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Toulouse - OM... UNE BONNE RECETTE TO LOSE !
#1
    TOUTE RESSEMBLANCE AVEC
    DES FAITS ANALOGUES...
    IS ONLY FOR TWEETS !

     [Image: studentSilhouette.png]


La Mairie, propriétaire du terrain, avait bien fait les choses.
Un opérateur privé étranger avait mis à disposition un budget, presque sans limite, pour ce projet pharaonique. Imaginez déjà simplement la réaction du public à la lecture de la plaquette qui annonçait l'édification, en plein centre ville, du plus grand auditorium d'Europe !  Les U Arena de la planète n'avaient qu'à bien se tenir. Une enceinte ultramoderne, constituée des matières les plus nobles, dotée des matériaux les plus précieux. Tout convergeait vers la même intention : réussir un lieu incontournable pour égayer nos principaux sens, et valoriser la qualité du partenariat avec ces investisseurs hors norme.


Respectant budget et planning, la réalisation fut sans faille. Lors des visites de contrôle, rien de notable ne fut relevé ; si ce n'est la minutieuse organisation. La Mairie prodigua une grande attention  pour accueillir ses hôtes, au fur et à mesure de l'avancement du projet.


              [Image: palais-congres-ultra-ecologique-qatar-L-1.jpeg]

Enfin vint le jour de l'inauguration. Les cartons d'invitation franchirent tous les barrages. Le gratin espéré fut au rendez-vous. Pas un absent de marque. Les petits fours rencontrèrent un immense succès. Les vins les plus fins, les champagnes les plus exquis coulèrent à flot. Tant de monde dans une salle si vaste ne posa aucun problème. Néanmoins un seul bémol détonna un peu : le mini-spectacle lyrique, sensé accompagner cette inauguration, fut un peu perturbé par le brouhaha ambiant, fruit des coupes remplies et vidées à grande vitesse. Un auditorium se devant de profiter du silence des ses spectateurs, cette première alerte fut rapidement évacuée.

Toutefois, le Maire, souhaitant avant toute chose se prémunir de couacs éventuels,
nomma un directeur général, débauché dans une très grande entreprise, missionné pour couvrir l'opérationnel. Fort de cet appui d'un bras droit de haut niveau, le Maire repartit à ses autres activités, sûr que ses consignes seraient diligentées avec zèle.
Le Directeur général, prit comme première mesure d'engager un chef d'orchestre de renom, qu'il chipa à la Scala de Milan.


               [Image: mahler-flemmskeuden.jpg]


            "-Cher ami, lui dit-il, je vais mettre à votre disposition les meilleurs musiciens du monde. Laissez-moi juste procéder à leur recrutement."

Une équipe du scouts musicaux fut dépêchée à travers toute la planète. Dès qu'un jeune prodige était repéré, ses parents faisaient l'objet d'assauts des plus alléchants pour leur progéniture. Les plus grands solistes de la terre furent approchés. À  force d'efforts financiers considérables, pianistes, violonistes, contrebassistes, clarinettistes et autres spécialistes émérites furent réunis  sous la bannière du grand auditorium. 



Le chef d'orchestre put commencer son œuvre : constituer le plus brillant orchestre de tous les temps, afin qu'il se produise dans le plus grand auditorium d'Europe. Puis, resta à définir quelle Œuvre ouvrirait la saison symphonique. Il fallait que cela soit un évènement. Cinquante musicologues, parmi les plus réputés constituèrent un groupe de réflexion chargé de désigner une sélection de trois morceaux de choix. Après moultes conciliabules, il s'avéra qu'une œuvre supplantait toute les autres : la pièce maîtresse et néanmoins méconnue du grand Frantz Liszt, "La Faust Symphonie" fut définitivement liée à l'ouverture de la saison du déjà célèbre auditorium.

Moins connue, plus riche, rarement représentée, honorée par les Chefs les plus illustres tels Leonard Bernstein ou Sir Georges Solti, elle confinait à l'extase musicale et convenait ô combien à l'évènement recherché par la Mairie. 


               



Le Maire, lui-même, malgré une culture classique des plus discutables se prit à déclamer  quelques vers dans la langue de Gœthe :


    " - Alles Vergängliche ist nur ein Gleichnis;
    Das Unzulängliche, hier wird's Ereignis;
    Das Unbeschreibliche, hier ist es getan;
    Das Ewig weibliche zieht uns hinan."
 
L'accent laissait à désirer ; les germanophones purent comprendre de quoi il était question :

 « L'éphémère n'est rien qu'une image ;
    l'inaccessible ici, n'est plus hors d'atteinte ;
   l'indescriptible ici, est accompli ;
   l'éternel féminin nous élève vers les sommets. »

 
Après de longues semaines de répétitions, marquées par la présence presque constante de nombreux journalistes, accompagnés de mélomanes de toutes origines, la date de l'inauguration officielle fut actée. Toute la ville bruissait à l'approche de l'évènement. 


Quelques couacs virent toutefois troubler les derniers jours de préparation. Une émanation de gaz méthane, dont l'origine était inconnue (aux dires du Directeur Général) força l'orchestre à ajuster les dernières touches du concert en plein air. Heureusement le climat du mois de juin se prêtait à l'exercice. Mais la légère brise perturba les partitions...  La valeur acoustique ne put être démontrée... Les services de la Mairie déclenchèrent un plan d'assainissement du lieu. Quelques journalistes évoquèrent l'ancienne carrière située sous le terrain sur lequel avait été édifié l'auditorium. Le Maire affirma que toutes les mesures sanitaires, couplées à un strict respect de la règlementation, avaient été prises.

Bref, après ce fâcheux contretemps, le jour fatidique advint. Un cordon de police entoura l'auditorium, un service de voituriers facilita l'accès aux nombreux VIP, des hôtesses guidèrent les invités à leurs fauteuils. Le public, excité de vivre en direct ce rare moment, bourdonnait d'allégresse ! Les dernières minutes produisirent un sacré tintamarre... Un groupe d'invités, plus guillerets que la moyenne des présents, lança un retentissant : " WE WANT SHOW ! " scandant cette demande en tapant des pieds sur le sol. Le bruit qu'ils déclenchèrent fit des adeptes. Bientôt une bonne partie de la salle, par jeux, se prit à réclamer également le début de la manifestation ! L'auditorium tremblait sous cet impact que les architectes étaient loin d'avoir entrevu pour un tel établissement.
Pendant ce temps, la fosse d'orchestre se remplissait. Les instruments, les solistes, les partitions, les premiers ajustements, les derniers réglages. La routine du concert se déployait.

Le public se calma progressivement. Le Maire choisit cet instant pour venir sur scène et s'approcha du micro installé par un homme de l'ombre. Quelques secondes de silence précédèrent une salve d'applaudissements. Le discours du premier élu fut des plus sobres. Il ne put toutefois s'empêcher de narrer par le menu l'historique du projet qui voyait le jour après tant d'efforts.  Il fit un louable panégyrique de ses sponsors... Il se contint tout de même à ne pas dépasser les quinze minutes qu'il s'était fixées. Après des applaudissements plus mesurés, il quitta la scène et rendit discrètement visite aux musiciens. Il s'entretint longuement avec les solistes, vantant l'un, louant le second, flagornant le troisième... Créant sans le savoir la cacophonie à venir... Une fois les ego  chauffés à blanc,  le noir se fit. Ce noir sidéral, alors que quelques sons s'élevaient encore de la fosse d'orchestre, quelques réglages d'instruments...

C'en fut trop pour les excités du premier rang :  ils reprirent de plus belle leur " WE WANT SHOW ! "  Cette fois, l'intégralité du public se joignit aux perturbateurs. Les tremblements furent grandement amplifiés et on put mesurer la qualité acoustique, même sans micro !
Quelques imperceptibles émanations de gaz chatouillèrent les narines les plus raffinées. Peu y portèrent attention tant les regards et les ouies captaient toutes les centrations. La psychologie cybernétique passait par là en cet instant historique !
 
Un discret faisceau lumineux vint cueillir le Chef d'Orchestre marchant vers ses ouailles. Celles-ci se levèrent derechef ! Les cris de la salle se métamorphosèrent en applaudissements soutenus, puis après qu'il eut salué son auditoire, le Chef d'Orchestre s'immobilisa. Un silence épais recouvrit tout l'auditorium et les premiers mouvements entraînèrent le public dans un voyage sans lendemain. L'introduction, assez lugubre empruntait Wagner, puis elle se déplaçait chez Berlioz, chacun révisait ses classiques. Le méthane, plus léger que l'air, s'élevait de concert !... Emportés par les vagues chromatiques, nombreux furent ceux qui , envoutés par l'émotion romantique se dégageant de l'œuvre, inspirèrent à pleins poumons...

La psychologie cybernétique repassa par là et décentra les oreilles et les cœurs au profit de ce  choc olfactif ! Chacun se tourna vers son voisin, l'interrogeant du regard...

Pendant ce temps, dans la fosse, le premier violon s'avança pour donner plus de visibilité à son action. Le Chef d'orchestre, surpris par cet acte égocentrique, condamna d'un regard appuyé cette mise en avant. Les clarinettes se tournèrent vers l'impétrant qui sous l'assaut recula. Tout sembla rentrer dans l'ordre jusqu'à ce que le second violon procède de même au grand désarroi de son premier collègue. Ce dernier, fort dignement, posa son instrument sur sa chaise et se dirigea dans les travées vers la loge du Maire. La Faust Symphonie continua néanmoins malgré les toux répétitives du premier rang. Tandis que les hautbois dispensaient leur nostalgie, quelques personnes, plus incommodées que les autres par les émanations, se levèrent et quittèrent la salle.  Le Chef d'Orchestre, tout à son œuvre — bien qu'indisposé par ces vagues méthanières — contint son intoxication progressive, au nom de l'Art !
 
Dignement, malgré les odeurs insupportables,  les musiciens remplirent leurs obligations, sans grande conviction.

Pour ne pas s'étouffer, inutile d'assister à la fin de l'exécution cette superbe pièce musicale... Laugh

Le Maire, dans sa loge, protégé par cette alcôve, n'avait comme essentiel souci que de consoler le premier violon. Son transfert dans l'Orchestre, en plus d'être philharmonique, s'était révélé d'un coût pharaonique !
La salle se vida si rapidement que les passages plus doux du milieu de l'œuvre furent couverts par les piétinements du public cherchant la sortie. Quand les choristes rejoignirent la scène pour la fin de la symphonie, aucune des personnalités invitées n'assista à ce final réputé exceptionnel.
                                                         *****
Les semaines suivantes, les journaux évoquèrent l'évènement, qualifiant cette opération mal maîtrisée de véritable usine à gaz ! Parmi les journalistes ayant suivi le dossier depuis les premiers jours une plume, plus acérée que les autres, fit mouche. L'auditorium n'avait pas encore reçu de nom spécifique. S'engouffrant dans la brèche, ce ténor du stylo-plume annonça avoir trouvé ce qui conviendrait comme enseigne ! Fort de tous les emballages, toutes les réceptions, les avants-premières prodigués depuis plusieurs mois, cette salle méritait amplement d'être qualifiée " SALLE D'ART AUX GANSES "!

Pour se consoler, le Maire lut et relut la foison d'articles de presse ayant vanté la manifestation à venir. Camion

Le sponsor étranger de l'auditorium décida derechef qu'il fallait changer le Directeur Général, voire le Chef d'Orchestre. Les noms de trois nouveaux solistes firent l'actualité et permirent d'occulter les récents déboires...

Bref, on allait voir ce qu'on allait voir et on allait entendre ce qu'on allait entendre !

                                                  [Image: is5wf3.jpg]


                                                         FIN 

 
Toulouse - OM Dimanche 11 mars 2018 21 heures Canal +
[url=http://www.streaming-foot.xyz/streaming-foot/33558/streaming-toulouse-marseille.html][/url]

 
Une larme, la vie ne manque pas de sel !
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#2
Bounce Requiem for a dream en quelque sorte. Merci Revenir
JE SUIS CHARLIE
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#3
Merci revenir  Mf_cupid

Allez les trois points.  
Lyon n'est pas flamboyant 0-0
Par contre Nice à Guingamp... ouf ! (2-5)
[Image: mini_99614518699875102128138029219438628...71458n.jpg]
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#4
Toute ressemblance avec une situation existante ne saurait être que fortuite Sleep

Je prédis le match moche, because Toulouse. Ils restent sur trois nuls d'affilé, dont un 3-3 face à Monaco, et le QSG n'a réussi à leur coller qu'un seul but.
Jeudi on a eu une équipe qui jouait en face, ce soir on aura un autobus.
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#5
Il va falloir gagner, peu importe comment  Sleep

Lyon ne sera plus qu'à 2 points de nous au coup d'envoi.
[Image: pK7d6Yw.gif]
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#6
Du grand art, merci revenir.  Mf_cupid
Ta carte mère [Image: 657681asus.png] des bits en enfer.
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#7
Merci Revenir

Je n'arrive pas à croire qu'avec le trou qu'ils ont eu les Loliens ne soient qu'à 2 points de nous... Victoire impérative ce soir parce que la semaine prochaine je ne nous vois pas forcément battre la bande à Palpatine. Non pas qu'on ne soit pas bon, mais c'est le genre de match qui convient trop aux Loliens: ils n'auront pas à faire le jeu, juste à détruire ce qu'on essaiera de faire et contrer. En attendant tachons de bouffer ces saucisses de toulousains
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#8
on gagne
point barre
il n'y a que la victoire qui compte
point barre
la manière, je m'en contre  - fout
car si Lyon vient au Vélodrome avec 5 points de retard, il est hors de question pour eux d'attendre
il leur faudra gagner
cela ne peut que nous servir
donc, on prend les 3 points
on vient, on gagne, et s'en va.
Happy
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#9
Merci Revenir

Les supporters toulousains ont organisé un cortège. Bien-sûr contre nous....
"Rien ni personne pour nous doit se sentir supérieur à l'Olympique de Marseille"@ J-H Eyraud

Mes propos manquent d'humanité. Je suis un connard et je mange des enfants. Sleep


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#10
Compo assez bizarre sur le plan offensif.

Mandanda

Sarr-Rami-Rolando-Sakai
Gustavo-Anguissa
Lopez-Sanson-Ocampos
Germain



J'imagine que Lopez va jouer à droite, poste où il est rarement bon.
Payet et Amavi sur le banc.
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#11
La Provence annonce Ocampos et Lopez titulaires, Payet sur le banc.
[Image: mini_99614518699875102128138029219438628...71458n.jpg]
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#12
C'est quoi cette composition ? J'espère que Lopez à droite c'est pour ouvrir le couloir à Magic Bouna.

Si ça tourne mal, on pourra tomber sur Garcia.
"Rien ni personne pour nous doit se sentir supérieur à l'Olympique de Marseille"@ J-H Eyraud

Mes propos manquent d'humanité. Je suis un connard et je mange des enfants. Sleep


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#13
(11-03-2018, 21:02)Supernova a écrit : Compo assez bizarre sur le plan offensif.

Mandanda

Sarr-Rami-Rolando-Sakai
Gustavo-Anguissa
Lopez-Sanson-Ocampos
Germain



J'imagine que Lopez va jouer à droite, poste où il est rarement bon.
Payet et Amavi sur le banc.

Payer sur le banc, bizarre et Amavi par Sakaï à gauche, étrange aussi. 
Compo assez bizarre, en effet, putain de turn-over, pourvu qu'on ai pas à le regretter.
[Image: mini_99614518699875102128138029219438628...71458n.jpg]
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#14
Sans Payet ni Thauvin, c'est osé. Curieux de voir comment on peut s'en sortir dans cette configuration.
You’re an idiot, babe
It’s a wonder that you still know how to breathe
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#15
Garcia ne semble toujours pas avoir compris que Sanson en 10 cela ne fonctionne pas !?  Blondblush
Choose the sword and you will join me. Choose the ball and you join your mother... in death.
You don't understand my words, but you must choose. So... come boy, choose life or death.
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#16
Je déteste cette compo.
C'est un match hyper important, Amavi et Payet devraient être sur le terrain.
Sing along, Bob,
Sing, sing along, Zimmerman
Je suis cow-boy à Paname
Mais c'est la faute à Dylan
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#17
Thauvin out, Garcia se prive de Payet et met Sanson en 10 ou à gauche, ce qui n'a jamais marché. 
Il n'est pas venu chercher la victoire, il ne manquait plus que Njie en pointe !
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#18
Vous feriez mieux de relire le récit que nous a offert revenir avant de refaire un match qui n'a pas encore commencé.  Camion
Ta carte mère [Image: 657681asus.png] des bits en enfer.
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#19
Amavi est à la rue en ce moment, il a du mal depuis sa blessure.

Par contre se priver de Payet quand Thauvin est pas là, ça peut piquer.

Bon c'est pas grave, c'est lui qui nous fera gagner après son entrée vers la 60ème.
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#20
Njie, Ocampos, Andennour et Amavi risquent une suspension si jaune ce soir. Dernier match ce soir pour la série d'Ocampos.
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