|
OM-Milan A.C 1993 : Mille ans sans Raymond... 26/05/03 |
|
|
|
Dans le baba à Lisboa, fort marri à Bari, je refusais désormais toute panique à Munich. Une mise en bière dans la cité de la chose me paraissait caduque. C'est donc de bonne bonne bonne, bonne humeur, ce matin-là que je me levais du pied gauche en ce 26 mai 1993. Y'a des matins comme çà. Je me rappelais encore comment le vieux natif de Molenbeck avait enrhumé le grand Milan en 1991, le tenant en échec sur sa pelouse fétiche de San Siro puis comment il l'avait renvoyé les stars rossoneri à leurs chères études au retour dans une ambiance plus qu'électrique si vous voyez ce que je veux dire.
Ainsi donc la journée se déroulait de manière fort classique. Le midi, je dévorais une escalope milanaise arrosé d'un vieux chianti pas piqué des hannetons. Après avoir traîné ma peau dans quelques rades à matelots du cœur de Nantes et siroté des glass avec les filles afin de tuer le temps qui me séparait de l'heure H, je réintégrais au crépuscule mon home sweet home. Ma femme qui n'a jamais supporté le moindre ballon rond, s'apprêtait à sortir pour une soirée entre amies… C'est donc seul avec mon basset-hound et quelques fioles de houblon fermenté, en survet viet importé de Hanoï, mes pieds bien engoncés dans des charentaises old style que j'assistais au sacre de l'Olympe et à la montée de Phocée sur le toit de l'Europe. La suite fut plus délicate. Mille ans sans Raymond, c'est difficile à vivre… |