Grand Raout

 


 

 

 

 

 

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Les plaidoiries de la défense : tome III

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Écrit par Monsieur Pétugue   
03-04-2006
petugueAttaque/défense de Robert Louis-Dreyfus
6ème chambre correctionnelle du TGI de Marseille
Mercredi 29 mars

C’est l’épisode le plus marquant de ces plaidoiries. Cela méritait un traitement spécial. Que ce nouvel acte débute par la défense de Jean-Michel Roussier n’est pas un hors-sujet : Maître Leroux se lance dans une plaidoirie très offensive, à la limite de l’agressivité.
En face, RLD est décomposé. La tactique adverse consiste à ne pas entrer sur le terrain que l’avocat de JMR a soigneusement miné. On met en avant l’homme, le bienfaîteur, quitte à ne pas être crédible.
Mais n’oublions pas une chose. Contrairement aux apparences, il ne s’agit en aucun cas du procès de RLD ou des mauvaises affaires de l’OM.
Le but reste de démontrer qu’en bout de chaîne, il y a toujours le boss. Que les arguments avancés par RLD ne sont pas recevables tels quels, mais surtout, que l’organisation du pouvoir menant à cette gestion est bel et bien commandée par la main de l’actionnaire majoritaire. Son grand tort aura été d’avouer d’emblée qu’il a pris l’OM uniquement pour des raisons commerciales…



· Maître Leroux, avocat de JMR
Comme à son habitude, Me Leroux entame sa plaidoirie en donnant l’air de ne pas vraiment savoir ce qu’il va dire. Il prend de faux airs hésitants, opère un curieux choix des mots, avant de se retourner et planter les banderilles avec une précision qui en dit long sur la préméditation du geste. Pas de verbatim ici, l’exercice se révélant particulièrement fatigant au bout de 3 semaines, surtout quand on ne sait pas écrire en sténo…


Résumé des grands axes de sa stratégie.
· La répartition du pouvoir et de l’autorité à l’OM
Le rôle de JMR, le lien de subordination à EricSoccer, l’extériorisation des responsabilités vers la holding, l’absence de JMR, les rapports JMR/D.Angeloglou, le Conseil de Surveillance et sa vocation à éxéuter les ordres de RLD.
· Jean-Michel Roussier a été instrumentalisé, d’où son rôle de « truffe » face au « Tartuffe » RLD.
· La délégation du pouvoir à JMR est impossible, pour des raisons légales.



Me Leroux, commence par une relecture intégrale du discours que RLD avait prononcé, à l’issue de l’instruction à la barre.
« RLD a hissé le débat au niveau du football… mais au niveau de la morale, je m’y attendais moins ! »
« J’emploie le mot de Tartuffe pour évoquer monsieur Dreyfus : c’est le champion de l’hypocrisie. Au sens de l’étymologie grecque, le Tartuffe est celui qui joue un rôle. La truffe, c’est mon clien Jean-Michel Roussier. C’est à Monsieur Roussier que l’on explique au téléphone qu’il ne faut plus passer par lui ni lui demander son avis car il est une truffe ».
[…]
« Monsieur Robert Louis-Dreyfus, vous étiez le vrai patron d’une société articulée autour d’un conseil de surveillance plus un directoire, faits à votre image, et ‘comme au Bayern de Munich’… »


« JMR est un directeur financier dont l’autorité dépend de celle d’un membre d’OM Association (Jean-René Angeloglou), qui n’est PAS l’OM ! »

« Il est écrit noir sur blanc que les contrats doivent passer par Fidufrance ! » (société fiduciaire de Denys Angeloglou, frère de Jean-René ndr)

[Robert Louis Dreyfus se liquéfie sur sa chaise. Tout rouge et visiblement décontenancé, il se tourne sans arrêt vers ses avocats, visiblements pris de court aussi, par les arguments de Me Leroux ]


La SAOS OM


« Les dispositions légales de la SAOS ne sont pas correctes sur le plan du droit communet- du droit spécial.
S »il veut rester le patron, quand on gère un club par un modèle Conseil de Surveillance+Directoire, on commence par définir le nombre de personnes que comporte le directoire mis en place ! Une, trois, cinq personnes….
Là, pour dégager une majorité, ils étaient 2 : Tartuffe, et la Truffe !

Mo,i on me présenterait un plan comme celui-ci, je dirais qu’on arrête tout de suite, car c’est n’importe quoi. »

« Concernant la SAOS : un membre extérieur au directoire ne peut pas avoir autorité.
Concernant le conseil de surveillance : ses membres ne peuvent pas faire partie de la SAOS, ni en être actionnaire.
Or, là, , il y a 3 membres : RLD, le patron d’Ericsoccer !
Jean-René Angeloglou et Jean-Michel Roussier !
Là je dis : impossible ! Le mandat est impossible, comme la délégation du pouvoir !
[….] Il y a aussi le problème de la subordination entre la SAOS OM et Ericsoccer. »

« Dans ce genre de société, si l’autre conteste, cela n’a aucun effet !
Quand on est un grand monsieur, on ne fait pas cela : où avez-vous vu jouer cela, monsieur Tartuffe ? »

« RLD est empêtré dans un système qu’il n’est même pas foutu d’expliquer […] Il a mis 2 ans à virer Roussier ; conséquence pour ce dernier : les contrats, il les prend en plain dans la figure ! »

[…]


« Je vous le dis car j’ai l’habitude de rencontrer des gens de poids et des gens de pouvoir : Vous pesez 22Mds de Francs, monsieur Dreyfus
[RLD le coupe : - ce sont des euros !]
Vous allez nous raconter encore la fable des 140M€ investis ? Ah ça, quand on leur parle de ça, les marseillais sont en extase !
Partez, monsieur. L’OM n’a pas besoin de vous. Marseille n’a pas besoin de vous. Quittez la ville ! Quittez la ville !
Et dîtes vous bien que la truffe vous en veut. Ca fait deux semaines qu’elle brûle d’envie de vous le dire en face : tu m’as pris pour une truffe et je t’en veux ! »

[RLD est écarlate, ses avocats semblent déstabilisés par l’agressivité de la plaidoirie adverse.]


« Qu’on ne se trompe pas : j’ai étudié le système, et moi, je fais du droit ! »
Il demande la relaxe pour JMR, qui ne mérite pas de se voir ouvrir un casier judiciaire, selon son avocat.

[ Ca s’est passé en off : dès la suspension de l’audience,, consécutivement à la plaidoirie, RLD attrappe Me Leroux par l’épaule et lui dit : « très bonne plaidoirie ! »
Pour Me Leroux, « C’est bien une réponse de tartuffe »]





· Maître Sophie Bottai, avocate de RLD

La plaidoirie précédente a semble-t-il secoué la défense de RLD qui choisit d’y répondre en évitant le terrain de la gestion et le thème du pouvoir à l’OM. Quand le sujet est abordé, c’est Roussier qui est visé…
L’homme a été attaqué, son avocate plaide pour le réhabiliter. Mais elle se montrera guère convaincante. Sans doute n’était-elle pas elle-même tout à fait convaincue par son discours qui semble aller trop loin, dans l’autre sens.


« Je ne voudrais pas que l’on se trompe de procès. Vous n’est pas le Tribunal de la morale.
[…]
L’arument qui consiste à dire que « RLD ne pouvait pas ne pas savoir n’est pas un argument valable.
La dignité et l’honneur de RLD sont en jeu ! »

« Qui a pris la plus grand risque en venant à l’OM ? »
Me Bottai évoque un famille honorable, à qui tout réussit…
« Il aime Marseille et veut rendre à la ville ce que Marseille a donné à sa famille » dit-elle en évoquant Léopold Louis-Dreyfus, marseillais dont le lien avec Robert Louis-Dreyfus reste méconnu du public. Son nom figure sur quelque plaque commémorative de je ne sais plus quoi.

« C’est RLD qui en venant à Marseille, a pris une risque en ce qui concerne son image. Le risque financier, c’est aussi lui qui le prend ! »

« Quand il arrive à l’OM, le club est dans une situation exsangue. Il arrive dans un contexte où flotte encore l’ombre de Bernard Tapie, dont on sait aujourd’hui qu’il a offert à Marseille beaucoup de joie, mais ce bonheur était frelâté. »

« RLD est un homme discret. C’était un pari difficile à relever dans une ville où tout est mis en lumière »


RLD est un facteur de progrès

« On ne dresse que le tableau noir de l’OM !
Avec Robert Louis-Dreyfus, l’OM a gagné en pérénité [….] RLD a a pporté la stabilité »

« On dresse un tableau noir sans considérer la progression de l’OM dans ses fonds propres »

« RLD s’est occupé de la formation dans le club »

« Avec RLD,le budget a été multiplié par 6 »

« RLD a œuvré pour le secteur social que porte l’OM :. Il a mis le pouvoir médiatique au service de la ville grâce à OM Attitude. (elle évoque les gamins des quartiers Nord et l’OM en tant que vecteur social , pour qui le club est un symbôle de paix sociale et de réussite)
[…] Un secteur social dont RLD s’est occupé personnellement. C’est une œuvre méconnue de RLD, qui s’est montré impliqué au niveau social en prônant des valeurs humaines.»

« RLD a revalorisé l’OM et l’a restructuré »


[Assis sur sa chaise, le poing appuyé contre la tempe, RLD semble pris par l’émotion et a l’air de pleurer]

« RLD est un homme de cœur. Je peux me tourner vers lui et lui dire : ce que vous avez fait, ça a de la gueule.
Il n’ a pas sali ni abaissé l’OM.
[…]
RLD est l’homme des contre-pieds. »


Le cadre organisationnel
JMR
« C’est Jean-Michel Roussier qui est alors le pilote dans l’avion. (Pierre Dubition est une horreur absolue, un manipulateur qui voulait gagner autant d’argent que JMR) »

FiduFrance
« C’était uniquement pour s’occuper de l’équilibre des comptes de l’OM »

« Aujourd’hui, le club fonctionne normalement. »


« RLD n’a jamais eu de responsabilités au Bayer de Munich : quand il arrive à l’OM, il ne connaît pas le fonctionnement d’un club de football.
Si c’est géré sans économie ni parcimonie, il paye !

« La mauvaise gestion n’est pas synonyme d’ABS… »

« Il faut arrêter avec ces théories du pire qui ne sont pas dignes d’un discours du Parquet.
C’est un discours de Winner’s, c’est un discours de Yankee, c’est un discours que l’on entend habituellement dans les travées… »



« La part de l’homme, l’amélioration des biens sociaux. »

« RLD n’avait pas la volonté de gérer le club tous les jours. Je concède que les transferts aient pu manquer de rigueur…
mais les joueur ont apporté un plus, pour les résultats que l’on sait. Et les primes de départ ont permis de faire venir ces joueurs »

« A ce jour, le problème de la légalité de la prime de départ n’a toujours pas été tranché parles juristes.
Dans ce contexte, comment pouvait-il le savoir, lui, 10 ans auparavant ? »

« RLD n’a jamais eu conscience de commettre un acte allant à l’encontre de l’intérêt social de l’OM, ni un acte contraire à la loi.
Pas un seul document n’amène la preuve de sa culpabilité et de sa connaissance des turpitudes qui avaient lieu au club »

« Moi je pense que les informations ne remontaient pas, car personne ne comprenait ce qu’il se passait. »

« Dans ce dossier, hormis la rumeur, le casting pas toujours bon, je ne vois pas ce qui peut fonder une condamnation de RLD »



· Me Jourde, avocat de RLD

L’avocat parlera pendant de très longues heures. Et à voix basse… Ainsi, je n’ai pu tout entendre donc n’ai pas pu tout noter.
Il semble avoir ciblé le point faible : l’instruction d’une part, mais surtout l’accusation dont il démantèle les chefs. Il demande la requalification des faits.

Les arguments qu’il avance pour défendre RLD :
- RLD est un homme honnête avec une morale parfaite, que l’on a insulté.

- ABS : RLD comble les pertes du club, ce n’est pas un banqueroutier. Les fonds sont destinés à financer une politique d’urgence ; RLD a voulu contruire une équipe rapidement compétitive car l’équilibre d’un club de football dépend des résultats et d’une qualification en Ligue des champions.

« La qualification en ABS est une acrobatie du Ministère Public : l’abs n’ets pas qualifié, les faux non-plus. C’est un délit commode, mais on ne réduit pas le code pénal à un article de loi »
(l’action de RLD) « C’est un acte à intérêt social, fait dans l’intérêt social. RLD ne s’en est pas mis plein les poches »

- Les primes de départ : « RLD n’a jamais validé les primes, ni les surfacturations.
Les primes de départ sont le résultat d’une négociation tripartite [il en profite pour charger Roussier et le placer au centre des négociations ndr]
Est-ce que la volonté d’inclure une prime de départ est d’alléger la masse salariale ou est-ce le résultat de cette négociation ?
Le risque pénal est inexistant !
Si le risque pénal se réume à ne pas payer de charges sociales, ce n’est pas de l’ABS et cela mérite au maximum une amende. »

Il condamne alors les primes reversées par les intermédiaires, mais celles versées par les clubs. Il reprend sur l’ABS.

« Il ne s’agit pas d’un ABS par appauvrissment car la contre-partie est la signature du joueur. La forme pose problème, mais pas le fond. »
[…]
« Et il n’y a a pas d’usage des biens de la société »


- C’est un projet à long terme que RLD a mis sur pied.

- C’est un homme d’affaires averti. Il est le président d’Adidas et non de l’OM.

- Dénonciation d’une théorie du complot : les Angeloglou auraient le contrôle de l’OM. « C’est le B A BA du contrôle que l’organisation nécéssite. Elle doit être indépendante de RLD. »



Sur les transferts qui valent la prévention de RLD

- Ravanelli et Dugarry : Pas de prime à la signature.
« L’économie salariale, c’est de la petite monnaie pour monsieur RLD »

Il réclâme une « légalité et une égalité des délits : seuls les faux impliquant RLD sont des faux ! » dénonce-t-il.

- Artur Moses : « Passant de 12 000F à 120 000F, le joueur n’est pas en position de demander une prime. » (Selon lui, c’est JMR qui cache l’offre bidon de Camporo ndr)
« Le transfert est régulier »


[ Le président Turbeaux profite d’un temps mort dans les paroles de l’avocat pour glisser : « Moi j’ai foot à 20h45… » ]


- Ricardo Rojas Mendoza : « L’OM étant un club prestigieux que le club de Tacuary, l’OM n’a pas à verser de prime »
(Courbis affirme que c’est obligatoire pour tous les sudaméricains ndr)

- Domoraud : rien entendu, désolé.

- Edson da Silva : Il n’ya pas usage des biens car même en passant par un vrai agent, on paye pareil.

- Kaba Diawara, Montenegro, Calandria et tous les autres : c’est inaudible et inécoutable. Bref, tout est légal, RLD n’a rien à faire ici… Dans des moments pareils on se dit que la faute revient à celui qui a inventé le football..


Me Jourde demande « la requalification des faits car il n’y a pas d’ABS ». Il demande aussi des « circonstances atténuantes » et déclare qu’une condamnation pénale de 3 ans minimum semblerait « extraordinaire ».


[L’audience est suspendu jusqu’au lendemain 8h30, afin de terminer ce chapitre des plaidoiries le soir même, plutôt que vendredi]




· Me Veil, dernier avocat de RLD

En quelle vérité doit-on croire ? Doit-on privilégier l’absurdité ou le bon sens ? Comment juger RLD quand juridiquement, il ne reste rien de l’enquête ?
Ce sont les questions que pose l’avocat et pour lesquelles il tente d’apporter des réponses. Voici les grandes lignes de cette dernière plaidoirie de la défense de RLD. La maladie de l’actionnaire majoritaire de l’OM est évoquée…
A noter, RLD a abandonné son costume noir pour un jean’s délavé.
Extraits.

Quelle vérité ?
« Le 22 mars, le Ministère public déclarait que celui qui parle de vérité juridique ne parle de rien.
Il y a une difficulté à saisir la vérité judiciaire car elle est de nature protéiforme, et résulte de croisements… Ma part de vérité sur RLD sur ce qu’il est : le bon sens transcende le droit.
Je n’ai pas du tout aimé votre réquisitoire car la peine demandée est excessive. Ce qui est excessif est insignifiant. Cela m’a fait de la peine car il m’a semblé que vous ne l’aviez pas compris…. »

Pas d’ABS
« L’intérêt personnel doit être lié à l’intentionnalité, que l’on ne peut pré-supposer.
C’est absurde sur les plans de la logique et du bon sens que RLD ait pu faire courir un risque à l’OM en créant des dérivations. »

« RLD a investi des sommes considérables pour que l’OM puisse participer aux compétitions internationales. La fin justifie les moyens, surtout vu que ses moyens personnels sont considérables. »


Il évqoue alors la Commanderie et ses bâtiments anciens, ses salles de bains et de musculation, la colline qui offre un cadre bénéfique aux joueurs.

« La vérité est que dans l’attente de résultats sportifs, il a donné des moyens qui ne heurtent ni le droit ni la morale »

« S’appauvrir délibérément, c’est absurde ! Monsieur Louis-Dreyfus n’est pas suicidaire. Le fait qu’il ait négocié des montants trop élevés n’a aucun sens »

« Quand on lui reproche de ne pas être un Suisse de Suisse : il paye ses impôts comme tous les Suisses. Sa femme était suisse, et RLD a bénéficié d’un principe évitant la double imposition. »

« La théorie selon laquelle les primes de départ ont pour but de faire baisser les charges sociales qui pèsent sur le club est ridicule car les sommes sont dérisoires en regard du protefeuille de RLD »

« Juridiquement, il ne reste rien de ce dossier. »



Vie privée/vie publique : le portrait de RLD et son action à l’OM

« Quand on remet en cause les vicissitudes de l’existence de RLD, je trouve ça moche. »

Il évoque la leucémie de RLD « soignée, mais qui reprend tous les 2 ans.
On avait refusé de l’opérer car les soins étaient trop douloureux à supporter, pour les 6 mois qu’il lui restait à vivre »

« Durant ses 6 premiers mois à l’OM, il passait une semaine par mois dansune clinique de Boston, pour recevoir des soins.
Cela n’est pas une excuse ni une tentative d’évasion des responsabilités.

Le 9 mars, RLD a reçu les derniers soins d’un traitement qui a repris début janvier 2006 »


L’avocat Me Veil parle de la famille Louis-Dreyfus, « une famille où la parole est une valeur cardinale ».

Il évoque aussi la singularité innée de son client, son côté vilain petit canard de la famille. Il aborde un sujet inattendu : son choix vestimentaire du jour !
« Le costume, RLD l’a refusé aujourd’hui.
Ce costume, il l’a acheté pour ce procès, pour témoigner d’un conformisme retrouvé par respect.
C’est le petit dernier, il est un peu anticonformiste »


Sont alors relatés son passage aux USA, ses études à Harvard, une période durant laquelle «RLD n’était pas en chaussures, mais en chaussettes… parfois trouées »



Me Veil remémore les succès professionnels de RLD. Son redressement de Saatchi&Saatchi, ses tribulations en Chine, Adidas en faillite mais redressé par RLD, ses relations dans le monde de la publicité etc…
Il aborde ensuite « l’ellipse de RLD ».

RLD a repris l’OM pour contrer Nike (qu’il prononce [naïki], à l’américaine ndr)
« S’il ne l’a pas fait directement par Adidas, c’est par passion. Une passion que l’on a mise au feu » lorsque certains ont déclaré «on ne veut plus d’Ericsoccer, ni de RLD à Marseille »

Au premier jour du procès, RLD avait scotché ses avocats en expliquant à la barre que s’il l’avait fait au nom d’Adidas, le Real Madrid et le Bayern auraient réclamé le même effort financier que celui accordé à l’OM…

Me Veil apporte aussi quelques précisions quant à l’expérience sportive dont son client est crédité.

« Au Bayern, il était membre du Conseil de Surveillance, mais c’est une chose totalement différente d’un conseil de surveillance français. Il se réunit une fois par an et a donc assisté à une seule séance.
Est-ce que ça donne une expérience en matière de transferts ? »

« Il a repris le Standard de Liège en 1998 ave l’objectif de trouver des synergies pour l’OM. »

Avec Ifront : « Cette société n’a aucun rapport avec le football. C’est une société de négociation de droits pourle ski, le bobsleigh, le handball… »


Me Veil se lance alors dans un discours qui n’épargne personne. Pas même Thierry de la Brosse, l’actuel directeur financier de l’OM, qui a demandé via l’Equipe, un geste fort de la part de l’actionnaire…

« A l’OM, RLD travaille avec une équipe qui lui est pratiquement imposée.
Il y des bons, comme Jean-Michel Roussier, et des moins bons comme Pierre Dubiton…
Dubiton, par ses délations, est un trouillard et un lâche.
Il est mi-acteur, mi-délateur… c’est un peu le Myriam Badaoui du football ! »

« Guy d’Arbonneau n’est pas un comparse ! Il a une expérience d’expert comptable, de directeur administratif et financier, chez Givenchy notament »

« Jean-Michel Roussier a été viré par les supporteurs, qui forment une espèce de Troïka. […] Roussier hait RLD. »

« Yves Marchand est un Suisse de Suisse. C’est un ami de RLD de chez Adidas. Il a été maltraîté aussi. Il avait pourtant la formation, le pouvoir… et la rémunération »



Il réagit à l’organisation du pouvoir telle que décrite la veille par l’avocat de JMR, Me Leroux.
« Il ajoute au directoire une charnière hors-hiérarchie : les frères Angeloglou. Ils se sont mal compris. »
[…]
« Ces présidents sont partis. On a tout essayé : un homme politique, un journaliste transformé en homme d’affaires, un autre journaliste ancien agent de joueur… »


Thierry de la Brosse, dans l’Equipe du jour, réclame de la part de RLD un geste fort et unereprise en main de l'actionnaire.
Me Veil va lui envoyer un missile : « L'actionnaire n'est pas dirigeant de fait. Monsieur de La Brosse doit se prendre en main lui-même ».


« La seule chose que l’on puisse reprocher à RLD est d’avoir pensé qu’un club de football était une PME normale qui se dirigeait comme une multinationale, alors que c’est quelque chose d’à tout le moins atypique. »
« Quand on délègue, on ne le fait pas comme cela.
Mais il n’y a pas de laisser-aller : RLD réagit selon ses réflexes familiaux.

RLD et l’Equipe
(référence à l’interview accordée par RLD au journal, dans un avion pour Munich, durant lequel il aurait été bourré et où il déclare possible queRoland Courbis ait touché sur des transferts et même s’en foutre, et il y déalait aussi que toutes les décisions passaient par lui ndr)

« Ce sont des photos volées. RLD n’est pas quelqu’un quipose et qui recherche la vanité dans les médias.
Il répond a l’emporte-pièce, il répond pour répondre car il s’en fiche ! »

Il demande la relaxe de RLD.

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