Sur ce match, je crois que je vais vous décevoir. Je vais aller dans le sens de Alain Cayzac qui a dépassionné le débat. C’est pour nous aussi l’avis le plus sage même s’il serait bien dommage de déposséder de cette affiche son poids d’intensité, de passion. Les PSG-OM sont nécessaires au championnat de France. Ce sont là les deux clubs les plus populaires du pays donc leurs confrontations se doivent d’être quelque chose qui dépasse les matchs classiques.
Mais il faut évidemment éviter tous les excès, les dérapages, cela ne sert à rien. Nous préparons ce match avec le maximum d’application, de volonté, avec l’espoir que nous continuerons notre série en cours. Il est évident que ce match constitue à mes yeux un véritable piège parce que simplement Paris va venir en outsider, on fera de nous des favoris comme on avait fait de nous déjà des favoris lors de la finale de coupe, il y a deux ans, on a vu le résultat. Je pense que c’est probablement le match le plus facile que Paris a à jouer dimanche. On ne dira rien aux Parisiens s’ils perdaient et s’ils gagnaient, ils auraient raflé la grosse mise. À nous à être attentifs et à ne pas tomber dans ce piège grossier. Je ne dis pas que nous allions perdre ou abandonner nos ambitions. C’est le match le plus facile pour Paris. Le problème est là. On ne peut pas considérer que pour nous ça va être une promenade de santé. C’est la meilleure manière de répandre les verges pour nous faire taper et ce n’est pas ce que nous souhaitons. Ce match qui vient après deux matchs pleins à Nice et hier contre Moscou, il est certain que cela requiert de notre part la plus grande attention et la plus grande détermination. Ça c’est évident. Comment expliquer cette passion moindre ? Je crois qu’il est fait incontestable, c’est que depuis des années les deux clubs n’ont pas animé la partie haute du championnat. Il faut dire ce qu’il en est, ce n’est plus la lutte pour le titre qui oppose Paris à Marseille aujourd’hui. Cela atténue forcément et il y a aussi les évènements d’il y a trois ou quatre saisons, lorsque nous avons amené l’équipe réserve à Paris, cela a servi de base de réflexion. Il s’est trouvé qu’entre Alain Cayzac qui a pris la présidence et moi, les relations sont plus très cordiales. Cela a contribué à dépassionner, mais il faut rester dans la rivalité pure et dure. Le match entre la première ville de France et la deuxième ville de France est toujours une affiche. Dans tous les grands pays du football, il y a ce type de rencontres. Paris est plus fort à l’extérieur ? Ca aussi c’est un élément dont il faut tenir compte mais nous avons la chance à la tête de l’équipe un homme qui a le sens du discernement et je crois que les éléments que nous avons évoqués n’ont pas échappé à la vigilance d’Eric Gerets. Il n’a pas envie de négliger la moindre compétition que ce soit. J’avais pensé qu’après le match de Nice le match de Moscou allait être abordé différemment mais ça a été la même énergie, la même soif de gagner qui l’a animé et qu’il a su transmettre à ses troupes. Le match de dimanche n’échappera pas à la règle. Combien de supporteurs parisiens sont attendus ? On attend 2.000 supporteurs, le même nombre de supporteurs que nous avions amené au Parc des Princes. La place réservée aux supporteurs sera totalement garnie. Au niveau de la sécurité, on va dépasser les mesures classiques et habituelles. Le match d’hier était classé par nous et la préfecture à match à risque. Dimanche, ça sera pareil. On fera en sorte qu’il ne puisse pas y avoir d’incidents ni dans la vile et encore moins autour du stade. À Paris, ce match aurait été avancé, pas à Marseille ? C’est la différence fondamentale qu’il y a entre le public de Paris et celui de Marseille. Ici il y a de la turbulence, parfois des débordements, il peut y avoir quelques excès parfois aussi, mais ici il n’y a pas de haine, ni d’entêtement borné. Ce n’est pas le cas à Paris où on a vu un public méchant, parfois haineux. Évidemment, on ne peut pas englober tous les spectateurs dans ces remarques, mais il y a à Paris une bande de gens organisés qui se réclament du "supportérisme" mais qui ne sont que des brigands de stade. Cela n’existe pas à Marseille et cela je le dis très fortement. Réagir sur le forum
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