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La vie en général, comme le championnat de France de football en particulier, étant un éternel recommencement, seule l'acceptation de la défaite signifie la fin de tout.
Ainsi, aussi longtemps qu'on a le pouvoir de recommencer, rien n'est totalement perdu.
Ces trente ans de soumissions, de décadence joug contre joug, de frêles vassaux résignés ballottés par les tempêtes océanes, de conjonction de subordonnés qui en perdent leur grammaire…
La vie en général, comme le championnat de France de football en particulier, étant un éternel recommencement, seule l'acceptation de la défaite signifie la fin de tout.
Ainsi, aussi longtemps qu'on a le pouvoir de recommencer, rien n'est totalement perdu.
Ces trente ans de soumissions, de décadence joug contre joug, de frêles vassaux résignés ballottés par les tempêtes océanes, de conjonction de subordonnés qui en perdent leur grammaire…
Ces trois décennies de valises pour tout bagage, ces trente années de récolte de grains sans jamais espérer une vendange…même tardive !
Toutes ces péripéties nourrissent l’espoir.
De ce fait la victoire s'érode par sa démesure et on ne triomphe véritablement qu'à force de patientes défaites.
Et si l’inéluctable se décidait enfin à cesser de titiller notre belle patience…
Sous la bénédiction de St Aimé, où, comme le précise le dicton « Faut récolter après avoir semé » on se prépare à la cérémonie.
Depuis 1977 qu’on se fait tailler des costars, il est temps de parader.
Pour cela il faut arborer la tenue de soirée, l’habit de gala, en effet tout commence par un travail de sape.
Sous la férule de notre Président et son nœud Pape fièrement dressé pour la conquête, un ensemble tiré à quatre épingles, histoire de conjurer le sort de cette poupée vaudou qui nous persécute depuis tant d’années.
On décrète le port obligatoire de la queue-de-pie pour oublier la queue dépit, objet de tant de débandades, plus question de laisser flotter les rubans, on supprime les revers, on prend du galon, on évite l’étole en raison de la fâcheuse homophonie, on ne mégote pas sur le coût du sombrero en souvenir des coûteuses casquettes, idem pour le coût du foulard sinon nous sommes fichus.
Les anciens, ceux qui y ont laissé des dents revêtent la jaquette.
Mandanda met les gants et Cana s’occupe des manchettes et éventuellement, le cas échéant (ou échouant) des cravates !
Quant à Mamadou, Modeste et Baky, privés de CAN, il n’est pas question qu’ils attrapent le melon, un haut-de-forme fera l’affaire.
Nos attaquants peuvent tricoter et faire du crochet, mais impérativement éviter l’accroc car il n’est pas toujours évident de faire des reprises.
On peut même tomber la veste et enfiler le bleu de chauffe.
Grâce à Dieu et à Pape, notre coach a la taille patron
Il bâti patiemment en surveillant celui qui file du mauvais coton, surtout les manches, histoire de ne pas être gênés aux entournures.
Pendant que Papounet brode, Eric pique et José, désolé, ne frange plus depuis belle lurette, en quelque sorte il ne fait plus front ! Enfin, tant qu’il reste poli…
Bref, tout cela ne devrait pas poser trop de problèmes, ça fait trente ans qu’on est ailleurs…
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