Les clubs ont la cote- [b][SIZE=3]Les clubs ont la cote[/SIZE] [/b]
Cela fait plusieurs années que certains dirigeants de clubs, le président lyonnais Jean-Michel Pierre Mondy en tête, attendaient ça. Mardi matin, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative Jean-François Lamour a invité les représentants du football français pour les informer que l'interdiction faite aux clubs d'entrer en bourse va bientôt être levée. Le ministre a ainsi convié le président de la FFF Jean-Pierre Escalettes, son homologue de la Ligue Frédéric Thiriez et quelques présidents de clubs dont Gervais Martel (Lens), Jean-Michel Pierre Mondy (Lyon), Michel Seydoux (Lille) et Maurice Cohen (Nice).
Comme ses prédécesseurs, Jean-François Lamour a toujours été contre la cotation en Bourse des clubs. Une époque bientôt révolue puisque la France doit dorénavant se plier aux exigences de la Commission européenne, qui a demandé à la France de modifier sa législation. «[i]Cette interdiction constitue une entrave injustifiée à la libre circulation des capitaux, en violation du Traité européen[/i]» a notamment notifié le Parlement européen. «[i]La demande de la Commission a été adressée sous la forme d'un avis motivé, ce qui correspond à la deuxième étape de la procédure d'infraction prévue. Si la France ne donne pas de réponse satisfaisante dans les deux mois, la Commission peut décider de saisir la Cour de justice des communautés européennes[/i]». Le temps presse puisque le 14 février, il sera en effet trop tard.
Si la France entend bien se mettre en conformité, elle souhaite cependant "encadrer ce droit[i]"[/i] en y injectant quelques restrictions. Principales raisons à cela, protéger les clubs fragiles financièrement mais aussi les petits porteurs, qui pourraient être victimes d'investissements hasardeux. Le ministère entend donc proposer l'entrée en Bourse uniquement aux clubs dont la société sportive possède son stade comme c'est le cas actuellement pour Auxerre et Lens. Reste ensuite à convaincre la Commission européenne l'utilité de ces quelques ajustements.
Voilà...d'ici quelques semaines, nous pourrons posséder dans notre portefeuille un cheveu de Barthez, une dent de Ribery, un serre-tete de Déhu, pour notre plus grand bonheur...
ou malheur.
L'experience à l'étranger, est plutot malheureuse, de nombreux petits porteurs passionnés de football, abusés par des promesses non tenus se sont retrouvés ruinés.
Le risque est grand, car ouvrir la porte à la quotation de nos clubs en bourse, c'est ouvrir les délicates, subtiles, perverses et dangereuses portes de l'ex Palais Brongniart à des non initiés.
C'est surtout, la porte ouverte aux spéculations les plus inimaginables..mais aussi, il faut l'admettre, à la mise en place d'une relative transparence sur les comptes...
Pierre Mondy s'en frotte déjà les mains...
nous, avons probablement du souci à nous faire...
- Quand Canal + aura fusionné avec TPS et qu'ils refuseront de lacher les 600 M€ prévus, ils vont nous dire que les clubs sont obligés pour survivre de rentrer en bourse, d'où le nouveau stade d'encravatés, d'où l'augmentation des places, d'où ma volonté de supporter Cassis Carnoux à partir de maintenant.
Ca va être bon un OM-Strasbourg à 30€
Vive le toit
Vive Canal+
Vive le football Business
Vives les cravates
- L'actionnaire "moyen" généralement attend du 15% de rendement par an. ( à la louche)
Quand on voit les résultats financiers des clubs français, j ai un peu de mal à comprendre qui va investir là dedans,
si ce n est les amoureux de leur club, qui vont mettre leurs sous a pure perte.
L'OM avec sa politique d'assainissement des finances, l'aspect marketing, tout ça ajouté à la ferveur populaire, pourrait etre tenté par le coup...
j ai peur...
ToxPolyCarb a écrit :
L'actionnaire "moyen" généralement attend du 15% de rendement par an. ( à la louche)
Faut que tu me donnes de tuyaux, parce qu'un placement à la rentabilité de 15 % ça m'interesse quand meme pas mal ...
Fanfarlo a écrit :
Vive les cravates
...raciste 
keyser a écrit :
...raciste 
On dit cravaciste 
- Le système boursier est la composante essentielle de la dérive de nos sociétés. Je suis capable de tenir deux heures sur ce sujet si tant est qu'il y ait du casa à boire...mais là il fait soif!
Dans le monde du ballon, ca marche aussi bien que dans le reste: tous pour la rentabilité immediate, degun pour l'investissement à long terme...ca va donner!:blondblush1:
Merci pour tout cet Amour, Jean-Francois.
- Le seul intérêt que je vois dans cette vaste fumisterie, c'est qu'Pierre Mondy va y foncer tête baissée, et comme tous les autres gros clubs européens, s'y planter lamentablement. Seulement, Lyon n'a pas derrière des appuis comme peuvent l'avoir la Juve ou Manchester ...

Enfin, à condition que Lyon puisse remplir les conditions que le gouvernement essaye de mettre en place.
Sinon, bien sûr, contre à 200% ! 
Oc! a écrit :
Le système boursier est la composante essentielle de la dérive de nos sociétés. Je suis capable de tenir deux heures sur ce sujet si tant est qu'il y ait du casa à boire...mais là il fait soif!
s'il faut venir discuter de ça avec un casa devant le nez, je suis ton homme, on pourrait même tenir quatre heures, du coup ...
Oc ! a écrit :
Merci pour tout cet Amour, Jean-Francois.
Sur ce coup, il n'y est pour pas grand chose....
conformité Européenne qu'on te dit....
- Le football m'ennuie... Le football m'ennuie de plus en plus...
Un sport si populaire il y a 40 ans, qui va devenir un sport d'oligarques dans 15 ans...
Triste évolution...
- oui bon, c'est du grosso merdo, quand le cac fait pas trop le yoyo,
et avec une prise de risque pas trop grande mais présente.
Les "business angel" de la bonne époque ne dégainaient pas à moins il me semble.
un petit palmares depuis le 1er janvier, mais je sais niveau risque ça n'a rien à voir.
Tout ça pour dire qu'un club de foot, à l heure actuelle, [b]n'est pas rentable,[/b]
et kess k ils cherchent les investisseurs ?
voilà, c'était juste l'idée.
Autre question : Va t on introduire (ce mot va servir et re-servir je sens), la totalité des capitals des clubs ?
Seront-ils a l abris des OPA hostiles et autres manips de nos amis requins de la finance ?
Ca nous promet que du bonheur tout ça....:vod:
ToxPolyCarb a écrit :
oui bon, c'est du grosso merdo, quand le cac fait pas trop le yoyo,
et avec une prise de risque pas trop grande mais présente.
Les "business angel" de la bonne époque ne dégainaient pas à moins il me semble.
un petit palmares depuis le 1er janvier, mais je sais niveau risque ça n'a rien à voir.
Ouaip, m'enfin là tu donnes des exemples de Warrant..controlé par les banques
keyser a écrit :
Sur ce coup, il n'y est pour pas grand chose....
conformité Européenne qu'on te dit....
C'est exact.
Ô taon pour moi.:blondblush1:
On dit merci qui alors?:blondblush1:
Merci l'Europe?
Bon, le debat va mal tourner si je me laisse aller...stop.
Oc ! a écrit :
C'est exact.
Ô taon pour moi.:blondblush1:
On dit merci qui alors?:blondblush1:
Merci l'Europe?
Bon, le debat va mal tourner si je me laisse aller...stop.
Ah non pas de dérive, par pitié. Vas taper ton poulpe, il va être dur et ton congélo est plein :nono1:
Vive le sport, sur Antenne2!!
- Le poulpe m'a tué, un reportage de Vincent Marronier !!!
![[Image: 83729ioqmw5eh.jpg]](http://img55.imageshack.us/img55/1778/83729ioqmw5eh.jpg)
- si ohélas si engouffre c'est qu'il y voit un avantage certain.
cotation en bourse et ouverture de capital vont elles forcément de paire? car dans ce cas là ça signifie généralement grosse rentrée d'argent ...
apres faut voir comment s'est utilisé!
un truc pareil à l'om ça va vite etre ingérable,
de plus toutes les rumeurs, ne risque t'elle pas de jouer sur le cours de la bourse si l'om est coté ...
car imaginait si toutes les semaines qu'un journal raconte n'importe quoi sur une entreprise du cac40 ...qu'elles seront les conséquences
- C'est Georges qui va pouvoir s'en foutre plein les fouilles !
A lui les VAD, SRD... va faire la pluie et le beau temps sur le cours...

- des eydelits d'initiés en veux tu en voilà!
nikoairways a écrit :
des eydelits d'initiés en veux tu en voilà!
joli !! :incline:
- Beh c'est pas gagné si ça passe ce truc...
Vive l'Euroooooooope!
Etre obligé de s'autocasser la gueule si on te force, c'est pas beau ça??
- ça sent pas bon ce truc n'empeche !
C'est vrai que ça fait peur, il est loin le temps du sport populaire :choque:
tiens parmis vous, je vois qu'il y a des connaisseurs, existe-t-il un club en europe ou dans le monde, qui ressort grandi qu'une mise en bourse ? (sur le moyen voir long terme j'entends)
captain olorin a écrit :
ça sent pas bon ce truc n'empeche !
C'est vrai que ça fait peur, il est loin le temps du sport populaire :choque:
tiens parmis vous, je vois qu'il y a des connaisseurs, existe-t-il un club en europe ou dans le monde, qui ressort grandi qu'une mise en bourse ? (sur le moyen voir long terme j'entends)
un article de la tribune interessant :
![[Image: latribunefr200.gif]](http://www.latribune.fr/v5/img/logos/latribunefr200.gif)
[FONT=Arial]Le 21/05/2003[/FONT] ![[Image: blank.gif]](http://www.latribune.fr/v5/img/blank.gif)
[SIZE=5][FONT=Arial][b]Les clubs de foot proches du carton rouge en Bourse[/b]
[/FONT][/SIZE][b]Les aléas des championnats, des recettes assises sur les droits télé et des bilans tendus expliquent les déboires boursiers des clubs cotés. Mais le divorce entre le stade et le marché n'est pas encore définitif.[/b]
Le football a beau être le sport le plus populaire du monde, les marchés financiers restent hermétiques à ses charmes. Ils ont pourtant failli se laisser tenter. ![[Image: latribunefr200.gif]](http://www.latribune.fr/v5/img/logos/latribunefr200.gif)
[EMAIL="information@latribune.fr"][color=#0000ff][/color][/EMAIL]
Lorsque, dans les années 90, de nombreux clubs européens sont entrés en Bourse, certains ont cru trouver la poule aux oeufs d'or. Arrosés abondamment par les droits audiovisuels, les clubs cotés étaient promis au plus bel avenir. On en est loin aujourd'hui.
En novembre dernier, le cabinet Bourse Finance Sport (BFS) soldait l'échec du football en Bourse : un secteur [i]"peu attractif pour les investisseurs"[/i], où la totalité des titres, à l'exception de ceux de Manchester United, se traînent sous leurs cours d'introduction. Certes, comme le note le président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Pierre Mondy, ce triste bilan est lié aux conditions du marché. [i]"Je ne considère pas que le football se soit plus mal comporté que de nombreux autres secteurs, pourtant considérés comme plus attractifs"[/i], souligne-t-il. Il est vrai que l'indice européen Bloomberg Eurokick, qui regroupe les 37 clubs cotés en Europe, a surperformé depuis un an l'Euro Stoxx 50 de 8 %. Mieux même, depuis le début de l'année, l'indice footballistique fait mieux que l'indice phare paneuropéen de plus de 11 %. Mais cette performance est-elle suffisante pour compenser les risques et la volatilité liés au secteur ?
[b]"Modèle fou."[/b] Le premier aléa est évidemment sportif. Car les revenus des clubs, qu'ils soient issus des droits audiovisuels, des droits d'entrée dans les stades ou des ventes de produits dérivés, dépendent étroitement des performances sportives des équipes. Or ces performances restent évidemment incertaines : l'histoire du football est pleine d'exemples de [i]"Goliath"[/i] battus par des "David" en dépit de toute logique. [i]"Les investisseurs n'ont pas une visibilité suffisante sur les revenus des clubs"[/i], conclut ainsi Georges Ducel, conseiller pour le fonds Olympe de Tocqueville Finance, orienté vers les valeurs du sport.
Cet aléa sportif n'est en rien compensé par de solides bilans. L'inflation des salaires depuis la fin des années 90 a bâti un modèle de croissance très dépendant des droits audiovisuels. [i]"Un modèle fou"[/i], selon Georges Ducel, qui a amené les clubs, même les plus modestes, à s'endetter massivement. Le ratio dettes sur fonds propres des groupes atteint ainsi 588 % à la Juventus de Turin et 860 % à Newcastle. Mais aujourd'hui, si les salaires des joueurs restent élevés, les revenus audiovisuels, dans la foulée des faillites de Kirch et ITV, ont reculé. Aussi la plupart des clubs ont-ils affiché, en 2002, des pertes abyssales. Et comme la pertinence économique de la valeur d'un joueur est très délicate à évaluer, comme le note Georges Ducel, les investisseurs préfèrent rester à l'écart de sociétés difficilement valorisables.
Et cette désaffection s'entretient elle-même. Peu liquides (32 des 37 clubs ont un montant quotidien moyen de transaction de leur titre en Bourse inférieur à 50.000 euros depuis janvier), ces titres n'en sont que plus volatils et amplifient les déceptions qu'ils suscitent auprès des investisseurs. Pour sortir de ce cercle vicieux, certains groupes, comme Enic, propriétaire de Tottenham et de plusieurs autres clubs européens, ont lancé un projet de retrait de la cote. La question de la pertinence de la cotation pour les clubs se poserait-elle ?
Ce serait oublier qu'il existe une véritable évolution, notamment sur les bilans. Plusieurs petits clubs anglais ont ainsi réduit considérablement leurs coûts, en baissant les salaires ou en vendant des joueurs. D'autres ont joué la transparence en dépréciant la valeur de certains transferts dans leurs comptes. Force est donc de constater certains effets bénéfiques de la cotation. Pour preuve, aucun club coté n'a connu les affres de la cessation de paiement, alors que de nombreux clubs non cotés disparaissent chaque saison.
Le succès de Manchester United. Surtout, faire le deuil des clubs en Bourse serait oublier le succès de Manchester United (MU), la référence du secteur. Avec une capitalisation de 371 millions de livres, un cours multiplié par 10 depuis 1991 et des profits régulièrement positifs, la cotation du club anglais est un succès indéniable. Une réussite qu'il doit à ses 53 millions de fans dans le monde, selon le club britannique lui-même. [i]"Cette base est essentielle pour la réussite boursière des clubs, mais elle est rare"[/i], indique un analyste londonien. Mais MU s'appuie également sur la recherche de revenus plus stables, notamment grâce à un partenariat avec Nike.
Du coup, il reste des candidats à la Bourse parmi les clubs européens, en Espagne avec le FC Valence et en Belgique avec le Standard de Liège. [i]"C'est encore un peu tôt"[/i], estime Georges Ducel. Il faudra auparavant, selon lui, que [i]"les clubs présentent des objectifs raisonnables et progressifs alliés à une gestion saine"[/i]. Alors on pourra les valoriser sur des bases claires et les investisseurs pourraient retrouver le chemin des stades.
- Pierre Mondy serait serait vraiment le dernier des konos à croire qu'il peut faire avec Lyon ce qui a été fait avec MU.
J'attends de voir ça avec impatience !!
- Merci Keyser
Et le cas de Glazer pourrait donc se reproduire dans petit club Français. Perso quand je vois MU maintenant je ne dirais pas que c'est une réussite. Financière peut etre mais surement pas sportive...
- Attention, l'article date de 2003, depuis pas mal de choses ont pu évoluer...et principalement, au sujet de MU qui est loin, sur le plan sportif de dominer le foot comme il pouvait le faire dans les années 2000...
edit
et hop..le cours de l'action de MU, [b]sachant, que ce club n'est vraiment pas représentatif ....[/b]
![[Image: TR34-1]](http://www.latribune.fr/Dossiers/sportbusiness.nsf/DocsWeb/C1256EE40033EA55C125701A007012F0/%24file/TR34-1)
Fanfarlo a écrit :
Quand Canal + aura fusionné avec TPS et qu'ils refuseront de lacher les 600 M prévus, ils vont nous dire que les clubs sont obligés pour survivre de rentrer en bourse, d'où le nouveau stade d'encravatés, d'où l'augmentation des places, d'où [b]ma volonté de supporter Cassis Carnoux à partir de maintenant.[/b]
Dans mes bras, Fanfarlo !
![[Image: mw8c5u.jpg]](http://i1.tinypic.com/mw8c5u.jpg)
![[Image: mw8cb8.jpg]](http://i1.tinypic.com/mw8cb8.jpg)
- Mais force est de constater, que meme s'il en est encore loin, en particularité en terme de notoriété international, le modèle économique de l'OL, est celui, en France qui s'approche le plus de celui de MU...et s'il existe au moins un club, à qui on peut prédire un succés à long terme sur le marché financier, c'est probablement l'OL.
- l'OL n'est pas du tout aduler dans le monde entier, même dans leur région les gens prefère l'ASSE, je doute qu'ils connaissent le succé de MU sur le marché financier, rien que pour cela. MU est quand même un des club qui connait le plus de supporter dans le monde entier.
keyser a écrit :
Attention, l'article date de 2003, depuis pas mal de choses ont pu évoluer...et principalement, au sujet de MU qui est loin, sur le plan sportif de dominer le foot comme il pouvait le faire dans les années 2000...
edit
et hop..le cours de l'action de MU, [b]sachant, que ce club n'est vraiment pas représentatif ....[/b]
![[Image: TR34-1]](http://www.latribune.fr/Dossiers/sportbusiness.nsf/DocsWeb/C1256EE40033EA55C125701A007012F0/%24file/TR34-1)
Le club n'est peut-être pas représentatif, mais par contre les graphes ci-dessus sont représentatifs de ce qu'est la bourse, c'est-à-dire le chaos. 
Absolument aucune corrélation entre résultats et évolution de l'action, comme toujours...
C'est probablement pour ça qu'il faut absolument rejeter cette affaire, ou laisser ceux qui en ont envie patauger dans leur monde, et les ignorer superbement (du moins, si c'est possible ... :vod: ).
- Je n'abordais pas le profil popularité de l'OL, mais bien son modèle économique. Un club sain (en tous cas qui parait sain); dont le succés, pour le moment à l'échelle national, s'est construit, non pas grace à l'arrivée d'un mécène, ou par l'addiction de dettes abyssales, mais bien grace à un équilibre entre les exigences financières, et les attentes sportives.
Comme MU en son temps, l'OL refuse la fuite en avant des salaires, et l'achat de joueurs à des valeurs prohibitives. Pierre Mondy préfère constuire un socle financier, qui lui permettra de construire son propre stade, tout en maintenant une compétitivité hors norme en France, et puissante sur le plan international.
Pierre Mondy est à la tête, d'un club, qui potentiellement pourrait et sera être un des plus puissants au monde s'il réussi sa politique de diversification.
![[Image: otro_evo_morales.jpg]](http://www.segundoenfoque.com.ar/otro_evo_morales.jpg)
- Il est tout a fait normal que les clubs puissent etre cotés. Rien n'a jamais justifié ce particularisme datant d'un autre temps (les clubs associatifs).
Justice est donc rendue.
Maintenant acheter des parts dans un club de foot, ca reste du grand nimporte quoi vu qu'il y en a pas un qui a des résultats satisfaisant.
Le petit supporter moyen se fera avoir par les autres un peu mieux renseignés...
Y a bien que Lyon qui peut pretendre à rentrer en bourse a l'heure actuelle, ils gagnent du fric de facon independante au secteur sportif, qui lui même se porte plutot pas mal...
keyser a écrit :
Attention, l'article date de 2003, depuis pas mal de choses ont pu évoluer...et principalement, au sujet de MU qui est loin, sur le plan sportif de dominer le foot comme il pouvait le faire dans les années 2000...
edit
et hop..le cours de l'action de MU, [b]sachant, que ce club n'est vraiment pas représentatif ....[/b]
![[Image: TR34-1]](http://www.latribune.fr/Dossiers/sportbusiness.nsf/DocsWeb/C1256EE40033EA55C125701A007012F0/%24file/TR34-1)
A ce propos, il me semblait qu'au moment du départ de Cantona du club, l'action en bourse de ManUtd avait diminuée de moitié dans la semaine qui a suivie.
- Mouais, ça fait beaucoup de bruit tout ça, mais j'aimerais qu'on m'explique une chose.
Si cette loi permet l'entrée en bourse des club propriétaires de leur stade, quel club à part Auxerre est potentiellement bourso mettable ?
Espigoulien a écrit :
Mouais, ça fait beaucoup de bruit tout ça, mais j'aimerais qu'on m'explique une chose.
Si cette loi permet l'entrée en bourse des club propriétaires de leur stade, quel club à part Auxerre est potentiellement bourso mettable ?
Auxerre et Lens il me semble
ToxPolyCarb a écrit :
Auxerre et Lens il me semble
Mouais... Déjà je vois mal Lens ou encore pire Auxerre entrer en bourse.
En France, aucun club à part peut-être Lyon ne peut se le permettre. Ce serait débile. Perso, je ne serais jamais assez stupide pour acheter des actions Lens ou Auxerre !
En gros on fait une loi pour dire qu'on fait une loi mais personne ne l'utilisera.
Débile du début à la fin. Encore un truc pour dire "on fait des choses".
- Oui tout à fait,
par contre, avec notre projet de "nouveau stade", qui ne sera que l'ancien auquel on rajoute un toit et surtout de la surface immobilière (restaux, buros...), je sais pas ce qu'ils ont en tête nos chers dirigeants...
(même si pour l'instant la ville ne veut pas céder le stade, on peut imaginer le pire...)

ToxPolyCarb a écrit :
Oui tout à fait,
par contre, avec notre projet de "nouveau stade", qui ne sera que l'ancien auquel on rajoute un toit et surtout de la surface immobilière (restaux, buros...), je sais pas ce qu'ils ont en tête nos chers dirigeants...
(même si pour l'instant la ville ne veut pas céder le stade, on peut imaginer le pire...)

La ville ne cèdera jamais le stade, elle se sert de ça pour utiliser l'OM comme un instrument politique.
(Je suis en train de changer d'avis sur le projet du stade, de devenir plus pragmatique... C'est paki l'me plaise, mais vu que ce sont des investisseurs privés, c'est tout béef pour le club. Et on aura peut être plus intérêt à avoir une équipe correcte. M'enfin c'est pas le topic...
)
Espigoulien a écrit :
Mouais... Déjà je vois mal Lens ou encore pire Auxerre entrer en bourse.
En France, aucun club à part peut-être Lyon ne peut se le permettre. Ce serait débile. Perso, je ne serais jamais assez stupide pour acheter des actions Lens ou Auxerre !
En gros on fait une loi pour dire qu'on fait une loi mais personne ne l'utilisera.
Débile du début à la fin. Encore un truc pour dire "on fait des choses".
C'est peut etre débile, mais ca nous est imposé par l'UE, donc cette manoeuvre vise juste à ne plus etre hors la loi, lamour y etant sur le principe opposé
Quant à Auxerre c'est le seul club ne pouvant être coté en bourse car ce n'est pas une SASP mais une SAOS je croie...
- Et pis ils sont proprios de leur stade contrairement à 99% des équipes françaises !
- Cela dit la condition franco-française du "il faut être propriétaire de son stade", je suis pas persuadé que l'UE l'apprécie des masses.
A mon avis c'est du bidon, et n'importe quel club à terme pourra se faire introduire... 
keyser a écrit :
Je n'abordais pas le profil popularité de l'OL, mais bien son modèle économique. Un club sain (en tous cas qui parait sain); dont le succés, pour le moment à l'échelle national, s'est construit, non pas grace à l'arrivée d'un mécène, ou par l'addiction de dettes abyssales, mais bien grace à un équilibre entre les exigences financières, et les attentes sportives.
Comme MU en son temps, l'OL refuse la fuite en avant des salaires, et l'achat de joueurs à des valeurs prohibitives. Pierre Mondy préfère constuire un socle financier, qui lui permettra de construire son propre stade, tout en maintenant une compétitivité hors norme en France, et puissante sur le plan international.
Pierre Mondy est à la tête, d'un club, qui potentiellement pourrait et sera être un des plus puissants au monde s'il réussi sa politique de diversification.
Keyser si Pierre Mondy veut rentrer en bourse ce n'est pas pour l'OL en tant que tel mais la holding qui gère l'ensemble des activités marketing de l'OL donc un modèl" complètement décoreler du foot et avec des perspectives financières prévisibles et quantifiables.
Ceux qui se sont risquer en bourse en se basant sur le foot se sont toujours brûler les ailes sauf MU.
- [SIZE=3][SIZE=2]Pierre Mondy, ce président dont on rêve (sans aucune ironie).[/SIZE][/SIZE]
[b][SIZE=3][/SIZE][/b]
[b][SIZE=3]Foot - L1 - Bourse : Pierre Mondy ne comprend pas[/SIZE] [/b]
Jean-Michel Pierre Mondy, le président de Lyon, s'est dit étonné des propos de Jean-François Lamour, le ministre des Sports, quant à la possibilité pour les clubs français d'entrer en bourse s'ils sont propriétaires de leur stade.
document.write('
');![[Image: empty.gif?]](http://www.lequipe.fr/manchettepub/promo/empty.gif?)
«[i]J'ai apprécié qu'on nous réunisse pour cette annonce, mais personne n'a vraiment compris les modalités[/i], a-t-il déclaré dans les colonnes du quotidien L'Equipe du 2 février. [i]En France, seuls Auxerre et Ajaccio pourraient être côtés en bourse ? (Ironique). J'espère que ce n'est qu'un problème de communication. Ce n'est pas équitable, par rapport à nos concurrents européens qui ont accès à l'épargne, et ce ne serait pas équitable non plus de le réserver à quelques clubs français seulement. Si je voulais, je pourrais entrer en bourse demain, en achetant une coquille vide déjà en bourse et en fusionnant avec la holding OL. Mais je suis légitimiste, je veux y parvenir autrement. Si je suis frustré, j'imagine que les gens de la Commission européenne vont se sentir bafoués[/i].»
- Quel arragant cet Pierre Mondy de s'en prendre ainsi à un ministre quand il va se ramasser il va se faire très mal à tomber de haut

- Pas sûr du tout, c'est quelqu'un d'intelligent suffisamment du moins pour analyser les erreurs des clubs introduits dans les années 90 et tirer les enseignements.
- Personnellement je ne suis ni pour, ni contre l'introduction des clubs en bourse. Je pense que les clubs ont le droit de disposer des ressources qui sont mis à disposition par le marché.
Cependant, l'expérience prouve que la plupart des clubs qui ont tenté le challenge boursier, ce sont totalement plantés.
Donc ce que je demande, c'est que tout club, qui se mettra en faillite à cause d'une mauvaise gestion de leurs cours ne soient pas renfloués par les biens publics.
- Depuis quand une société privé dont le cours chute est remise à flot par l'état?
- Ben ça arrive de temps en temps.... pour des grands groupes du type ALSTOM par exemple.
Mais au délà de l'Etat je voulais parler des collectivités. En effet, je crains que les mairies où régions soient tentées de sauver le club phare avec l'argent du contribuable.... et j'ai beau aimer le foot, ça reste qu'en même un loisir, un spectacle, mais pas le centre de préoccupation de notre économie.
Shura a écrit :
Ben ça arrive de temps en temps.... pour des grands groupes du type ALSTOM par exemple.
Mais au délà de l'Etat je voulais parler des collectivités. En effet, je crains que les mairies où régions soient tentées de sauver le club phare avec l'argent du contribuable.... et j'ai beau aimer le foot, ça reste qu'en même un loisir, un spectacle, mais pas le centre de préoccupation de notre économie.
:nono1: L'entreprise que tu cites est une entreprise dont l'état est actionnaire par conséquent il est normal que l'état en tant qu'actionnaire contribue aux pertes comme aux bénéfices. Pour ce qui est des mairies et des régions il me semble qu'il y a une loi qui réglemente les subventions à destination des clubs sportifs constitués en société mais là c'est moins mon domaine.
KodiaK a écrit :
:nono1: L'entreprise que tu cites est une entreprise dont l'état est actionnaire par conséquent il est normal que l'état en tant qu'actionnaire contribue aux pertes comme aux bénéfices. Pour ce qui est des mairies et des régions il me semble qu'il y a une loi qui réglemente les subventions à destination des clubs sportifs constitués en société mais là c'est moins mon domaine.
Imagine le scenario d'un OM ruiné par la bourse,
Politiquement, les Maires/conseillers regionnaux et autres du moment seraient presque forcés d'être au moins les initiateurs d'une reprise du club...
- Laissons-le vaquer à ses occupations qui n'intéressent personne.......surtout qu'il va se retrouver en moins de 2 sur le carreau avec une élimination prématurée en LDC !!!!!
- Hier, il y avait un bon article dans l'Equipe sur la cotation en bourse, en Espagne, en Italie, en Angleterre et en Allemagne.
Y'a pas un club qui a augmenté la valeur de ses actions. La plupart, vendues entre 6 et 10 Euros, se retrouve maintenant entre 2 et 0,2 Euros. Y'a même des clubs qui ont du être retiré de la cotation.
Bref, ni le club ni les épargnants n'ont à y gagner.
- c'est bizar, il a quand même prouver qu'il n'était pas totalement con le Pierre Mondy, si [u]aucun[/u] club n'a réussi à gagner de l'argent en étant en bourse pourquoi est-ce si interressant pour lui d'y aller ? Peut-être que sa megalomanie est plus importante que son intelligence
- Rien à voir car il a su monter autour de l'OL un grand nombre de société complètement déconnecté de l'activité foot (OL coiffure, Taxi, eau minérale, vins, alimentaires, lingerie). Donc un modèle complètement décoreler pour les actions. Le cours devrait ainsi éviter les fluctuations liées aux résultats aléatoires et imprévisible du foot.
Par contre il n'empêche qu'il souhaite à partir de ces activités très rentables dégager des fonds importants pour le foot et garantir une croissance à cet holding pour payer l'actionnaire. Très futé le Pierre Mondy même si le pari reste risqué.
Par contre il est complètement illusoire de voire Marseille en bourse vu l'état actuel du club.
- Est il nécessaire de préciser qu'aucun club n'est obligé de s'introduire !!! c'est un choix à faire en responsabilité (mot pas très à la mode je le concède).
M'enfin les épouvantails ont la vie dure par chez nous.
KodiaK a écrit :
:nono1: L'entreprise que tu cites est une entreprise dont l'état est actionnaire par conséquent il est normal que l'état en tant qu'actionnaire contribue aux pertes comme aux bénéfices. Pour ce qui est des mairies et des régions il me semble qu'il y a une loi qui réglemente les subventions à destination des clubs sportifs constitués en société mais là c'est moins mon domaine.
C'est vrai que mon exemple était mal choisi :D Dans tous les cas les subventions étatiques n'étaient pas mon propos initial. Ce que je voulais surtout dire c'est que je ne vois pas Gaudin ou la région PACA laisser l'OM en banqueroute suite à une chute de son cours.
L'autre problème qui se pose aussi, c'est qui dit action dit possibilité de prise de contrôle du club via une OPA de n'importe quel groupe ou de n'importe quel milliardaire Suisse qui voudrait créer le Bayern du Sud.
Aujourd'hui ça peut être intéressant pour nous parce que ça veut dire que Dreyfus a la possibilité de se faire évincer, mais on peut également devenir à terme un club qui passe de main en main, sans véritable projet et challenge sportif (ce qui, certes, ne nous changera pas trop d'aujourd'hui :D ).
- Tu as raison shura mais d'un autre côté Marseille en bourse cela me paraitrais suicidaire étant donné la stabilité du club. Aujourdh'ui comme le dit Rai96 l'introduction en bourse n'est pas une finalité en soi d'autre part Marseille avec son nom peut encore lever de l'argent sans se perdre dans les méandres de la bourse.
- Je reste plus que sceptique devant cette mesure,finalement les gros clubs espagnols,anglais,allemands ou italiens ne sont pas rentrés en bourse pour la plupart et ceux qui y sont allés ne sont pas dans des situations sublimes en ce moment,je pense à la Lazio,la Roma ou encore le Borrussia....
Bref en plus on ne repondrait pas aux critères requis et franchement c'est loin de me déranger,la bourse ca reste quand même aléatoire alors pourquoi encore rajouter des aléas dans le football?
- Faut pas se leurrer, c'est pas les grosses boites qui vont investir à perte dans les clubs. Ils font des études avant..
Par contre le supporter, si tu lui vend un bout de son club, forcément il va y aller. Moi, à la limite je m'achète une action symbolique, histoire de dire.
Si, seule bonne chose, mettre dans les contrats des joueurs un portefeuille d'actions au lieu de leur filer des primes (comme ça se fait dans des boites). Là, au moins, ils se bougeront un peu !
- et hop, OPA hostile des supporters sur leur club, passage forcé en cooperative avec les joueurs en auto-gestion...
C'est presque revolutionnaire la bourse alors ? 
- Pape serait sceptique au sujet de l'entrée des clubs en bourse...
http://www.boursorama.com/international/detail_actu_intern.phtml?&news=3241971
KodiaK a écrit :
:nono1: L'entreprise que tu cites est une entreprise dont l'état est actionnaire par conséquent il est normal que l'état en tant qu'actionnaire contribue aux pertes comme aux bénéfices. Pour ce qui est des mairies et des régions il me semble qu'il y a une loi qui réglemente les subventions à destination des clubs sportifs constitués en société mais là c'est moins mon domaine.
En effet, les collectivité ont un pallier qui leur est imposé dans leur degré de participation financiere au sein des clubs pro.
En revanche ils peuvent se rattraper par d'autres biais de contournement: achats de billet à des fins sociales, loges, terrain etc...
- Bein ouala...on y est.
Alors ...kikiva les poser sur la table, ses burnes, hein, ki ...mise à part notre ami, Pierre Mondy... ?
- Y a que Pierre Mondy que ça inspire ?
[b][SIZE=3]Pierre Mondy : «Encore plus forte»[/SIZE] [/b]
En seconde période contre Lille samedi (4-1), il avoue «[i]avoir jubilé[/i]». Jean-Michel Pierre Mondy constate avec fierté la marque de son club et de son équipe à deux jours d'exporter son savoir faire à Bucarest, en Ligue des champions. S'il insiste sur la nécessaire remise en cause permanente de ses troupes, c'est parce qu'il sent l'équipe lyonnaise meilleure qu'elle n'a jamais été. Il a encore de grands projets pour elle avec, bientôt, la possibilité d'entrer en bourse. L'objectif : devenir aussi puissant que Chelsea, avec des comptes clairs.
[b]«Jean-Michel Pierre Mondy, Lyon a-t-il envoyé un message à tous ses concurrents contre Lille (4-1) ?[/b]
Le contexte était hautement dangereux. L'OL avait tout à perdre. On s'en est sorti magnifiquement, notamment sur le plan tactique. J'avais assisté à la causerie. Le déroulement du match a donné raison 100% à Gérard (Houllier). J'ai vu le scénario tel qu'il l'avait imaginé. Les joueurs ont su se rebeller avec beaucoup d'orgueil. On a alors trouvé les buteurs que la presse cherchait cet été. Cette équipe est talentueuse et a une ambition à revendre. Elle semble encore plus forte, plus efficace que les années précédentes, à condition de se remettre en cause à chaque match.
[b]Il y avait un signe indien contre Lille...[/b]
A Lyon, on était plutôt bon contre Lille. Je me souviens notamment d'une victoire 3-0 [i](le 23 mai 2004).[/i] Les deux matches de l'an dernier se sont déroulés dans des circonstances particulières. C'est vrai que j'ai jubilé en seconde période. C'était une démonstration précise de ce que nous essayons de réaliser. Mais il faut rester les pieds sur terre et les premiers à devoir le faire sont les dirigeants du club.
[b]Pensez-vous que vos rivaux vont pouvoir résister ?[/b]
Marseille marche avec un Franck Ribéry de très haut niveau, c'est une équipe à prendre en considération, tout comme Lens et probablement Paris qui ne peut pas rester là où il en est. Avec Bordeaux, cela fait suffisamment de compétiteurs pour que le Championnat soit équilibré. J'en suis ravi car on voit de bons matches.
[b]Il était difficile de faire mieux avant le match de Ligue des champions à Bucarest...[/b]
Ce match sera un piège. Il ne faut pas imaginer que ce sera une partie de plaisir. Il faudra être plus fort que cette équipe, qui a gagné à Kiev (4-1), ce qui n'est pas donné à tout le monde. C'est un moyen de confirmer la victoire contre le Real Madrid (2-0), mais surtout de se projeter sur l'avenir. Si on perd, tout sera remis en cause. En cas de match nul, on sera sur la trajectoire qu'il nous faut. Et si on gagne, on se dirigera vers une qualification plus rapide que prévue.
[b]Le projet qui vous tient actuellement à coeur est l'entrée en bourse. Comment comptez-vous vous y prendre ?[/b]
Le projet se différencie des autres par le fait que la valeur de l'action ne sera pas directement liée à la valeur sportive d'un match. Il sera lié à la performance dans le temps, à l'aspect inexorable de la performance. Comme dans toutes les activités, il y a des entreprises qui réussissent en bourse quand il y a de bons managers et d'autres qui ne réussissent pas parce que les managers sont moins bons, ou parce que ce n'est pas le moment. C'est une grande victoire de Jean-François Lamour. Je le remercie d'avoir convaincu le gouvernement.
[b]Plusieurs exemples étrangers montrent que souvent, ça ne marche pas.[/b]
C'est une contre-vérité. Manchester United n'est plus coté parce que son propriétaire l'a sorti, tout simplement car ce club marchait trop bien. Dans le passé, ce secteur était assez aléatoire. Mais de manière très intelligente, Jean-François Lamour a su faire que la loi permette aux clubs de se diversifier et d'avoir non seulement des revenus liés au football, mais aussi à tous les secteurs d'activité. Depuis quatre ans, l'OL a développé une galaxie d'entreprises. On va vers une époque où la bourse va permettre de financer les meilleurs, de donner une chance aux plus petits contre les plus gros et de se concurrencer avec des clubs comme Chelsea, où l'argent est facile. L'argent sera alors juste. C'est un nouveau modèle. Je vais faire maintenant un travail pour convaincre les médias que ce n'est pas un traquenard et que les actionnaires petits porteurs ne seront pas spoliés. Au contraire. On va écrire des aventures formidables qui n'auraient pas été possibles sans la bourse. On va voir des investisseurs gagner de l'argent avec la bourse car elle a cette faculté à mettre les plus forts en évidence et donc les valoriser davantage.
[b]Combien espérez-vous lever de fonds dans un premier temps ?[/b]
C'est trop tôt pour le dire. Mais si on prend le projet de stade, indépendamment des centres commerciaux, il va nous coûter de l'ordre de 250 millions d'euros. La bourse pourrait nous permettre d'en financer la moitié. C'est considérable. Ce stade, et tout ce qui va autour, va augmenter les revenus de l'OL de 40 à 50 millions d'euros par an. D'un côté, on a un investissement lourd financé par la bourse, donc gratuitement pour le club, et de l'autre celui-ci apporte des revenus qui vont pérenniser l'activité. C'est un jeu gagnant-gagnant. C'est pour cela que je suis très heureux et convaincu que c'est un pas immense franchi par le ministère des Sports, comme cela avait été fait précédemment sur la propriété des droits TV, sur les CDD et sur les droits d'image. On a un modèle que plus personne ne pourra contester en France, pour concurrencer nos rivaux européens, Chelsea et les autres.
[b]A quel type d'actionnaires pensez-vous vous adresser ?[/b]
Les premiers intéressés seront, pour en avoir parlé avec des banquiers, des investisseurs institutionnels. Les gens pourront s'y intéresser mais non parce qu'ils sont fans d'un club, mais parce qu'ils sont actionnaires individuels et qu'ils s'intéressent à d'autres entreprises cotées en bourse. Sans être prétentieux, la bourse valorise les entreprises qui sont bien gérées. Ce qui fait la différence entre une action qui monte et une autre qui se casse la figure, ce n'est pas le secteur d'activité, c'est la manière de gérer. Dans le football, je peux citer six ou sept clubs bien gérés. Lille en fait partie. Avec l'effet de levier de la bourse, il va grandir bien plus vite. Pareil pour Lens ou Bordeaux, même si le gestionnaire, Jean-Louis Triaud, dit que ce n'est pas son problème. Mais M6 ne tiendra pas le même langage. A Paris ou Nantes, dont on parle beaucoup en ce moment, cela peut aussi amener une voie de sortie ou d'évolution.
[b]Vous espérez donc ne pas partir seul.[/b]
Je suis convaincu que ce ne sera pas le cas.
[b]Savez-vous quel établissement bancaire vous accompagnera ?[/b]
Oui, cela a été arrêté, mais cela reste confidentiel pour le moment. On sait précisément comment on va s'y prendre. Les établissements financiers et les avocats spécialisés dans la bourse, ont été choisis. On travaille actuellement d'arrache-pied sur le dossier qui va être présenté. Pour réussir une opération en bourse, il faut être à Paris, à Lyon et à Londres.»