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A la Ste Bénédicte, au foot aussi le futé s'abstient quand le benêt dicte

  • Toulouse 1-1 OM : Comment il manque du carburant (dans mon verre)

    Bonsoir mes Pioupious,

    Le dilemme de la soirée : c’est l’œuf qui fait la poule ou la poule qui fait l’œuf ?
    On a perdu 2 points ou alors on en a gagné un ?
    Manque de fraîcheur pour les uns, manque de réalisme pour les autres, manque une dose dans mon verre de calva pour moi.
  • TFC-OM : Christian Jean-Pierre en Sebago devant le Capitole

    Toulouse, fière ville de Sud Ouest, fief de l’ovalie et de l’aéronautique. 4eme ville de France en termes d’habitants juste derrière Marseille.
  • Benfica 1-1 OM : Obrigado, Hatem !

    Mes enfants, quelle soirée !
    Je vous le dis tout-de-go : le couvent a sué tout un chapelet de gouttes, avant qu'Hatem sauve les Olympiens du traquenard dans un Estadio qui sentait la lose à plein nez...
  • Benfica-OM... une pogne de roman

    Il y a le souvenir qu’on ne peut effacer
    Créateur d’émotion de chagrin, de vacarme

    Vivant dans nos mémoires, pour ces actes passés
    Résonnant assourdi, tout embué de larmes…

  • OM 1-1 FCLAudard : Comment le rose c'est moche des fois

    Bonsoir mes pioupious.
Valenciennes - OM Belmadi d'aller là-haut... Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Père SiffleurUne insurrection qui éclate, c'est une idée qui passe son examen devant le peuple écrivait Victor Hugo dans les Misérables, la fronde d’une partie du Stade de France au moment de la Marseillaise est révélatrice du nouveau statut des stades. Ce ne sont plus des lieux où l’on vient communier fraternellement, marier nos différences, confondre nos distinctions, on ne partage plus un plaisir, dans cette nouvelle caisse de résonance on ambitionne l’altérité.

La formulation n’utilise plus la banderole revendicative, dorénavant dans le collimateur, même si elle est inoffensive, mais un moyen d’expression plus terre à terre, voire même rampant, on siffle comme le serpent…
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ? allitérait Racine
Ces sifflets suscités, ça c’est sus à Cissé ! répond l’écho…
Ali tes rations furent copieuses nourrissant l’actualité hexagonale avide de pitance. Les réactions furent vives, parfois démesurées, on en venait à regretter le pourboire laissé au Sofitel Palm Beach de Djerba.
Ceux qui ne se contentaient pas de résonner, raisonnaient en s’interrogeant sur la portée de ces sifflets, dans un curieux réflexe antinational particulièrement injuste envers une équipe de France qui illustre parfaitement la diversité, le métissage de la société française.
Une réaction épidermique qui semble traduire leur auto exclusion de deux pays à la fois. Le malaise du migrant, embarrassé par son souci de filiation et d’identité, jamais tout à fait parti, jamais tout à fait arrivé, très souvent déraciné.
Mais la bêtise n’a pas toujours besoin de justification, on siffle son avant centre comme on siffle les hymnes et dans les deux cas on siffle nos propres composants.
Cependant, si le message est passé, est-il pour autant bien reçu ?
Ce mode d’expression est vieux comme le monde mais réservé aux initiés.
La langue sifflée a été utilisée absolument sur tous les continents, dans toutes les vallées, sur tous les sommets du monde et de tous temps. Partout, l’homme vivant dans la montagne a élaboré une traduction sifflée de sa langue, parce qu’en sifflant, on peut envoyer ce que l’on a à dire à plus de 2 kilomètres de distance. Grâce à ce téléphone portable bio et gratuit, on communique à travers les vallées encaissées des Canaries ou des Pyrénées, on organise la chasse comme en Amazonie en se fondant dans les bruits de la forêt, on tient des discours amoureux comme en Asie du Sud Est ou au Mexique…
Le langage sifflé se trouve ainsi doté de deux usages majeurs : l'un pratique, parce qu'il peut assurer une communication plus large que le langage ordinaire; l'autre social, parce qu'il se réfère à un code réservé, ignoré des personnes extérieures, il permet au groupe ou au sous-groupe d'affirmer sa cohésion, installant illico ses utilisateurs dans la connivence.
Ainsi, le coup de sifflet louangeur que le cacou adresse à la cagole conforte celle-ci dans sa flatteuse image. Il utilisera une autre fréquence et une stridulation différente pour rappeler son chien qui fait parfois la sourde oreille ce qui avait suscité ce bon mot de Marcel Pagnol : On appelle les comédiens des cabots, parce qu'ils se sauvent quand on les siffle.
Des sifflets les Olympiens en ont connus lors de leurs multiples pérégrinations nationales, presque autant que leurs homologues parisiens et dans certains endroits plus que dans d’autres.
Le stade Nungesser en est un, faut dire que depuis l’affaire de 1992, Valenciennes Anzin rêve, par un curieux mimétisme, de voir l’OM en tôle…
Mais cette saison les nordistes manquent de souffle et ce n’est pas très pratique pour siffler.
Orphelins de Steve Savidan, l’équipe semble inoffensive. Des suspendus Bisevac, Sebo, un blessé Rafaël, des incertains, Grondin, Belmadi chez les locaux sont autant de signes favorables à une issue heureuse, gagner en sifflotant. Surtout grâce au lanceur de chaussure, car Belmadi d'aller là-haut siffler sur la colline…
Chez les olympiens l’absence conjuguée de Ziani et de Cana est compensée par un banc fourni.
Alors si le préposé au sifflet stridule à bon escient, tout espoir nous est permis.
Mais quoiqu’il en soit, belle victoire, terrible défaite ou sinistre nul, c’est collégialement unis que les supporters des deux camps iront siffler… une bonne bière.

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