Cher Robert, Si je t' écris aujourd'hui, c'est pour t'exprimer toute ma gratitude. Il y a encore peu, une défaite de mon club préféré me transformait en boule de nerfs. L'ambiance, les soirs de défaites était excécrable à la maison.
Ma femme m'envoyait dormir dans le canapé après m'avoir obligé à réparer la lampe que j'avais explosée dans un accès de rage. Mes filles se demandaient ce qui pouvait bien rendre leur papa d'aussi mauvaise humeur.
Mais grâce à toi, aujourd'hui tout cela n'est plus qu'un mauvais souvenir.
Maintenant les défaites de l'OM, pour reprendre une expression consacrée par M.Moustache, ça m'en touche une sans bouger l'autre. La force de l'habitude sans doute. Autrefois, rien ne pouvait m'empêcher de regarder un match de mon équipe chérie.
Aujourd'hui c'est devenu une telle purge que je suis presque heureux de rater des matchs.
Alors, Robert, du fond du coeur merci. Grâce à ton travail pour la paix des ménages, aujourd'hui c'est devenu le paradis à la maison.
P.S: Des mauvaises langues de mon voisinage disent que tu n'y es pour rien, que c'est juste du bol.
Mais quand on arrive à ne rien gagner durant toute sa Présidence, même pas une coupette de la Ligue alors que tous les autres clubs de L1 arrivent à ramener un petit quelque chose de temps en temps, je me demande comment on ne peut pas y voir là le travail de longue haleine qui est le tien.
S'il te plait, continue dans ton entreprise. Ne laisse pas les mauvaises langues te détourner de ton objectif, car l'étape suivante, je le sais, est tout bonnement d'éradiquer la violence du stade vélodrome.
C'est en bonne voie comme l'a démontrée l'affluence du match de mardi dernier.
Allez encore un dernier effort, et il y aura bientôt un casino boulevard Michelet.