une masterclass. Un gros match, quoi.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Alors demande un gros match. Honorine, le petit veut ouvrir une école.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Qu’il commence par régler ses consommations, répondit la patronne. Topaze aussi faisait crédit à l’intelligence humaine. On a vu comment ça finit.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Toine tapota le journal.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Moi, je veux simplement qu’on arrête les cagades.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Voilà, traduisit Lila, zéro fail.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Zéro quoi ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Zéro cagade, papé. Mais avec le Wi-Fi.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin hocha la tête. Pour une fois, le progrès lui paraissait raisonnable.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Après Angers, j’étais tarpin confiant, reprit Sami. Cinq buts ! Je voyais le retour du prime.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Du primeur ? demanda Toine. On recrute au marché, maintenant ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Le meilleur niveau !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ah. Le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Regain</span>, dit Honorine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Voilà !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Sauf qu’à Graz, intervint Baptistin, ils ont oublié de semer.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le silence qui suivit avait quelque chose d’agricole.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Jeudi, j’avais le seum, souffla Lila.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ça se soigne ? demanda Toine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— C’est quand t’es dégoûté.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Alors moi, ça fait soixante ans que je l’ai. Seulement, à mon époque, c’était pas remboursé et ça s’appelait marronner.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vous voyez bien qu’on se comprend.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— On se comprend, oui. Mais vous mettez des noms nouveaux sur des souffrances qui sont à nous depuis longtemps.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine posa la carafe.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Laissez-leur au moins les mots, aux jeunes. Nous, on leur a déjà laissé les abonnements.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sur l’écran, un journaliste évoquait la nécessité de retrouver de l’intensité.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sami approuva :</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Faut les presser haut.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin ramena machinalement son verre contre lui.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu presses qui tu veux, mais tu touches pas au citron d’Honorine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Le pressing, papé ! Récupérer le ballon près de leur but !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Je sais ce que c’est, le pressing. Seulement, jeudi, on leur a porté le linge et on est repartis avec la facture.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Toine avait atteint la page du classement.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Le Havre, dernier. Deux points. Pas une victoire.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Sur le papier, c’est cadeau, lâcha Sami.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine cessa d’essuyer son comptoir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Méfi, mon beau. Les cadeaux, ici, c’est souvent nous qui les emballons.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Onze victoires de suite contre eux en championnat, insista le jeune homme.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Et alors ? fit Baptistin. Une série, c’est comme une tournée : celui qui arrive à la fin peut très bien te la faire payer.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il désigna l’écran du menton.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Les derniers, faut les respecter. Ils ont déjà assez de monde qui leur explique qu’ils sont mauvais. Si tu les regardes de haut, tu leur donnes une raison de courir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sami rangea son téléphone.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Là, papé, t’as parlé comme un coach.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Non. Comme un homme qui a déjà perdu aux boules contre un aveugle.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Il était vraiment aveugle ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Il avait oublié ses lunettes. Ne commence pas à esquicher mon histoire.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Lila, elle, regardait une image de Gouiri.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Faudrait qu’il retrouve son aura.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Toine se tourna vers Honorine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Rajoute-lui de l’eau.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Son <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">aura</span>, papé ! Ce qu’il dégage !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Pour le moment, intervint Baptistin, c’est surtout les défenseurs d’en face qui dégagent.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vous êtes durs.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— On l’attend, ce garçon. Un avant-centre, c’est comme le boulanger : on peut comprendre qu’il ait des soucis, mais tout le village attend quand même le pain.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tant que sa femme revient pas avec un défenseur central, murmura Honorine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin lui adressa un regard réprobateur.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu mélanges les œuvres.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Toi, tu mélanges les compositions depuis 1987. Chacun son métier.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sami sourit.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— S’il met un triplé, vous allez tous dire que c’est le GOAT.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Le quoi, encore ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— En anglais. Le plus grand de tous les temps.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Et ça se dit comment ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Comme « chèvre ».</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin posa lentement son verre.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Attends. Chez vous, quand un joueur est exceptionnel, vous l’appelez une chèvre ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Voilà.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Et quand il est mauvais ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Une chèvre aussi, parfois.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le vieux contempla longuement le plafond.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Honorine, ferme. On n’a plus les moyens intellectuels de suivre la clientèle.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Lila riait.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— C’est le contexte qui change !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Avec vos histoires, même Manon ne saurait plus quel troupeau garder.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Toine revint au journal.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Les Havrais, leurs cinq buts, ils les ont tous mis après l’heure de jeu.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Donc faudra pas AFK à la soixantième, commenta Sami.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Cette fois, Baptistin ne demanda rien. Il regarda Honorine avec la lassitude d’un homme dont la radio ne capte plus que l’étranger.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ça veut dire ne pas disparaître du match, expliqua Lila.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ah ! Ne pas faire Marius.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Comment ça ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ne pas regarder les bateaux pendant que les autres t’attendent.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Voilà. Exactement.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Eh ben tu vois ! On avait déjà le mot. Il avait même une casquette.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine ramassa trois noyaux.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Et qu’ils ne nous laissent pas Fanny non plus. À la pétanque, ça suffit bien.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sami consulta les statistiques.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Faudrait surtout un clean sheet.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Un drap propre ? s’étonna Toine. Après le pressing, vous ouvrez une pension ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ne pas prendre de but !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Alors dis-le ! Dans ce bar, on aura fait la blanchisserie, l’école et l’élevage avant même le coup d’envoi !</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Lila montra une vidéo sur son téléphone.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Regardez Weah contre Angers. Deux passes décisives. Lui, il peut mettre le feu.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Qu’il mette déjà le ballon où il faut, répondit Honorine. Pour le feu, j’ai pas renouvelé l’assurance.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin rapprocha sa chaise.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vé. Ça, c’est bien joué. Il lève la tête. Il donne. Il continue sa course. C’est pas compliqué, le ballon, quand on le regarde avant de le recevoir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu devrais faire des vidéos tactiques, papé.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Pour quoi faire ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu percerais.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Je suis retraité de la plomberie. J’ai assez percé.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu deviendrais connu !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Dans tout le quartier, on me doit de l’argent. Je suis suffisamment connu.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Toine replia enfin son journal.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Génésio dit qu’on a les points qu’on mérite.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Pour une fois, approuva Honorine, quelqu’un ne cherche pas la source derrière la colline.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— À force de la chercher, cette source, grogna Baptistin, on va finir comme Jean de Florette. Beaucoup de travail, plus d’eau dans la citerne et le voisin qui compte les points.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il regarda son verre.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Enfin, ici, pour l’eau, on s’organise.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">La télévision annonça l’approche du match. Dans le bar, les discussions baissèrent d’un ton. Même les olives semblaient attendre la composition.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Bon, dit Sami, aujourd’hui on veut des guerriers.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Des joueurs d’abord, répondit Toine. Les guerriers qui ne savent pas faire une passe, ça encombre les batailles.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— De l’envie, alors.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Oui.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Du mouvement.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Aussi.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Qu’ils arrêtent de nous ghoster au Vélodrome.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin se pencha vers Lila.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Celui-là, je l’ai compris. Ça veut dire qu’ils nous laissent seuls.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Elle acquiesça.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le vieux regarda un instant l’écharpe au-dessus du comptoir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Eh ben voilà. C’est ça qu’on leur demande. Qu’ils soient avec nous pendant tout le match.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine remit du son.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vous entendez ? Depuis une heure, vous vous disputez pour savoir comment dire la même chose.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Pas tout à fait, protesta Toine. Eux, ils veulent une masterclass. Moi, trois points, ça me suffit. Je suis moins diplômé.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin se leva pour rapprocher sa chaise de l’écran.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Allez. Et pas de ballon quillé dans les nuages au premier corner !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sami éclata de rire.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Papé, chez nous, « quillé », ça veut aussi dire que t’as trop bu.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le vieux considéra son pastis, puis la carafe, puis son petit-fils.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Et après, vous vous étonnez qu’on ait du mal à transmettre le patrimoine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Lila lui posa une main sur l’épaule.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— T’inquiète, gâté. On reprend le flambeau.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Doucement avec le flambeau ! cria Honorine. Je viens de vous parler de l’assurance !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le bar partit d’un seul rire.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il y avait là des anciens qui avaient connu la gloire de leur père et des jeunes qui aimeraient bien pouvoir raconter la leur. Des gens qui disaient « escagassé », d’autres « au bout de ma vie ». Certains avaient le seum, les autres marronnaient. Aucun n’avait trouvé comment aimer l’OM à moitié.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">À 17 h 15, ils se tourneraient tous vers le même écran.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Alors, ton prono ? demanda Sami.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin prit son temps.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Deux à zéro.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— T’es confiant ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Non. Je suis marseillais. La différence, c’est que je donne le score avant d’avoir les garanties.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine leva son verre.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Allez, les petits. Faites-nous plaisir. Pour les commentaires, on a ce qu’il faut.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Allez l’OM. Et aujourd’hui, que les trois points restent à la maison : les dictionnaires, on les ouvrira après.</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Les équipes probables : </span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">OM : </span></span><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">de Lange - Weah (cap.), Egan-Riley, Aguerd, Emerson - Højbjerg, Nnadi - Harit, Abdelli, Paixão - Gouiri </span></span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color">HAC : </span>Gallon - Ouziad, Seko, Touba, E. Koffi - Mizuta, R. Ndiaye (cap.), Ebonog, Richardson - S. Nakamura, Samatta.  </span></span></span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Au Bar du O Fadoli, près du Vieux-Port, on avait changé d’heure, mais pas d’inquiétude.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine disposait les olives. Baptistin examinait son pastis avec la gravité d’un pharmacien. Toine dépliait son journal, opération qui nécessitait désormais une table pour les nouvelles et une autre pour ses lunettes.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">En face, Lila et son cousin Sami, vingt-cinq ans chacun et trois entraîneurs d’avance sur la direction de l’OM, consultaient leurs téléphones.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Bon, annonça Sami, aujourd’hui, faut une masterclass.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin leva les yeux.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Une quoi ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Une masterclass. Un gros match, quoi.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Alors demande un gros match. Honorine, le petit veut ouvrir une école.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Qu’il commence par régler ses consommations, répondit la patronne. Topaze aussi faisait crédit à l’intelligence humaine. On a vu comment ça finit.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Toine tapota le journal.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Moi, je veux simplement qu’on arrête les cagades.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Voilà, traduisit Lila, zéro fail.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Zéro quoi ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Zéro cagade, papé. Mais avec le Wi-Fi.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin hocha la tête. Pour une fois, le progrès lui paraissait raisonnable.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Après Angers, j’étais tarpin confiant, reprit Sami. Cinq buts ! Je voyais le retour du prime.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Du primeur ? demanda Toine. On recrute au marché, maintenant ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Le meilleur niveau !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ah. Le <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Regain</span>, dit Honorine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Voilà !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Sauf qu’à Graz, intervint Baptistin, ils ont oublié de semer.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le silence qui suivit avait quelque chose d’agricole.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Jeudi, j’avais le seum, souffla Lila.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ça se soigne ? demanda Toine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— C’est quand t’es dégoûté.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Alors moi, ça fait soixante ans que je l’ai. Seulement, à mon époque, c’était pas remboursé et ça s’appelait marronner.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vous voyez bien qu’on se comprend.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— On se comprend, oui. Mais vous mettez des noms nouveaux sur des souffrances qui sont à nous depuis longtemps.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine posa la carafe.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Laissez-leur au moins les mots, aux jeunes. Nous, on leur a déjà laissé les abonnements.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sur l’écran, un journaliste évoquait la nécessité de retrouver de l’intensité.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sami approuva :</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Faut les presser haut.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin ramena machinalement son verre contre lui.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu presses qui tu veux, mais tu touches pas au citron d’Honorine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Le pressing, papé ! Récupérer le ballon près de leur but !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Je sais ce que c’est, le pressing. Seulement, jeudi, on leur a porté le linge et on est repartis avec la facture.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Toine avait atteint la page du classement.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Le Havre, dernier. Deux points. Pas une victoire.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Sur le papier, c’est cadeau, lâcha Sami.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine cessa d’essuyer son comptoir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Méfi, mon beau. Les cadeaux, ici, c’est souvent nous qui les emballons.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Onze victoires de suite contre eux en championnat, insista le jeune homme.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Et alors ? fit Baptistin. Une série, c’est comme une tournée : celui qui arrive à la fin peut très bien te la faire payer.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il désigna l’écran du menton.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Les derniers, faut les respecter. Ils ont déjà assez de monde qui leur explique qu’ils sont mauvais. Si tu les regardes de haut, tu leur donnes une raison de courir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sami rangea son téléphone.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Là, papé, t’as parlé comme un coach.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Non. Comme un homme qui a déjà perdu aux boules contre un aveugle.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Il était vraiment aveugle ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Il avait oublié ses lunettes. Ne commence pas à esquicher mon histoire.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Lila, elle, regardait une image de Gouiri.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Faudrait qu’il retrouve son aura.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Toine se tourna vers Honorine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Rajoute-lui de l’eau.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Son <span style="font-style: italic;" class="mycode_i">aura</span>, papé ! Ce qu’il dégage !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Pour le moment, intervint Baptistin, c’est surtout les défenseurs d’en face qui dégagent.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vous êtes durs.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— On l’attend, ce garçon. Un avant-centre, c’est comme le boulanger : on peut comprendre qu’il ait des soucis, mais tout le village attend quand même le pain.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tant que sa femme revient pas avec un défenseur central, murmura Honorine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin lui adressa un regard réprobateur.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu mélanges les œuvres.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Toi, tu mélanges les compositions depuis 1987. Chacun son métier.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sami sourit.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— S’il met un triplé, vous allez tous dire que c’est le GOAT.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Le quoi, encore ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— En anglais. Le plus grand de tous les temps.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Et ça se dit comment ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Comme « chèvre ».</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin posa lentement son verre.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Attends. Chez vous, quand un joueur est exceptionnel, vous l’appelez une chèvre ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Voilà.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Et quand il est mauvais ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Une chèvre aussi, parfois.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le vieux contempla longuement le plafond.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Honorine, ferme. On n’a plus les moyens intellectuels de suivre la clientèle.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Lila riait.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— C’est le contexte qui change !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Avec vos histoires, même Manon ne saurait plus quel troupeau garder.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Toine revint au journal.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Les Havrais, leurs cinq buts, ils les ont tous mis après l’heure de jeu.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Donc faudra pas AFK à la soixantième, commenta Sami.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Cette fois, Baptistin ne demanda rien. Il regarda Honorine avec la lassitude d’un homme dont la radio ne capte plus que l’étranger.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ça veut dire ne pas disparaître du match, expliqua Lila.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ah ! Ne pas faire Marius.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Comment ça ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ne pas regarder les bateaux pendant que les autres t’attendent.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Voilà. Exactement.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Eh ben tu vois ! On avait déjà le mot. Il avait même une casquette.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine ramassa trois noyaux.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Et qu’ils ne nous laissent pas Fanny non plus. À la pétanque, ça suffit bien.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sami consulta les statistiques.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Faudrait surtout un clean sheet.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Un drap propre ? s’étonna Toine. Après le pressing, vous ouvrez une pension ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Ne pas prendre de but !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Alors dis-le ! Dans ce bar, on aura fait la blanchisserie, l’école et l’élevage avant même le coup d’envoi !</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Lila montra une vidéo sur son téléphone.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Regardez Weah contre Angers. Deux passes décisives. Lui, il peut mettre le feu.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Qu’il mette déjà le ballon où il faut, répondit Honorine. Pour le feu, j’ai pas renouvelé l’assurance.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin rapprocha sa chaise.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vé. Ça, c’est bien joué. Il lève la tête. Il donne. Il continue sa course. C’est pas compliqué, le ballon, quand on le regarde avant de le recevoir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu devrais faire des vidéos tactiques, papé.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Pour quoi faire ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu percerais.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Je suis retraité de la plomberie. J’ai assez percé.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Tu deviendrais connu !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Dans tout le quartier, on me doit de l’argent. Je suis suffisamment connu.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Toine replia enfin son journal.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Génésio dit qu’on a les points qu’on mérite.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Pour une fois, approuva Honorine, quelqu’un ne cherche pas la source derrière la colline.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— À force de la chercher, cette source, grogna Baptistin, on va finir comme Jean de Florette. Beaucoup de travail, plus d’eau dans la citerne et le voisin qui compte les points.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il regarda son verre.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Enfin, ici, pour l’eau, on s’organise.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">La télévision annonça l’approche du match. Dans le bar, les discussions baissèrent d’un ton. Même les olives semblaient attendre la composition.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Bon, dit Sami, aujourd’hui on veut des guerriers.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Des joueurs d’abord, répondit Toine. Les guerriers qui ne savent pas faire une passe, ça encombre les batailles.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— De l’envie, alors.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Oui.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Du mouvement.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Aussi.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Qu’ils arrêtent de nous ghoster au Vélodrome.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin se pencha vers Lila.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Celui-là, je l’ai compris. Ça veut dire qu’ils nous laissent seuls.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Elle acquiesça.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le vieux regarda un instant l’écharpe au-dessus du comptoir.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Eh ben voilà. C’est ça qu’on leur demande. Qu’ils soient avec nous pendant tout le match.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine remit du son.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Vous entendez ? Depuis une heure, vous vous disputez pour savoir comment dire la même chose.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Pas tout à fait, protesta Toine. Eux, ils veulent une masterclass. Moi, trois points, ça me suffit. Je suis moins diplômé.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin se leva pour rapprocher sa chaise de l’écran.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Allez. Et pas de ballon quillé dans les nuages au premier corner !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sami éclata de rire.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Papé, chez nous, « quillé », ça veut aussi dire que t’as trop bu.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le vieux considéra son pastis, puis la carafe, puis son petit-fils.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Et après, vous vous étonnez qu’on ait du mal à transmettre le patrimoine.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Lila lui posa une main sur l’épaule.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— T’inquiète, gâté. On reprend le flambeau.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Doucement avec le flambeau ! cria Honorine. Je viens de vous parler de l’assurance !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le bar partit d’un seul rire.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il y avait là des anciens qui avaient connu la gloire de leur père et des jeunes qui aimeraient bien pouvoir raconter la leur. Des gens qui disaient « escagassé », d’autres « au bout de ma vie ». Certains avaient le seum, les autres marronnaient. Aucun n’avait trouvé comment aimer l’OM à moitié.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">À 17 h 15, ils se tourneraient tous vers le même écran.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Alors, ton prono ? demanda Sami.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Baptistin prit son temps.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Deux à zéro.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— T’es confiant ?</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Non. Je suis marseillais. La différence, c’est que je donne le score avant d’avoir les garanties.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Honorine leva son verre.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">— Allez, les petits. Faites-nous plaisir. Pour les commentaires, on a ce qu’il faut.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Allez l’OM. Et aujourd’hui, que les trois points restent à la maison : les dictionnaires, on les ouvrira après.</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Les équipes probables : </span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">OM : </span></span><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">de Lange - Weah (cap.), Egan-Riley, Aguerd, Emerson - Højbjerg, Nnadi - Harit, Abdelli, Paixão - Gouiri </span></span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color">HAC : </span>Gallon - Ouziad, Seko, Touba, E. Koffi - Mizuta, R. Ndiaye (cap.), Ebonog, Richardson - S. Nakamura, Samatta.  </span></span></span></span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Arkema premiere ligue : OM les marseillaises]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-Arkema-premiere-ligue-OM-les-marseillaises</link>
			<pubDate>Sat, 24 Oct 2026 19:36:35 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=8321">Le sud</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-Arkema-premiere-ligue-OM-les-marseillaises</guid>
			<description><![CDATA[Je voulais mettre en avant nos marseillaises qui étaient invaincu avant son match contre l'ogre lyonnaise <br />
Pas un mauvais début mais L'expérience lyonnaise reste réaliste. 3-0 au bout de 30 minutes. <br />
Cette année pourrait quand même être celle des marseillaises]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Je voulais mettre en avant nos marseillaises qui étaient invaincu avant son match contre l'ogre lyonnaise <br />
Pas un mauvais début mais L'expérience lyonnaise reste réaliste. 3-0 au bout de 30 minutes. <br />
Cette année pourrait quand même être celle des marseillaises]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[EL Sturm Graz - OM : Du terreau jusques aux héros]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-EL-Sturm-Graz-OM-Du-terreau-jusques-aux-h%C3%A9ros</link>
			<pubDate>Thu, 22 Oct 2026 07:19:26 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=8321">Le sud</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-EL-Sturm-Graz-OM-Du-terreau-jusques-aux-h%C3%A9ros</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Oyez, peuple du Vieux-Port, cette histoire de graines,<br />
De crampons, de jeunes plants, de fort vieilles rengaines !<br />
Maître Pep Genesio cultivait son jardin,<br />
Quand l’Europe, par deux fois, lui marcha sur le thym.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Les grands chênes du domaine en perdaient leur superbe ;<br />
On cherchait des champions jusque dessous les gerbes.<br />
Au comptoir, un corbeau réclamait des renforts :<br />
« Faut acheter trois aigles ! Et vendre les bois morts ! »</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Mais Pep, rusé goupil, connaissait la culture :<br />
Il savait qu’un talent demande autre chose qu’une clôture.<br />
« Pourquoi courir si loin quérir quelque géant,<br />
Quand nostre pépinière en cache tout autant ? »</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Il ouvrit donc la grille aux pousses du domaine,<br />
Qu’on gardait bien au chaud pour la saison prochaine.<br />
« Sortez, petits ! Céans, nul besoin de moustache :<br />
Le ballon ne sait point quel âge a qui le lâche ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Kamissoko surgit, jeune pousse vaillante,<br />
Qui rendit à l’entrejeu sa vigueur défaillante.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Bezahaf vint aussi sans réclamer de trône :<br />
Ils avaient faim de jeu, ces enfants de la zone !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Un vieux chêne grogna : « Mais ils sont de la veille ! »<br />
Pep lui dit : « Monseigneur, voilà qui m’émerveille :<br />
Ils courent sans compter, ne marchandent l’effort,<br />
Et n’ont point de lumbago lorsqu’il faut presser fort ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Lors, deux succès fleurirent au bout de la semaine ;<br />
À Angers, cinq ballons firent danser la plaine.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Le corbeau du comptoir, soudain fort satisfait,<br />
Cria : « Je l’avais dit ! Ce Pep est bien parfait ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">« Tout beau ! fit le goupil, rengainez les couronnes :<br />
Deux soleils ne font point les vendanges d’automne.<br />
En Europe, nostre bourse est encore sans écu ;<br />
Nul banquet ne se paie avec des “on a cru” ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Or, dans les bois de Graz, un sanglier d’Autriche<br />
Attendait les visiteurs, le groin près de la friche.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
« Venez donc, mes tendrons, admirer mon terrain :<br />
Je laboure les mollets du soir jusqu’au matin ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Pep assembla ses gens : « Prenez garde à la bête !<br />
Elle charge dès qu’un sot lui présente une miette.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Si nous perdons le cuir en voulant trop broder,<br />
Nous verrons son derrière avant d’avoir plaidé ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Puis Højbjerg reparut près des autres vieux chênes ;<br />
Son retour promettait de soulager leurs peines.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
« Les anciens, dit maître Pep, guideront les gamins ;<br />
Les petits donneront du printemps aux anciens. »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Valero, tout surpris, reçut droit de voyage,<br />
Pour avoir bien œuvré dans son humble jardinage.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
« Mais sire, faut-il être un prodige accompli ? »<br />
« Nenni ! Du cœur, du soin ; les pieds feront le tri ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Au forum, cependant, chacun faisait sa messe :<br />
L’un voulait onze minots, l’autre criait détresse.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Pep sourit : « Vos conseils rempliraient trois châteaux ;<br />
Mais pour tenir le score, il me faut des costauds ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, point de victoire annoncée à la ronde :<br />
Le sanglier de Graz sait bousculer son monde.<br />
Mais qu’on porte au combat nostre écusson sacré,<br />
Sans attendre un troisième revers pour s’éveiller !</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Moralité</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Qui veut de beaux talents doit entrouvrir sa porte ;<br />
La graine sous verrou donne récolte morte.<br />
Mais pour vaincre à Graz, retenez la leçon :<br />
Faut sortir les minots… et rentrer les occasions !</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Les  équipes probables : </span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">Sturm Graz :</span></span></span><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font"> Helac - Malic, Quarshie, Petrovic, Balbo - Heil, Gorenc Stankovic (Cap.), Weinhandl, Matoshi - Seidl, O. Diakité. </span></span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color">OM :</span></span> de Lange - Weah (Cap.), B. Meïté, Aguerd, U. Garcia - Nnadi, Abdelli - K. Abdallah, Ang. Gomes, Paixão - Gouiri.</span></span></span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Oyez, peuple du Vieux-Port, cette histoire de graines,<br />
De crampons, de jeunes plants, de fort vieilles rengaines !<br />
Maître Pep Genesio cultivait son jardin,<br />
Quand l’Europe, par deux fois, lui marcha sur le thym.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Les grands chênes du domaine en perdaient leur superbe ;<br />
On cherchait des champions jusque dessous les gerbes.<br />
Au comptoir, un corbeau réclamait des renforts :<br />
« Faut acheter trois aigles ! Et vendre les bois morts ! »</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Mais Pep, rusé goupil, connaissait la culture :<br />
Il savait qu’un talent demande autre chose qu’une clôture.<br />
« Pourquoi courir si loin quérir quelque géant,<br />
Quand nostre pépinière en cache tout autant ? »</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Il ouvrit donc la grille aux pousses du domaine,<br />
Qu’on gardait bien au chaud pour la saison prochaine.<br />
« Sortez, petits ! Céans, nul besoin de moustache :<br />
Le ballon ne sait point quel âge a qui le lâche ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Kamissoko surgit, jeune pousse vaillante,<br />
Qui rendit à l’entrejeu sa vigueur défaillante.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Bezahaf vint aussi sans réclamer de trône :<br />
Ils avaient faim de jeu, ces enfants de la zone !</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Un vieux chêne grogna : « Mais ils sont de la veille ! »<br />
Pep lui dit : « Monseigneur, voilà qui m’émerveille :<br />
Ils courent sans compter, ne marchandent l’effort,<br />
Et n’ont point de lumbago lorsqu’il faut presser fort ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Lors, deux succès fleurirent au bout de la semaine ;<br />
À Angers, cinq ballons firent danser la plaine.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Le corbeau du comptoir, soudain fort satisfait,<br />
Cria : « Je l’avais dit ! Ce Pep est bien parfait ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">« Tout beau ! fit le goupil, rengainez les couronnes :<br />
Deux soleils ne font point les vendanges d’automne.<br />
En Europe, nostre bourse est encore sans écu ;<br />
Nul banquet ne se paie avec des “on a cru” ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Or, dans les bois de Graz, un sanglier d’Autriche<br />
Attendait les visiteurs, le groin près de la friche.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
« Venez donc, mes tendrons, admirer mon terrain :<br />
Je laboure les mollets du soir jusqu’au matin ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Pep assembla ses gens : « Prenez garde à la bête !<br />
Elle charge dès qu’un sot lui présente une miette.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Si nous perdons le cuir en voulant trop broder,<br />
Nous verrons son derrière avant d’avoir plaidé ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Puis Højbjerg reparut près des autres vieux chênes ;<br />
Son retour promettait de soulager leurs peines.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
« Les anciens, dit maître Pep, guideront les gamins ;<br />
Les petits donneront du printemps aux anciens. »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Valero, tout surpris, reçut droit de voyage,<br />
Pour avoir bien œuvré dans son humble jardinage.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
« Mais sire, faut-il être un prodige accompli ? »<br />
« Nenni ! Du cœur, du soin ; les pieds feront le tri ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Au forum, cependant, chacun faisait sa messe :<br />
L’un voulait onze minots, l’autre criait détresse.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
Pep sourit : « Vos conseils rempliraient trois châteaux ;<br />
Mais pour tenir le score, il me faut des costauds ! »</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, point de victoire annoncée à la ronde :<br />
Le sanglier de Graz sait bousculer son monde.<br />
Mais qu’on porte au combat nostre écusson sacré,<br />
Sans attendre un troisième revers pour s’éveiller !</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Moralité</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Qui veut de beaux talents doit entrouvrir sa porte ;<br />
La graine sous verrou donne récolte morte.<br />
Mais pour vaincre à Graz, retenez la leçon :<br />
Faut sortir les minots… et rentrer les occasions !</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Les  équipes probables : </span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font">Sturm Graz :</span></span></span><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font"> Helac - Malic, Quarshie, Petrovic, Balbo - Heil, Gorenc Stankovic (Cap.), Weinhandl, Matoshi - Seidl, O. Diakité. </span></span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="color: #374151;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, 'Segoe UI', Roboto, Oxygen, Ubuntu, Cantarell, 'Helvetica Neue', Arial, sans-serif;" class="mycode_font"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b"><span style="color: #1f2937;" class="mycode_color">OM :</span></span> de Lange - Weah (Cap.), B. Meïté, Aguerd, U. Garcia - Nnadi, Abdelli - K. Abdallah, Ang. Gomes, Paixão - Gouiri.</span></span></span></span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Don't look back in Angers]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-Don-t-look-back-in-Angers</link>
			<pubDate>Sun, 18 Oct 2026 10:16:17 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=10947">Godfather</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-Don-t-look-back-in-Angers</guid>
			<description><![CDATA[Va-t-on réussir à marquer un but? Et si on marque un but, cela sera t-il suffisant pour gagner?<br />
<br />
Après 10 ans de Mc Courtisme, Angers est devenu un adversaire direct pour le maintien. <br />
<br />
On y a débauché notre désormais dépositaire du jeu.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Va-t-on réussir à marquer un but? Et si on marque un but, cela sera t-il suffisant pour gagner?<br />
<br />
Après 10 ans de Mc Courtisme, Angers est devenu un adversaire direct pour le maintien. <br />
<br />
On y a débauché notre désormais dépositaire du jeu.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[OM - Olympiacos]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-Olympiacos</link>
			<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 18:59:16 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=11342">foutchebol</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-Olympiacos</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">La composition de l’OM :</span> De Lange – Weah, Meïté, Aguerd, Emerson – Abdelli, Gomes, Nnadi – Abdallah, Maupay, Paixão.<br />
<br />
Effrayant.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">La composition de l’OM :</span> De Lange – Weah, Meïté, Aguerd, Emerson – Abdelli, Gomes, Nnadi – Abdallah, Maupay, Paixão.<br />
<br />
Effrayant.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[ESTAC - OM : Trois fois rien serait déjà beaucoup]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-ESTAC-OM-Trois-fois-rien-serait-d%C3%A9j%C3%A0-beaucoup</link>
			<pubDate>Sun, 11 Oct 2026 06:40:18 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=8321">Le sud</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-ESTAC-OM-Trois-fois-rien-serait-d%C3%A9j%C3%A0-beaucoup</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, l’OM va à Troyes.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">À trois ? Certainement pas : à onze, si possible. Mais pour en rapporter trois. Trois quoi ? Trois points. Vous voyez : nous n’avons pas encore donné le coup d’envoi que nous sommes déjà obligés de mettre les points sur les « i ».</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Enfin, sur les « i »… Dans Troyes, il y a un « y ». Voilà bien notre affaire : même quand on sait où l’on va, on trouve encore le moyen de se demander pourquoi.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Troyes, donc. Avec une majuscule, puisque c’est une ville. Trois, avec un chiffre, puisque c’est notre ambition. Et la foi, sans laquelle aucun supporter marseillais raisonnablement constitué ne passerait son dimanche soir devant cette équipe. Nous avons la foi. Nous l’avons même plusieurs fois perdue, puis retrouvée. À force, cela devient une foi à répétition.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il faut dire que notre OM nous exerce à la patience. Dix-septième après cinq journées, avec quatre défaites pour une victoire : voilà une arithmétique dont on se dispenserait volontiers. Nous autres, qui rêvions de regarder le classement de haut, sommes contraints de le prendre par le bas. C’est une manière de lire. Ce n’était pas celle prévue au programme.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Dans cette histoire, Bruno Genesio conserve du crédit. C’est heureux : au club, le crédit semble devenu une denrée plus rare que les occasions franches. Zéro recrue, huit départs, et l’on demande à l’entraîneur de faire ses comptes. Il les fait. Puis il recompte ses joueurs. On comprend qu’il ait parfois l’air de chercher quelqu’un.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Les supporters ne s’y trompent pas. Ils voient un homme qui travaille, une équipe qui essaie, et des moyens qui ne suivent pas toujours. Ils soutiennent donc le maçon, tout en demandant au propriétaire ce qu’il a fait des briques. Mais la patience marseillaise a cette particularité : elle peut durer longtemps, à condition qu’on ne lui demande pas combien.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, il faudra pourtant construire quelque chose. Sans Højbjerg, sans Weah, et sans imaginer que Troyes nous attend pour nous rendre service. On nous annonce un calendrier plus doux. Très bien. Encore faudrait-il éviter de se faire battre par la douceur.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Car les Troyens ont leurs soucis, leur classement et leur public. Ils jouent à domicile. Nous venons chercher trois points ; eux peuvent fort bien trouver que nous en avons déjà trois et que cela nous suffit. Les bonnes manières commandent de respecter son hôte. Le football autorise néanmoins à repartir avec ce qu’il espérait garder.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Pour cela, nos attaquants devront retrouver le chemin du but. Pas ses environs. Pas son adresse approximative. Le but lui-même. Maupay, notamment, a une soirée pour remettre un peu de lumière là où le doute s’est installé. Nous ne lui demandons pas de marquer trois fois. Une pourrait suffire. À condition, derrière, de ne pas offrir la réciproque.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et puisque nous jouerons dans l’Aube, permettons-nous d’attendre un réveil. À vingt heures quarante-cinq, il serait tardif, mais nous ne sommes plus en situation de discuter les horaires.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Alors, supposons. Supposons une défense attentive, un milieu courageux, un ballon qui entre du bon côté. Supposons que, cette fois, les occasions ne restent pas au conditionnel.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Nous pourrions repartir de Troyes avec trois points. Trois fois rien, dira-t-on.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Mais quand on n’a presque rien, trois, c’est déjà quelque chose.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et lundi, à la question : « Qu’avez-vous rapporté de Troyes ? », nous pourrions enfin répondre :</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">« Trois. Et pour une fois, ça ne s’écrit pas avec un “y”. »</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Allez l'OM !!!<br />
</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size">Les équipes probables : </span><br />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #444444;" class="mycode_color"><span style="font-family: 'Work Sans', sans-serif;" class="mycode_font">Troyes : Beach – Donkor, Monfray, Junior Diaz, Ouzenadji – Diop, Karim – Mile, Gomis, Nkada – Le Douaron.</span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #444444;" class="mycode_color"><span style="font-family: 'Work Sans', sans-serif;" class="mycode_font"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">OM : </span><span style="font-size: small;" class="mycode_size">De Lange – Bezahaf, Egan-Riley, Aguerd, Emerson – Harit, Nnadi, Abdelli, Paixão – Maupay, Moumbagna.</span></span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, l’OM va à Troyes.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">À trois ? Certainement pas : à onze, si possible. Mais pour en rapporter trois. Trois quoi ? Trois points. Vous voyez : nous n’avons pas encore donné le coup d’envoi que nous sommes déjà obligés de mettre les points sur les « i ».</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Enfin, sur les « i »… Dans Troyes, il y a un « y ». Voilà bien notre affaire : même quand on sait où l’on va, on trouve encore le moyen de se demander pourquoi.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Troyes, donc. Avec une majuscule, puisque c’est une ville. Trois, avec un chiffre, puisque c’est notre ambition. Et la foi, sans laquelle aucun supporter marseillais raisonnablement constitué ne passerait son dimanche soir devant cette équipe. Nous avons la foi. Nous l’avons même plusieurs fois perdue, puis retrouvée. À force, cela devient une foi à répétition.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il faut dire que notre OM nous exerce à la patience. Dix-septième après cinq journées, avec quatre défaites pour une victoire : voilà une arithmétique dont on se dispenserait volontiers. Nous autres, qui rêvions de regarder le classement de haut, sommes contraints de le prendre par le bas. C’est une manière de lire. Ce n’était pas celle prévue au programme.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Dans cette histoire, Bruno Genesio conserve du crédit. C’est heureux : au club, le crédit semble devenu une denrée plus rare que les occasions franches. Zéro recrue, huit départs, et l’on demande à l’entraîneur de faire ses comptes. Il les fait. Puis il recompte ses joueurs. On comprend qu’il ait parfois l’air de chercher quelqu’un.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Les supporters ne s’y trompent pas. Ils voient un homme qui travaille, une équipe qui essaie, et des moyens qui ne suivent pas toujours. Ils soutiennent donc le maçon, tout en demandant au propriétaire ce qu’il a fait des briques. Mais la patience marseillaise a cette particularité : elle peut durer longtemps, à condition qu’on ne lui demande pas combien.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, il faudra pourtant construire quelque chose. Sans Højbjerg, sans Weah, et sans imaginer que Troyes nous attend pour nous rendre service. On nous annonce un calendrier plus doux. Très bien. Encore faudrait-il éviter de se faire battre par la douceur.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Car les Troyens ont leurs soucis, leur classement et leur public. Ils jouent à domicile. Nous venons chercher trois points ; eux peuvent fort bien trouver que nous en avons déjà trois et que cela nous suffit. Les bonnes manières commandent de respecter son hôte. Le football autorise néanmoins à repartir avec ce qu’il espérait garder.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Pour cela, nos attaquants devront retrouver le chemin du but. Pas ses environs. Pas son adresse approximative. Le but lui-même. Maupay, notamment, a une soirée pour remettre un peu de lumière là où le doute s’est installé. Nous ne lui demandons pas de marquer trois fois. Une pourrait suffire. À condition, derrière, de ne pas offrir la réciproque.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et puisque nous jouerons dans l’Aube, permettons-nous d’attendre un réveil. À vingt heures quarante-cinq, il serait tardif, mais nous ne sommes plus en situation de discuter les horaires.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Alors, supposons. Supposons une défense attentive, un milieu courageux, un ballon qui entre du bon côté. Supposons que, cette fois, les occasions ne restent pas au conditionnel.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Nous pourrions repartir de Troyes avec trois points. Trois fois rien, dira-t-on.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Mais quand on n’a presque rien, trois, c’est déjà quelque chose.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et lundi, à la question : « Qu’avez-vous rapporté de Troyes ? », nous pourrions enfin répondre :</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">« Trois. Et pour une fois, ça ne s’écrit pas avec un “y”. »</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Allez l'OM !!!<br />
</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size">Les équipes probables : </span><br />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #444444;" class="mycode_color"><span style="font-family: 'Work Sans', sans-serif;" class="mycode_font">Troyes : Beach – Donkor, Monfray, Junior Diaz, Ouzenadji – Diop, Karim – Mile, Gomis, Nkada – Le Douaron.</span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #444444;" class="mycode_color"><span style="font-family: 'Work Sans', sans-serif;" class="mycode_font"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">OM : </span><span style="font-size: small;" class="mycode_size">De Lange – Bezahaf, Egan-Riley, Aguerd, Emerson – Harit, Nnadi, Abdelli, Paixão – Maupay, Moumbagna.</span></span></span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[OM - PQSG : Le Classico de la peur]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-PQSG-Le-Classico-de-la-peur</link>
			<pubDate>Sun, 20 Sep 2026 08:00:50 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=8321">Le sud</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-PQSG-Le-Classico-de-la-peur</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il fut un temps où OM–PQSG faisait monter la température plusieurs jours avant le coup d’envoi. Aujourd’hui, à Marseille, ce n’est plus vraiment l’impatience qui domine. C’est la crainte d’une lourde défaite que beaucoup imaginent déjà écrite.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, le Vélodrome accueillera le PQSG. Sur le papier, l’affiche conserve son prestige, ses souvenirs, son parfum de rivalité nationale. Mais autour du stade, dans les conversations et jusque dans les travées du peuple marseillais, quelque chose semble s’être éteint.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Où est passée cette tension délicieuse qui précédait autrefois le Classico ? Où sont cette impatience, cette mauvaise foi assumée et cette conviction presque irrationnelle que l’OM pouvait renverser Paris simplement parce que c’était Paris ?</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Elles ont laissé place au doute. Pire : à la résignation.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le supporter marseillais n’attend plus seulement de savoir si son équipe va gagner. Il se demande surtout combien elle risque d’en prendre. On ne rêve plus d’un exploit : on négocie mentalement les conditions d’une défaite acceptable. Perdre d’un but en ayant résisté serait presque vécu comme un soulagement. Éviter la déculottée devient un objectif officieux.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Voilà peut-être le constat le plus inquiétant.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le problème dépasse largement ce match. Il vient d’un été sans véritable élan, d’un effectif affaibli, d’un mercato qui n’a pas répondu aux besoins et d’ambitions progressivement revues à la baisse. Il vient aussi de quatre défaites consécutives, de joueurs qui paraissent parfois absents et d’une équipe dont on peine encore à comprendre le projet.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Même le Vélodrome, habituellement capable de transformer la peur en fureur, pourrait sonner plus creux que prévu. Des places encore disponibles pour recevoir le PQSG : autrefois, cela aurait semblé inconcevable. Aujourd’hui, c’est le symptôme d’une fracture plus profonde entre le club et une partie de son peuple.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">La saison dernière, l’OM avait pourtant retrouvé, le temps d’une soirée, cette fierté presque oubliée. Il y avait eu de l’intensité, du courage et cette volonté de ne rien abandonner face au rival parisien. Quelques mois plus tard, cette flamme paraît déjà lointaine.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le PQSG n’arrive pourtant pas à Marseille en monstre invulnérable. Paris connaît aussi ses doutes et ses fragilités. Mais même diminué, même moins souverain, il semble encore regarder l’OM depuis un autre étage. Et c’est peut-être cela qui fait le plus mal : cette impression que Paris peut se permettre d’être moyen quand Marseille doit accomplir un miracle pour seulement lui résister.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Bruno Genesio parle de fierté, d’honneur et de l’impossibilité de faire entrer la peur sur la pelouse. Il a raison. Ce soir, l’OM devra jouer comme si son honneur était en jeu, parce qu’il l’est probablement un peu. Pas seulement pour obtenir trois points, mais pour rappeler à ses supporters que ce maillot signifie encore quelque chose.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Personne ne demande à cette équipe de promettre l’impossible. En revanche, le peuple marseillais est en droit d’exiger du caractère, des courses, des duels et onze joueurs capables de comprendre ce que représente ce rendez-vous.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Car le plus grave ne serait pas forcément de perdre contre un adversaire supérieur. Le plus grave serait de perdre sans combattre, sans révolte, avec cette étrange impression que tout le monde connaissait déjà la fin de l’histoire.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, l’OM ne joue donc pas seulement un Classico. Il joue contre le PQSG, contre ses propres faiblesses et surtout contre cette résignation qui gagne peu à peu ses supporters.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">On aimerait attendre cette rencontre avec passion. On l’attend désormais avec appréhension.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Et pour un OM–PQSG, c’est peut-être déjà une défaite.<br />
</span></span><br />
Les équipes probables : <br />
<br />
OM : chèvre 1, mauvais 2, nul 3, bidon 4, degun 5, qui 6, personne 7, soupe d'esque 8, va caguer 9, calamité 10, vier 11. <br />
<br />
PQSG : on s'en fout]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il fut un temps où OM–PQSG faisait monter la température plusieurs jours avant le coup d’envoi. Aujourd’hui, à Marseille, ce n’est plus vraiment l’impatience qui domine. C’est la crainte d’une lourde défaite que beaucoup imaginent déjà écrite.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, le Vélodrome accueillera le PQSG. Sur le papier, l’affiche conserve son prestige, ses souvenirs, son parfum de rivalité nationale. Mais autour du stade, dans les conversations et jusque dans les travées du peuple marseillais, quelque chose semble s’être éteint.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Où est passée cette tension délicieuse qui précédait autrefois le Classico ? Où sont cette impatience, cette mauvaise foi assumée et cette conviction presque irrationnelle que l’OM pouvait renverser Paris simplement parce que c’était Paris ?</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Elles ont laissé place au doute. Pire : à la résignation.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le supporter marseillais n’attend plus seulement de savoir si son équipe va gagner. Il se demande surtout combien elle risque d’en prendre. On ne rêve plus d’un exploit : on négocie mentalement les conditions d’une défaite acceptable. Perdre d’un but en ayant résisté serait presque vécu comme un soulagement. Éviter la déculottée devient un objectif officieux.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Voilà peut-être le constat le plus inquiétant.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le problème dépasse largement ce match. Il vient d’un été sans véritable élan, d’un effectif affaibli, d’un mercato qui n’a pas répondu aux besoins et d’ambitions progressivement revues à la baisse. Il vient aussi de quatre défaites consécutives, de joueurs qui paraissent parfois absents et d’une équipe dont on peine encore à comprendre le projet.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Même le Vélodrome, habituellement capable de transformer la peur en fureur, pourrait sonner plus creux que prévu. Des places encore disponibles pour recevoir le PQSG : autrefois, cela aurait semblé inconcevable. Aujourd’hui, c’est le symptôme d’une fracture plus profonde entre le club et une partie de son peuple.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">La saison dernière, l’OM avait pourtant retrouvé, le temps d’une soirée, cette fierté presque oubliée. Il y avait eu de l’intensité, du courage et cette volonté de ne rien abandonner face au rival parisien. Quelques mois plus tard, cette flamme paraît déjà lointaine.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le PQSG n’arrive pourtant pas à Marseille en monstre invulnérable. Paris connaît aussi ses doutes et ses fragilités. Mais même diminué, même moins souverain, il semble encore regarder l’OM depuis un autre étage. Et c’est peut-être cela qui fait le plus mal : cette impression que Paris peut se permettre d’être moyen quand Marseille doit accomplir un miracle pour seulement lui résister.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Bruno Genesio parle de fierté, d’honneur et de l’impossibilité de faire entrer la peur sur la pelouse. Il a raison. Ce soir, l’OM devra jouer comme si son honneur était en jeu, parce qu’il l’est probablement un peu. Pas seulement pour obtenir trois points, mais pour rappeler à ses supporters que ce maillot signifie encore quelque chose.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Personne ne demande à cette équipe de promettre l’impossible. En revanche, le peuple marseillais est en droit d’exiger du caractère, des courses, des duels et onze joueurs capables de comprendre ce que représente ce rendez-vous.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Car le plus grave ne serait pas forcément de perdre contre un adversaire supérieur. Le plus grave serait de perdre sans combattre, sans révolte, avec cette étrange impression que tout le monde connaissait déjà la fin de l’histoire.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, l’OM ne joue donc pas seulement un Classico. Il joue contre le PQSG, contre ses propres faiblesses et surtout contre cette résignation qui gagne peu à peu ses supporters.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">On aimerait attendre cette rencontre avec passion. On l’attend désormais avec appréhension.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Et pour un OM–PQSG, c’est peut-être déjà une défaite.<br />
</span></span><br />
Les équipes probables : <br />
<br />
OM : chèvre 1, mauvais 2, nul 3, bidon 4, degun 5, qui 6, personne 7, soupe d'esque 8, va caguer 9, calamité 10, vier 11. <br />
<br />
PQSG : on s'en fout]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[EL : BESIKTAS - OM : Et pourquoi pas ?]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-EL-BESIKTAS-OM-Et-pourquoi-pas</link>
			<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 05:01:52 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=8321">Le sud</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-EL-BESIKTAS-OM-Et-pourquoi-pas</guid>
			<description><![CDATA[<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Ce soir, l’OM entre dans le volcan de Besiktas avec la sérénité d’un homme qui aurait oublié son parachute, mais qui se dirait, en tombant : « Jusqu’ici, tout va bien. »</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Soyons honnêtes : nous n’y croyons pas vraiment. Enfin, pas avec la tête. La tête se souvient de Rennes, du mercato aussi animé qu’une salle d’attente un dimanche matin, des ambitions européennes plus grandes que la profondeur du banc et de cette fâcheuse habitude qu’a l’OM de transformer chaque match supposément abordable en tragédie grecque — même lorsqu’il se joue en Turquie.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">En face, il y aura Besiktas, son stade en fusion, ses tribunes qui grondent et ses anciens Marseillais prêts à découvrir subitement qu’ils possèdent le pied droit de Roberto Carlos. Amir Murillo, évidemment, pourrait choisir ce soir pour réaliser le match de sa vie. C’est une tradition : tout ancien Olympien qui retrouve l’OM gagne immédiatement quinze points de technique et une irrésistible envie de marquer.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Et nous, dans tout ça ?</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Nous arriverons avec nos doutes, nos blessés, nos remplaçants, notre jeu encore en travaux et Bruno Genesio qui cherche peut-être toujours le mode d’emploi au fond de la boîte. Nous arriverons aussi avec Paris qui se profile dimanche, parce qu’à Marseille, lorsqu’une semaine paraît déjà compliquée, le calendrier s’empresse généralement d’y ajouter un piano qui tombe du ciel.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Alors, pourquoi espérer ?</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Parce que c’est précisément lorsque l’OM semble condamné à l’avance qu’il devient capable de l’impossible. Quand tout paraît logique, nous trouvons souvent le moyen de tout gâcher. Mais quand tout paraît perdu, il arrive que cette équipe se souvienne soudain qu’elle porte un maillot particulier.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Peut-être qu’un ballon traînera dans la surface. Peut-être qu’un défenseur turc glissera. Peut-être que Paixão retrouvera la lumière, que Gouiri surgira, que Maupay transformera un duel en règlement de comptes ou que De Lange décidera de fermer la boutique à double tour. Peut-être même que nous marquerons sur corner — n’exagérons rien, mais puisque nous sommes dans la fiction…</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Et si, au milieu du vacarme, l’OM faisait enfin silence ?</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Un nul courageux ? Nous le signerions probablement avec un stylo volé à l’UEFA. Une victoire ? Nous passerions immédiatement de « cette équipe n’a aucune âme » à « rendez-vous en finale », car la mesure n’a jamais été une vertu marseillaise.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Nous n’y croyons pas. C’est entendu.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Mais nous regarderons quand même. Nous râlerons avant le coup d’envoi, pendant la composition, à la première passe en retrait et probablement dès la troisième minute. Pourtant, au fond de nous, bien cachée derrière les traumatismes, les colères et les promesses déjà fanées, subsiste cette petite voix ridicule, naïve et indestructible.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Elle ne connaît ni les statistiques, ni la logique, ni la prudence.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Elle murmure simplement :</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Et pourquoi pas ?</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Pourquoi pas une équipe soudain solidaire ?<br />
Pourquoi pas un match héroïque dans l’enfer d’Istanbul ?<br />
Pourquoi pas trois points ramenés contre toute attente ?<br />
Pourquoi pas l’OM, justement parce que personne ne l’attend ?</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Ce soir, nous partirons sans certitudes, mais pas sans espoir. Et parfois, à Marseille, l’espoir est le seul joueur qui ne déclare jamais forfait.</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Allez l’OM !</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Les équipes probables : </span></span><br />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #303030;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, Arial, Roboto;" class="mycode_font"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Besiktas  (4-1-4-1) : </span>Alexander Nübel - Amir Murillo, Emmanuel Agbadou, Emirhan Topçu, Kassoum Ouattara - Salih Özcan - Vaclav Cerny, Junior Olaitan, Orkun Kökçü, Leandro Trossard - Dusan Vlahovic.</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><br />
<span style="color: #303030;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, Arial, Roboto;" class="mycode_font"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">OM (4-2-3-1) : </span>Jeffrey De Lange - Emerson, Nayef Aguerd, CJ Egan-Riley, Timothy Weah - Pierre-Emile Hojbjerg, Himad Abdelli - Igor Paixão, Angel Gomes, Amine Harit - Amine Gouiri.</span></span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Ce soir, l’OM entre dans le volcan de Besiktas avec la sérénité d’un homme qui aurait oublié son parachute, mais qui se dirait, en tombant : « Jusqu’ici, tout va bien. »</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Soyons honnêtes : nous n’y croyons pas vraiment. Enfin, pas avec la tête. La tête se souvient de Rennes, du mercato aussi animé qu’une salle d’attente un dimanche matin, des ambitions européennes plus grandes que la profondeur du banc et de cette fâcheuse habitude qu’a l’OM de transformer chaque match supposément abordable en tragédie grecque — même lorsqu’il se joue en Turquie.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">En face, il y aura Besiktas, son stade en fusion, ses tribunes qui grondent et ses anciens Marseillais prêts à découvrir subitement qu’ils possèdent le pied droit de Roberto Carlos. Amir Murillo, évidemment, pourrait choisir ce soir pour réaliser le match de sa vie. C’est une tradition : tout ancien Olympien qui retrouve l’OM gagne immédiatement quinze points de technique et une irrésistible envie de marquer.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Et nous, dans tout ça ?</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Nous arriverons avec nos doutes, nos blessés, nos remplaçants, notre jeu encore en travaux et Bruno Genesio qui cherche peut-être toujours le mode d’emploi au fond de la boîte. Nous arriverons aussi avec Paris qui se profile dimanche, parce qu’à Marseille, lorsqu’une semaine paraît déjà compliquée, le calendrier s’empresse généralement d’y ajouter un piano qui tombe du ciel.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Alors, pourquoi espérer ?</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Parce que c’est précisément lorsque l’OM semble condamné à l’avance qu’il devient capable de l’impossible. Quand tout paraît logique, nous trouvons souvent le moyen de tout gâcher. Mais quand tout paraît perdu, il arrive que cette équipe se souvienne soudain qu’elle porte un maillot particulier.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Peut-être qu’un ballon traînera dans la surface. Peut-être qu’un défenseur turc glissera. Peut-être que Paixão retrouvera la lumière, que Gouiri surgira, que Maupay transformera un duel en règlement de comptes ou que De Lange décidera de fermer la boutique à double tour. Peut-être même que nous marquerons sur corner — n’exagérons rien, mais puisque nous sommes dans la fiction…</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Et si, au milieu du vacarme, l’OM faisait enfin silence ?</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Un nul courageux ? Nous le signerions probablement avec un stylo volé à l’UEFA. Une victoire ? Nous passerions immédiatement de « cette équipe n’a aucune âme » à « rendez-vous en finale », car la mesure n’a jamais été une vertu marseillaise.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Nous n’y croyons pas. C’est entendu.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Mais nous regarderons quand même. Nous râlerons avant le coup d’envoi, pendant la composition, à la première passe en retrait et probablement dès la troisième minute. Pourtant, au fond de nous, bien cachée derrière les traumatismes, les colères et les promesses déjà fanées, subsiste cette petite voix ridicule, naïve et indestructible.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Elle ne connaît ni les statistiques, ni la logique, ni la prudence.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Elle murmure simplement :</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Et pourquoi pas ?</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Pourquoi pas une équipe soudain solidaire ?<br />
Pourquoi pas un match héroïque dans l’enfer d’Istanbul ?<br />
Pourquoi pas trois points ramenés contre toute attente ?<br />
Pourquoi pas l’OM, justement parce que personne ne l’attend ?</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Ce soir, nous partirons sans certitudes, mais pas sans espoir. Et parfois, à Marseille, l’espoir est le seul joueur qui ne déclare jamais forfait.</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Allez l’OM !</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Les équipes probables : </span></span><br />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #303030;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, Arial, Roboto;" class="mycode_font"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Besiktas  (4-1-4-1) : </span>Alexander Nübel - Amir Murillo, Emmanuel Agbadou, Emirhan Topçu, Kassoum Ouattara - Salih Özcan - Vaclav Cerny, Junior Olaitan, Orkun Kökçü, Leandro Trossard - Dusan Vlahovic.</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><br />
<span style="color: #303030;" class="mycode_color"><span style="font-family: -apple-system, BlinkMacSystemFont, Arial, Roboto;" class="mycode_font"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">OM (4-2-3-1) : </span>Jeffrey De Lange - Emerson, Nayef Aguerd, CJ Egan-Riley, Timothy Weah - Pierre-Emile Hojbjerg, Himad Abdelli - Igor Paixão, Angel Gomes, Amine Harit - Amine Gouiri.</span></span></span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Rennes-OM - Purple Haise]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-Rennes-OM-Purple-Haise</link>
			<pubDate>Fri, 11 Sep 2026 18:24:45 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=11928">le miroir fumant</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-Rennes-OM-Purple-Haise</guid>
			<description><![CDATA[Y a pas metch, ce soir ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Y a pas metch, ce soir ?]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[OM - Paris FC : L'AFFAIRE du jour]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-Paris-FC-L-AFFAIRE-du-jour</link>
			<pubDate>Sun, 06 Sep 2026 10:26:58 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=8321">Le sud</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-Paris-FC-L-AFFAIRE-du-jour</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">I. Le mobile</span></span><br />
</span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ça a commencé un soir de juin, comme toutes les mauvaises histoires. Un coup de fil, une offre, un nom qui circule. Igor Paixão. Vingt-six ans, pied gauche, dossard 14. Le genre d'homme qu'on ne remplace pas.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Pendant quatre mois, il y a eu des voitures garées trop longtemps devant La Commanderie. Des intermédiaires qui parlaient bas. Des chiffres qui montaient, la nuit, dans des messageries cryptées. On a proposé, on a insisté, on est revenu. Marseille dormait mal.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et puis un matin, sous ses fenêtres, quelqu'un a tendu un drap. Un seul mot dessus. Le genre de mot qu'on ne discute pas.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le 1er septembre à minuit, le marché a fermé. Il était encore là.</span></span><br />
<hr class="mycode_hr" />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">II. Les suspects</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">C'est là que l'affaire devient intéressante.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Parce que le club qui débarque ce soir au Vélodrome n'est pas celui qu'on croit. Le Paris FC n'a plus rien du petit promu qu'on rangeait poliment dans la colonne des victoires acquises. Quatre-vingts millions dépensés cet été. Quatre points en deux journées. Une place devant nous au classement — vous avez bien lu.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Dans les rangs adverses, un gardien qui a soulevé une Coupe d'Europe. Un ailier qui dribble comme on efface une trace. Un attaquant qui a déjà trouvé la faille contre Nice.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et surtout — c'est le détail qui pique — un homme de la maison. Maxime Lopez. Né ici, formé ici, parti d'ici. Il a dit cette semaine qu'il se battrait pour gagner ce match-là. Il sait où sont les portes, il sait où grincent les planchers. Dans un polar, on appelle ça un complice à l'intérieur.</span></span><br />
<hr class="mycode_hr" />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">III. L'alibi qui ne tient pas</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il y a huit jours, sur le Rocher, l'OM avait un alibi. Il n'a pas tenu deux heures. 0-2, dossier classé, retour à la maison en silence.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce qui est troublant, c'est qu'une semaine plus tôt, la même équipe avait passé quatre buts à Strasbourg. Deux visages. Deux versions des faits. Les enquêteurs détestent ça.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Alors ce soir, la question n'est pas de savoir si cette équipe a du talent. Elle en a. La question est de savoir laquelle des deux se présente au Vélodrome.</span></span><br />
<hr class="mycode_hr" />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">IV. Les témoins</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ils sont soixante mille et ils ne mentent jamais.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ils ont passé l'été à trembler. Ils ont refusé de laisser partir ce qui leur appartenait. Ils ont gagné cette bataille-là avant même que le ballon roule. Ce soir, ils viennent réclamer leur dû, et il y a dans ce stade une acoustique particulière : elle transforme les doutes en vacarme et le vacarme en jambes.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sur le terrain, le dispositif est en place. Un gardien néerlandais qui attend depuis deux ans qu'on retienne enfin son nom, et qui a dit vouloir assumer. Un capitaine américain qui garde le brassard pour la saison. Un Danois gracié, revenu s'asseoir au conseil des sages. Derrière eux, cinq recrues, un entraîneur enfin délivré du mercato, et un rayon de soleil brésilien qui s'est remis à sourire à l'entraînement.</span></span><br />
<hr class="mycode_hr" />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">V. 20h45</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Clément Turpin porte le sifflet à ses lèvres. Le Vélodrome retient son souffle une dernière fois — la seconde exacte où, dans les livres, tout bascule.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et voilà comment je vois la fin.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Une première mi-temps qui ne dit rien. Des passes qui se cherchent, un promu bien organisé qui referme les espaces, un stade qui gronde sans exploser. Le genre de silence tendu qui précède les aveux.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Puis quelque chose se déchire sur un côté. Un appel, un crochet, un ballon qui traîne une seconde de trop dans la surface adverse. Le Vélodrome comprend avant tout le monde — il comprend toujours avant tout le monde. Le filet tremble. Et à partir de là, la nuit ne peut plus revenir en arrière.</span></span><br />
<hr class="mycode_hr" />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">VI. Dénouement</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce n'est pas un titre. Ce n'est pas une qualification. Ce sont trois points, un dimanche de septembre, à la troisième journée.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Mais dans les bonnes histoires, ce n'est jamais le montant du butin qui compte. C'est le moment où l'on comprend que le héros va s'en sortir.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Nous avons un entraîneur qui respire enfin. Nous avons un vestiaire avec des cadres, un capitaine, des sages, et un stade qui n'a jamais baissé les yeux. Il ne manquait qu'une chose : la preuve. Ce soir peut la fournir.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">L'Europe nous attend jeudi à Istanbul. La saison est longue, l'enquête ne fait que commencer.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Mais on la commence en gagnant.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">ALLEZ L'OM ?⚪</span></span></span><br />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size">Les équipes probables : </span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">OM : De Lange, </span></span><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Weah – Egan-Riley – Aguerd – Emerson, Abdelli – Højbjerg, Harit – Gomes – Paixão Gouiri.</span></span><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">PFC : Trapp, </span><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Camara – Chergui – Coppola – Mbow, Lees Melou – Lopez – Pagis – Koleosho, Kebbal – Sinayoko.</span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">I. Le mobile</span></span><br />
</span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ça a commencé un soir de juin, comme toutes les mauvaises histoires. Un coup de fil, une offre, un nom qui circule. Igor Paixão. Vingt-six ans, pied gauche, dossard 14. Le genre d'homme qu'on ne remplace pas.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Pendant quatre mois, il y a eu des voitures garées trop longtemps devant La Commanderie. Des intermédiaires qui parlaient bas. Des chiffres qui montaient, la nuit, dans des messageries cryptées. On a proposé, on a insisté, on est revenu. Marseille dormait mal.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et puis un matin, sous ses fenêtres, quelqu'un a tendu un drap. Un seul mot dessus. Le genre de mot qu'on ne discute pas.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Le 1er septembre à minuit, le marché a fermé. Il était encore là.</span></span><br />
<hr class="mycode_hr" />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">II. Les suspects</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">C'est là que l'affaire devient intéressante.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Parce que le club qui débarque ce soir au Vélodrome n'est pas celui qu'on croit. Le Paris FC n'a plus rien du petit promu qu'on rangeait poliment dans la colonne des victoires acquises. Quatre-vingts millions dépensés cet été. Quatre points en deux journées. Une place devant nous au classement — vous avez bien lu.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Dans les rangs adverses, un gardien qui a soulevé une Coupe d'Europe. Un ailier qui dribble comme on efface une trace. Un attaquant qui a déjà trouvé la faille contre Nice.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et surtout — c'est le détail qui pique — un homme de la maison. Maxime Lopez. Né ici, formé ici, parti d'ici. Il a dit cette semaine qu'il se battrait pour gagner ce match-là. Il sait où sont les portes, il sait où grincent les planchers. Dans un polar, on appelle ça un complice à l'intérieur.</span></span><br />
<hr class="mycode_hr" />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">III. L'alibi qui ne tient pas</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il y a huit jours, sur le Rocher, l'OM avait un alibi. Il n'a pas tenu deux heures. 0-2, dossier classé, retour à la maison en silence.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce qui est troublant, c'est qu'une semaine plus tôt, la même équipe avait passé quatre buts à Strasbourg. Deux visages. Deux versions des faits. Les enquêteurs détestent ça.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Alors ce soir, la question n'est pas de savoir si cette équipe a du talent. Elle en a. La question est de savoir laquelle des deux se présente au Vélodrome.</span></span><br />
<hr class="mycode_hr" />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">IV. Les témoins</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ils sont soixante mille et ils ne mentent jamais.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ils ont passé l'été à trembler. Ils ont refusé de laisser partir ce qui leur appartenait. Ils ont gagné cette bataille-là avant même que le ballon roule. Ce soir, ils viennent réclamer leur dû, et il y a dans ce stade une acoustique particulière : elle transforme les doutes en vacarme et le vacarme en jambes.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sur le terrain, le dispositif est en place. Un gardien néerlandais qui attend depuis deux ans qu'on retienne enfin son nom, et qui a dit vouloir assumer. Un capitaine américain qui garde le brassard pour la saison. Un Danois gracié, revenu s'asseoir au conseil des sages. Derrière eux, cinq recrues, un entraîneur enfin délivré du mercato, et un rayon de soleil brésilien qui s'est remis à sourire à l'entraînement.</span></span><br />
<hr class="mycode_hr" />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">V. 20h45</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Clément Turpin porte le sifflet à ses lèvres. Le Vélodrome retient son souffle une dernière fois — la seconde exacte où, dans les livres, tout bascule.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et voilà comment je vois la fin.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Une première mi-temps qui ne dit rien. Des passes qui se cherchent, un promu bien organisé qui referme les espaces, un stade qui gronde sans exploser. Le genre de silence tendu qui précède les aveux.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Puis quelque chose se déchire sur un côté. Un appel, un crochet, un ballon qui traîne une seconde de trop dans la surface adverse. Le Vélodrome comprend avant tout le monde — il comprend toujours avant tout le monde. Le filet tremble. Et à partir de là, la nuit ne peut plus revenir en arrière.</span></span><br />
<hr class="mycode_hr" />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">VI. Dénouement</span></span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce n'est pas un titre. Ce n'est pas une qualification. Ce sont trois points, un dimanche de septembre, à la troisième journée.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Mais dans les bonnes histoires, ce n'est jamais le montant du butin qui compte. C'est le moment où l'on comprend que le héros va s'en sortir.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Nous avons un entraîneur qui respire enfin. Nous avons un vestiaire avec des cadres, un capitaine, des sages, et un stade qui n'a jamais baissé les yeux. Il ne manquait qu'une chose : la preuve. Ce soir peut la fournir.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">L'Europe nous attend jeudi à Istanbul. La saison est longue, l'enquête ne fait que commencer.</span></span><br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Mais on la commence en gagnant.</span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">ALLEZ L'OM ?⚪</span></span></span><br />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size">Les équipes probables : </span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">OM : De Lange, </span></span><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: small;" class="mycode_size">Weah – Egan-Riley – Aguerd – Emerson, Abdelli – Højbjerg, Harit – Gomes – Paixão Gouiri.</span></span><br />
<br />
<br />
<span style="font-size: small;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">PFC : Trapp, </span><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Camara – Chergui – Coppola – Mbow, Lees Melou – Lopez – Pagis – Koleosho, Kebbal – Sinayoko.</span></span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[ASM - OM : Et si le terrain faisait enfin taire le mercato ?]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-ASM-OM-Et-si-le-terrain-faisait-enfin-taire-le-mercato</link>
			<pubDate>Sun, 30 Aug 2026 08:59:55 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=8321">Le sud</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-ASM-OM-Et-si-le-terrain-faisait-enfin-taire-le-mercato</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">À Marseille, le mercato n’est jamais une simple fenêtre. C’est une porte battante, avec des joueurs qui entrent, d’autres qui sortent et, cette année, surtout un courant d’air qui commence sérieusement à décoiffer Bruno Genesio.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Pourtant, au milieu de ce joyeux désordre estival, l’OM a parfaitement lancé sa saison en balayant Strasbourg 4-0. Un doublé de Gouiri, Angel Gomes à la baguette, Abdelli omniprésent et Højbjerg toujours aussi généreux dans l’effort : pendant 90 minutes, le terrain avait presque réussi à nous faire oublier les comptes, les ventes et les rumeurs de départ. À Marseille, quatre buts et quelques jours de calme, c’est déjà une performance.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, le décor sera beaucoup moins confortable. Direction le stade Louis-II pour affronter Monaco, l’un des concurrents directs aux places européennes. Les Monégasques ont eux aussi gagné lors de la première journée, au Havre, avant de décrocher jeudi leur qualification en Ligue Conférence en dominant le Górnik Zabrze 4-1. Trois jours de récupération seulement, certes, mais une confiance bien installée et une équipe qui commence à assimiler les principes de Filipe Luís : possession, pressing et volonté de défendre collectivement.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Monaco sera privé de plusieurs joueurs importants, notamment Balogun, Minamino, Salisu, Ansu Fati et Edan Diop. Matthis Abline effectue en revanche son retour dans le groupe. L’OM se présentera également diminué. Igor Paixão, touché à la cuisse, restera à Marseille, tout comme Leonardo Balerdi, dont le départ est en discussion à Rome. Le mercato a donc déjà rempli sa feuille de match avant même Willy Delajod.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Bruno Genesio devrait reconduire l’ossature séduisante face à Strasbourg. De Lange dans le but ; Weah, Egan-Riley, Kondogbia et Emerson derrière ; Højbjerg et Abdelli dans l’entrejeu ; puis Harit, Angel Gomes et Keyliane Abdallah autour d’Amine Gouiri. Une équipe peut-être moins clinquante que celle imaginée au début de l’été, mais qui possède de la technique, de l’expérience et quelques jeunes n’ayant visiblement pas l’intention d’attendre gentiment leur tour.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">On surveillera particulièrement Himad Abdelli. Après six premiers mois compliqués dans son club de cœur, le milieu marseillais semble enfin libéré. Plus agressif sans le ballon, plus juste dans ses transmissions et parfaitement complémentaire de Højbjerg, il veut devenir le véritable numéro 8 de l’OM. Pour lui, cette saison ressemble à une revanche. Et un Marseillais qui joue avec une revanche dans la peau n’est jamais totalement inoffensif.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Attention toutefois : Louis-II n’est plus vraiment une résidence secondaire accueillante pour l’OM. Marseille y reste sur trois défaites consécutives en championnat : 3-2 en 2023, 3-0 en 2025 puis 2-1 en avril dernier. Autrement dit, si quelqu’un retrouve encore au fond d’un placard les clés du succès de 2022, qu’il les transmette rapidement au vestiaire.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Mais ce rendez-vous arrive peut-être au bon moment. Battre Strasbourg largement était encourageant. Résister à Monaco, imposer son jeu et ramener un résultat constituerait un véritable message. Cette équipe n’a pas choisi les difficultés financières du club ni les mouvements incessants du marché. Elle peut en revanche choisir son attitude, son intensité et sa capacité à rester unie.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Personne ne réclame déjà un football de champion au soir de la deuxième journée. On veut simplement voir une équipe ambitieuse, courageuse et suffisamment disciplinée pour ne pas offrir des cadeaux à Golovin, Zakaria ou Brunner. Et si Gouiri poursuit sur sa lancée, si Gomes trouve les espaces et si Abdelli continue de courir comme si le dernier métro marseillais partait sans lui, l’OM aura de vrais arguments.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Cette saison commence dans le brouillard, mais elle n’est certainement pas condamnée à y rester. Le groupe a perdu des cadres, le recrutement tarde et les interrogations sont nombreuses. Pourtant, la victoire contre Strasbourg a rappelé une évidence : le talent n’a pas entièrement quitté la Commanderie.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, que les dirigeants s’occupent des contrats, que les agents surveillent leurs téléphones et que les joueurs s’occupent enfin du ballon. Comme l’a résumé Abdelli, c’est désormais « au terrain de parler ».</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et s’il pouvait parler avec l’accent marseillais, personne ici ne s’en plaindrait.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Allez l’OM !!! </span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size">Les équipes probables : </span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">AS Monaco – 4-2-3-1</span></span></span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Hradecky – Vanderson, Sadibou Sané, Eric Dier, Nazinho – Lamine Camara, Denis Zakaria (cap.) – Mamadou Coulibaly, Aleksandr Golovin, Stanis Idumbo – Paris Brunner.</span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">OM – 4-2-3-1</span></span></span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size">De Lange – Timothy Weah, CJ Egan-Riley, Geoffrey Kondogbia, Emerson – Pierre-Emile Højbjerg, Himad Abdelli – Amine Harit, Angel Gomes, Tadjidine Mmadi – Amine Gouiri.</span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">À Marseille, le mercato n’est jamais une simple fenêtre. C’est une porte battante, avec des joueurs qui entrent, d’autres qui sortent et, cette année, surtout un courant d’air qui commence sérieusement à décoiffer Bruno Genesio.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Pourtant, au milieu de ce joyeux désordre estival, l’OM a parfaitement lancé sa saison en balayant Strasbourg 4-0. Un doublé de Gouiri, Angel Gomes à la baguette, Abdelli omniprésent et Højbjerg toujours aussi généreux dans l’effort : pendant 90 minutes, le terrain avait presque réussi à nous faire oublier les comptes, les ventes et les rumeurs de départ. À Marseille, quatre buts et quelques jours de calme, c’est déjà une performance.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, le décor sera beaucoup moins confortable. Direction le stade Louis-II pour affronter Monaco, l’un des concurrents directs aux places européennes. Les Monégasques ont eux aussi gagné lors de la première journée, au Havre, avant de décrocher jeudi leur qualification en Ligue Conférence en dominant le Górnik Zabrze 4-1. Trois jours de récupération seulement, certes, mais une confiance bien installée et une équipe qui commence à assimiler les principes de Filipe Luís : possession, pressing et volonté de défendre collectivement.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Monaco sera privé de plusieurs joueurs importants, notamment Balogun, Minamino, Salisu, Ansu Fati et Edan Diop. Matthis Abline effectue en revanche son retour dans le groupe. L’OM se présentera également diminué. Igor Paixão, touché à la cuisse, restera à Marseille, tout comme Leonardo Balerdi, dont le départ est en discussion à Rome. Le mercato a donc déjà rempli sa feuille de match avant même Willy Delajod.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Bruno Genesio devrait reconduire l’ossature séduisante face à Strasbourg. De Lange dans le but ; Weah, Egan-Riley, Kondogbia et Emerson derrière ; Højbjerg et Abdelli dans l’entrejeu ; puis Harit, Angel Gomes et Keyliane Abdallah autour d’Amine Gouiri. Une équipe peut-être moins clinquante que celle imaginée au début de l’été, mais qui possède de la technique, de l’expérience et quelques jeunes n’ayant visiblement pas l’intention d’attendre gentiment leur tour.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">On surveillera particulièrement Himad Abdelli. Après six premiers mois compliqués dans son club de cœur, le milieu marseillais semble enfin libéré. Plus agressif sans le ballon, plus juste dans ses transmissions et parfaitement complémentaire de Højbjerg, il veut devenir le véritable numéro 8 de l’OM. Pour lui, cette saison ressemble à une revanche. Et un Marseillais qui joue avec une revanche dans la peau n’est jamais totalement inoffensif.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Attention toutefois : Louis-II n’est plus vraiment une résidence secondaire accueillante pour l’OM. Marseille y reste sur trois défaites consécutives en championnat : 3-2 en 2023, 3-0 en 2025 puis 2-1 en avril dernier. Autrement dit, si quelqu’un retrouve encore au fond d’un placard les clés du succès de 2022, qu’il les transmette rapidement au vestiaire.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Mais ce rendez-vous arrive peut-être au bon moment. Battre Strasbourg largement était encourageant. Résister à Monaco, imposer son jeu et ramener un résultat constituerait un véritable message. Cette équipe n’a pas choisi les difficultés financières du club ni les mouvements incessants du marché. Elle peut en revanche choisir son attitude, son intensité et sa capacité à rester unie.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Personne ne réclame déjà un football de champion au soir de la deuxième journée. On veut simplement voir une équipe ambitieuse, courageuse et suffisamment disciplinée pour ne pas offrir des cadeaux à Golovin, Zakaria ou Brunner. Et si Gouiri poursuit sur sa lancée, si Gomes trouve les espaces et si Abdelli continue de courir comme si le dernier métro marseillais partait sans lui, l’OM aura de vrais arguments.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Cette saison commence dans le brouillard, mais elle n’est certainement pas condamnée à y rester. Le groupe a perdu des cadres, le recrutement tarde et les interrogations sont nombreuses. Pourtant, la victoire contre Strasbourg a rappelé une évidence : le talent n’a pas entièrement quitté la Commanderie.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, que les dirigeants s’occupent des contrats, que les agents surveillent leurs téléphones et que les joueurs s’occupent enfin du ballon. Comme l’a résumé Abdelli, c’est désormais « au terrain de parler ».</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et s’il pouvait parler avec l’accent marseillais, personne ici ne s’en plaindrait.</span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color">Allez l’OM !!! </span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size">Les équipes probables : </span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">AS Monaco – 4-2-3-1</span></span></span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Hradecky – Vanderson, Sadibou Sané, Eric Dier, Nazinho – Lamine Camara, Denis Zakaria (cap.) – Mamadou Coulibaly, Aleksandr Golovin, Stanis Idumbo – Paris Brunner.</span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">OM – 4-2-3-1</span></span></span></span><br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size">De Lange – Timothy Weah, CJ Egan-Riley, Geoffrey Kondogbia, Emerson – Pierre-Emile Højbjerg, Himad Abdelli – Amine Harit, Angel Gomes, Tadjidine Mmadi – Amine Gouiri.</span></span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Europa League 2026/2027]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-Europa-League-2026-2027</link>
			<pubDate>Fri, 28 Aug 2026 10:52:06 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=10947">Godfather</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-Europa-League-2026-2027</guid>
			<description><![CDATA[Tirage dans 10 minutes<br />
<br />
Olympiakos<br />
Celtic<br />
Jagiellonia<br />
Ararat<br />
<br />
Alkmaar<br />
Plzen<br />
Celje<br />
Toreense<br />
<br />
Ça serait pas mal]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Tirage dans 10 minutes<br />
<br />
Olympiakos<br />
Celtic<br />
Jagiellonia<br />
Ararat<br />
<br />
Alkmaar<br />
Plzen<br />
Celje<br />
Toreense<br />
<br />
Ça serait pas mal]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[OM - RC Strasbourg : ce soir, on replonge… mais jusqu’où ?]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-RC-Strasbourg-ce-soir-on-replonge%E2%80%A6-mais-jusqu%E2%80%99o%C3%B9</link>
			<pubDate>Fri, 21 Aug 2026 07:46:31 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=8321">Le sud</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-OM-RC-Strasbourg-ce-soir-on-replonge%E2%80%A6-mais-jusqu%E2%80%99o%C3%B9</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Voilà, c’est reparti.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Après quelques semaines de calme relatif — notion toute marseillaise qui consiste à surveiller le mercato toutes les dix minutes en criant « On va recruter quelqu’un, oui ou non ? » — l’OM retrouve enfin le Vélodrome et la Ligue 1. Coup d’envoi à 20h45 face à Strasbourg.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Une nouvelle saison commence. Enfin, « nouvelle »… Disons que l’emballage a changé, mais qu’à l’intérieur, on reconnaît encore pas mal de monde.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Bruno Génésio prend les commandes d’un OM prié de faire mieux que sa cinquième place de la saison dernière, avec des ambitions revues à la baisse, des finances surveillées de près et, pour le moment, aucune recrue venue bouleverser le vestiaire. Une mission simple, donc : obtenir davantage avec presque les mêmes joueurs et probablement quelques départs supplémentaires avant la fermeture du mercato. À Marseille, même les casse-têtes sont ambitieux.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">La préparation a néanmoins apporté quelques raisons d’espérer. De l’engagement, une équipe concernée et des résultats plutôt encourageants. De quoi commencer à y croire un peu… tout en gardant le numéro du cardiologue à proximité. Nous connaissons la maison : une victoire ce soir et certains parleront déjà de titre ; un match nul et le mercato deviendra immédiatement « catastrophique » ; une défaite et quelqu’un réclamera probablement le retour d’un ancien entraîneur avant minuit.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il faudra aussi surveiller l’ambiance autour de Pierre-Emile Højbjerg, dont le refus de rejoindre Newcastle n’aurait pas franchement ravi la direction. Mais le Danois est toujours là. Pour combien de temps ? Mystère. À Marseille, le mercato ne se ferme jamais vraiment : il se contente parfois de prendre une courte pause.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Dans les cages, Jeffrey De Lange devrait connaître son grand baptême en tant que numéro un. Une occasion rêvée de rassurer tout le monde… ou de nous rappeler que la sérénité n’a jamais été une tradition olympienne.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">En face, Strasbourg arrive également avec un nouvel entraîneur, Hugo Oliveira, et un effectif largement remanié après plus de 100 millions d’euros de ventes. Les Alsaciens ont connu une préparation compliquée, avec notamment un spectaculaire 7-0 encaissé contre le Sporting. Le genre de résultat qui devrait nous rassurer. Et c’est précisément pour cela qu’il faut commencer à se méfier.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Car Strasbourg avait déjà mal préparé la saison dernière avant de gagner son premier match à l’extérieur. Et cette équipe est devenue une spécialiste pour contrarier l’OM : cinq des six dernières confrontations disputées au Vélodrome se sont terminées par un nul, dont les quatre plus récentes. Autrement dit, si vous aviez prévu une soirée tranquille, vous avez probablement choisi le mauvais club et le mauvais adversaire.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sur le terrain, Amine Gouiri pourrait être l’une des principales armes marseillaises, lui qui apprécie particulièrement les secondes périodes. Côté strasbourgeois, Martial Godo aime frapper plus tôt, souvent entre la 25e et la 40e minute. Quinten Timber sera suspendu pour l’OM, tandis que Joaquín Panichelli manquera à Strasbourg en raison d’une blessure au genou.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et maintenant ?</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre 20h45. À ressortir le maillot, préparer les commentaires définitifs après huit minutes de jeu et se promettre, une nouvelle fois, de rester mesuré quoi qu’il arrive.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Que nous réserve cette saison ? Du stress, certainement. Des soirées incompréhensibles, probablement. Quelques polémiques, obligatoirement. Mais aussi du plaisir, des frissons, un Vélodrome en ébullition et, qui sait, peut-être une très belle surprise au bout du chemin.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, la page est encore blanche. Même si le stylo ressemble beaucoup à celui de l’année dernière.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Alors, Bruno, fais-nous rêver…</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Allez l’OM !</span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Les équipes probables : </span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size">OM (4-3-3) : De Lange – Weah (cap.), Egan-Riley, Kondogbia, Emerson – Højbjerg, Gomes, Abdelli – Harit, Gouiri, Paixão.Entraîneur : Bruno Génésio.</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size">Strasbourg (4-2-3-1) : Jörgensen – Doué (cap.), Høgsberg, Omobamidele, Del Blanco – Sousa, El Mourabet – Amo-Ameyaw, Reyna, Nanasi – Mara.Entraîneur : Hugo Oliveira.</span></span>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Voilà, c’est reparti.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Après quelques semaines de calme relatif — notion toute marseillaise qui consiste à surveiller le mercato toutes les dix minutes en criant « On va recruter quelqu’un, oui ou non ? » — l’OM retrouve enfin le Vélodrome et la Ligue 1. Coup d’envoi à 20h45 face à Strasbourg.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Une nouvelle saison commence. Enfin, « nouvelle »… Disons que l’emballage a changé, mais qu’à l’intérieur, on reconnaît encore pas mal de monde.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Bruno Génésio prend les commandes d’un OM prié de faire mieux que sa cinquième place de la saison dernière, avec des ambitions revues à la baisse, des finances surveillées de près et, pour le moment, aucune recrue venue bouleverser le vestiaire. Une mission simple, donc : obtenir davantage avec presque les mêmes joueurs et probablement quelques départs supplémentaires avant la fermeture du mercato. À Marseille, même les casse-têtes sont ambitieux.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">La préparation a néanmoins apporté quelques raisons d’espérer. De l’engagement, une équipe concernée et des résultats plutôt encourageants. De quoi commencer à y croire un peu… tout en gardant le numéro du cardiologue à proximité. Nous connaissons la maison : une victoire ce soir et certains parleront déjà de titre ; un match nul et le mercato deviendra immédiatement « catastrophique » ; une défaite et quelqu’un réclamera probablement le retour d’un ancien entraîneur avant minuit.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Il faudra aussi surveiller l’ambiance autour de Pierre-Emile Højbjerg, dont le refus de rejoindre Newcastle n’aurait pas franchement ravi la direction. Mais le Danois est toujours là. Pour combien de temps ? Mystère. À Marseille, le mercato ne se ferme jamais vraiment : il se contente parfois de prendre une courte pause.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Dans les cages, Jeffrey De Lange devrait connaître son grand baptême en tant que numéro un. Une occasion rêvée de rassurer tout le monde… ou de nous rappeler que la sérénité n’a jamais été une tradition olympienne.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">En face, Strasbourg arrive également avec un nouvel entraîneur, Hugo Oliveira, et un effectif largement remanié après plus de 100 millions d’euros de ventes. Les Alsaciens ont connu une préparation compliquée, avec notamment un spectaculaire 7-0 encaissé contre le Sporting. Le genre de résultat qui devrait nous rassurer. Et c’est précisément pour cela qu’il faut commencer à se méfier.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Car Strasbourg avait déjà mal préparé la saison dernière avant de gagner son premier match à l’extérieur. Et cette équipe est devenue une spécialiste pour contrarier l’OM : cinq des six dernières confrontations disputées au Vélodrome se sont terminées par un nul, dont les quatre plus récentes. Autrement dit, si vous aviez prévu une soirée tranquille, vous avez probablement choisi le mauvais club et le mauvais adversaire.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Sur le terrain, Amine Gouiri pourrait être l’une des principales armes marseillaises, lui qui apprécie particulièrement les secondes périodes. Côté strasbourgeois, Martial Godo aime frapper plus tôt, souvent entre la 25e et la 40e minute. Quinten Timber sera suspendu pour l’OM, tandis que Joaquín Panichelli manquera à Strasbourg en raison d’une blessure au genou.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Et maintenant ?</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Maintenant, il ne reste plus qu’à attendre 20h45. À ressortir le maillot, préparer les commentaires définitifs après huit minutes de jeu et se promettre, une nouvelle fois, de rester mesuré quoi qu’il arrive.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Que nous réserve cette saison ? Du stress, certainement. Des soirées incompréhensibles, probablement. Quelques polémiques, obligatoirement. Mais aussi du plaisir, des frissons, un Vélodrome en ébullition et, qui sait, peut-être une très belle surprise au bout du chemin.</span></span><br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Ce soir, la page est encore blanche. Même si le stylo ressemble beaucoup à celui de l’année dernière.</span></span><br />
<br />
<span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="color: #000000;" class="mycode_color">Alors, Bruno, fais-nous rêver…</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Allez l’OM !</span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size"><span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Les équipes probables : </span></span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size">OM (4-3-3) : De Lange – Weah (cap.), Egan-Riley, Kondogbia, Emerson – Højbjerg, Gomes, Abdelli – Harit, Gouiri, Paixão.Entraîneur : Bruno Génésio.</span></span><br />
<br />
<span style="color: #000000;" class="mycode_color"><span style="font-size: medium;" class="mycode_size">Strasbourg (4-2-3-1) : Jörgensen – Doué (cap.), Høgsberg, Omobamidele, Del Blanco – Sousa, El Mourabet – Amo-Ameyaw, Reyna, Nanasi – Mara.Entraîneur : Hugo Oliveira.</span></span>]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[finale ; Espagne - Argentine]]></title>
			<link>https://www.opiom.net/forums/Thread-finale-Espagne-Argentine</link>
			<pubDate>Sat, 18 Jul 2026 06:49:19 +0000</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://www.opiom.net/forums/member.php?action=profile&uid=9491">Mr.Grieves</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://www.opiom.net/forums/Thread-finale-Espagne-Argentine</guid>
			<description><![CDATA[Espagne - Argentine 1-1<br />
<br />
score temps règlementaire pris en compte.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Espagne - Argentine 1-1<br />
<br />
score temps règlementaire pris en compte.]]></content:encoded>
		</item>
	</channel>
</rss>