Vous allez enfin retrouver le terrain ? Oui. Ca fait plaisir de revenir à la compétition sans douleur, sans aucune gêne, c’est quelque chose de nouveau. Vous n’avez voulu prendre aucun risque avant de revenir, c’est pour ça que vous n’avez pas joué à Beauvais ? Tous les médecins avec lesquels j’ai parlé m’ont dit que j’allais avoir des douleurs jusqu’en décembre, ils ne se sont pas trompés.
Maintenant c’est derrière, il ne faut plus penser à ça et aller de l’avant. Avant la trêve, je ressentais encore des douleurs à la cheville. Quand on joue avec un « strap », on n’a pas les mêmes mobilités, les appuis sont moins solides quand on court, on a peur de prendre un coup quand on dribble, à la fin ça commence à peser. J’ai fait certains matchs avec la douleur donc j’ai préféré me reposer et faire une petite récupération. Au cours de l’avant-saison, ma préparation a été tronquée donc je voulais être armé pour bien finir les six derniers mois. Gérets te met la pression ? Oui mais c’est normal. Je vais essayer de répondre présent. Ca ne me fait pas peur et ça ne m’a jamais gêné qu’on attende beaucoup de moi mais ce n’est pas les déclarations des uns et des autres qui vont me faire changer. Je pense à mon jeu, je pense à l’équipe, j’ai envie de retrouver mon meilleur niveau, que l’équipe soit en haut du tableau, je fais tout pour mais je ne peux rien faire contre les blessures. La victoire en coupe de France fait du bien ? On a bien maîtrisé le match contre Beauvais. Avant la trêve aussi ça allait bien. Il y a du mieux dans l’équipe, on conserve mieux la balle, on fait bien tourner, on se procure beaucoup plus d’occasions de buts. A la récupération, Lorik et Benoît sont en forme donc c’est clair que c’est plus plaisant pour un joueur à vocation offensive d’entrer dans une équipe qui joue bien. Après, à nous offensivement de faire des enchaînements, de créer des choses mais je suis confiant sur nos chances de résultat à Rennes. Le coach compte aussi sur Cissé ? J‘espère que lui aussi fera de très bons mois, qu’il retrouvera la dynamique qu’il a eu à la fin de la saison dernière, il a mis beaucoup de buts. Mais moi je suis confiant. Je pense qu’il va réussir. Vous allez retrouver vos automatismes ? Les automatismes ça ne se perd pas facilement. Il y a des affinités sur le terrain, l’entraînement nous permet aussi de nous régler aussi, mais je suis confiant pour le fait qu’on va bien se trouver sur le terrain, pas de problème. Les départs à la CAN perturbent ? On a l’effectif pour palier les départs. En défense centrale, malheureusement, les pépins s’accumulent mais on est armé pour faire face aux blessures et aux départs à la CAN. Que pensez-vous de Rennes ? Je connais Pagis, Briand je l’ai connu en sélection, comme Wiltord. Ca va me faire plaisir de les revoir mais pendant 90 minutes on va mettre les affinités de coté et on va essayer de ramener les trois points. Les rennais ont fait un bon début de saison mais après il y a eu un coup de moins bien. J’espère qu’on ne les relancera pas. Ils ont des joueurs expérimentés qui ont de la qualité. C’est une équipe technique avec de très bons joueurs de ballon, Leroy Wiltord, Pagis, sont à l’aise, ils jouent beaucoup au sol. Il y a eu un bon mariage entre l’ancienne génération et la nouvelle. Il faudra faire attention à cette équipe. Ils ont changé d’entraîneur, on connaît le personnage, c’est quelqu’un qui a fait ses preuves à Sochaux mais c’est les joueurs sur le terrain qui font le reste. Que pensez-vous de Cheyrou ? Il est sur une bonne dynamique. Contre Liverpool, il a eu un passage à vide mais maintenant il a relevé la tête, il prend des initiatives, il prend ses responsabilités. C’est un récupérateur moderne qui a des qualités de passes. Il est assez technique. Je m’entend bien avec lui, sur le terrain il me trouve facilement, c’est facile de jouer avec des joueurs comme ça. Vous êtes plus à l’aise en 4-4-2 ? Peu important. C’est pas le système qui fait la différence. Ce sont les joueurs qui doivent faire de l’animation. On n’est pas figé, avec Mathieu, Karim ou Akalé, peu importe le système, on n’est pas figé, à nous de créer du mouvement. Que pourriez-vous changer pour éviter vos pépins ? Il n’y a rien à changer. Un tacle c’est un tacle, la méningite c’est pareil, je ne peux rien faire. Ce sont des choses qui arrivent. Ca permet d’être encore plus fort. On n’est jamais à l’abri d’un pépin. Si je n’ai pas de pépin sur le terrain ça ira parce que le plus important c’est la santé. J’ai retrouvé mes sensation, je suis en forme, après on ne sait jamais. Lorsque vous vous êtes blessé, vous étiez peut-être trop en forme ? C’est vicieux ça ! Il faut revenir de vacance fatigué pour ne pas se blesser ? Oui j’étais très bien quand je suis revenu de vacance, j’avais travaillé, mais malheureusement les blessures ont perturbé la mécanique. Mais je préfère que ça arrive maintenant que plus tard. La saison débute aujourd’hui ? La saison commence oui on va dire ça. Durant les six premiers mois, je n’ai joué qu’un match en pleine possession de mes moyens, c’était face à Metz. Après j’ai toujours eu une petite douleur à la cheville. Vous allez devoir rattraper le temps perdu sur Benzéma ? Il y a six mois c’était l’inverse. Je ne regarde pas ce que font les autres. Je leur souhaite plein de bonheur, d’aller plus haut mais après il faut concentrer sur soi-même sans se préoccuper des autres. Dans le foot ça va toujours très très vite, personne n’est à l’abri d’une blessure. Aujourd’hui c’est l’un, demain c’est l’autre. Quel est l’objectif réalisable pour l’OM ? Accrocher la coupe d’Europe. La Ligue des Champions, c’est réalisable. On voit que le championnat est très serré. Avec une bonne série on peut se trouver dans le haut du tableau. Il faut continuer sur la même dynamique d’avant la trêve. Rennes et Auxerre, ce sont les mêmes matchs ? Le championnat est beaucoup plus important que la coupe de la Ligue mais la coupe de la Ligue est un ticket pour l’Europe. On va se concentrer sur Rennes puis sur Auxerre. Les deux mois qui arrivent sont importants ? Janvier, février sont importants mais mars et avril c’est important aussi. Pour nous il faut enchaîner de janvier à mai. Vous pensez aussi à l’Euro ? L’Euro oui c’est clair c’est important mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Il reste cinq mois avant de penser à l’Euro. Vos vœux ? La santé pour moi et la famille. Sportivement j’espère vraiment faire six bons mois, apporter quelque chose à l’OM pour que l’équipe remonte le plus haut possible au classement et marquer des buts. Réagir sur le forum
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