Un premier bilan ? On n’a pas encore réussi à se lâcher totalement chez nous, les équipes adverses ont bien joué le coup jusque-là et on n’a pas encore trouvé la solution pour les faire déjouer. Elles arrivent bien organisées, elles sont costaud défensivement, en jouant le contre avec leurs armes et pour l’instant elles nous ont mis en difficulté plus que nous avons pu le faire.
Les nouveaux joueurs ont du mal à s’adapter. C’est difficile ? Difficile non parce qu’on sent le public qui pousse derrière nous. Après, qu’ils sifflent et manifestent leur mécontentement, c’est normal quand il n’y a pas les résultats escomptés. Maintenant, on n’a pas peur de jouer au Vélodrome, on devrait plus se lâcher mais il n’y a pas de syndrome Vélodrome. A domicile, il y a cette appréhension de décevoir mais il n’y a pas de peur de jouer au Vélodrome. Mais le public semble être plus nuisible quand il siffle que bénéfique quand il vous soutient ? Nuisible, c’est un grand mot. C’est sûr que nous avons eu plus de mécontentements que de soutien sauf contre Nancy quand on menait deux à zéro. Là le public était derrière nous et on a senti une force supplémentaire. On sait que le public de Marseille est un public de connaisseurs et on a peut-être moins envie de le décevoir alors que quand on est à l’extérieur, on a effectivement peut-être moins de pression. Ils sont exigeants, on le sait quand on arrive là, et ils ont raison. Les objectifs sont élevés, c’est un club de haut standing et on se doit d’avoir de bons résultats. Contre Toulouse, sans Cana, votre rôle sera important ? J’essaie de donner le meilleur de moi-même comme dans tous les matchs, quelle que soit la composition d’équipe. J’essaierai de faire le meilleur match possible mais pas plus qu’un autre match. Qu'est-ce qu'il manque ? Je crois beaucoup aux spirales négatives, aux spirales positives. Là on n’a pas encore pu déclencher ce processus. L’année dernière, on a pu s’en rendre compte par des séries de victoires ou des séries de mauvais résultats et si on enclenche un bon résultat samedi contre Toulouse, on aura ce petit plus qui nous permettra d’avoir un peu plus confiance en nous, nous lâcher et faire de belles choses. Toulouse ? Même si elle a terminé troisième la saison dernière à cause de ce match à Nantes, on s’en souvient tous, je pense qu’elle mérite d’être dans le haut du classement. C’est une équipe très rigoureuse défensivement, même s’ils ont eu des pépins depuis le début de saison à ce niveau-là, et offensivement, on sait que des joueurs comme Elmander, Mansaré ou Emana peuvent faire la différence individuellement. On s’en méfie parce que c’est une équipe solide. Elle a eu un parcours irrégulier depuis le début de la saison elle aussi mais elle va venir au Vélodrome comme toutes les équipes, pour bien défendre et jouer les contres à fond. Vous avez discuté entre vous pendant cette trêve ? Oui mais beaucoup de joueurs sont malheureusement - ou heureusement pour eux - absents. Le groupe est coupé en deux à cause des sélections. L’ambiance est détendue mais on a bien bossé et ça fait du bien mentalement de relâcher un peu la pression. C’est bénéfique ? On le saura samedi si on gagne. Les joueurs qui sont en sélection reviennent, on verra s’ils ne sont pas trop fatigués mais pour ma part cette trêve a été bénéfique. Comment êtes-vous personnellement ? Personnellement je peux faire encore mieux, il faut que je gagne la confiance de mes partenaires pour faire plus. Je ne demande pas tous les ballons mais quand on est poussé par le public et ses partenaires, on se sent encore plus fort. Il faut se lâcher ? Prendre plus d’initiatives, que ce soit collectivement ou individuellement. Il faut que tout le monde parle, il y aura toujours une hiérarchie par rapport aux anciens mais il faut que les jeunes et les nouveaux parlent plus. C’est en se connaissant et en ayant plus confiance en soi et en ses partenaires que tout ça va venir. Ce match contre Toulouse peut lancer la saison ou au contraire être très mauvais ? Je ne pense pas. Ca va être plus facile pour la confiance si on gagne mais si on perd ce n’est pas catastrophique. Il y a d’autres matchs après pour se rattraper et si on gagne on peut perdre après. Il y a des périodes charnières mais la saison ne va pas se jouer sur le match de Toulouse. Il reste encore beaucoup de matchs. Ce serait mieux si on était mieux parti mais on est là où on est et si on est là, c’est qu’on le mérite. Il va falloir travailler, s’arracher pour remonter. Ca sera plus dur que si on était parti dans le haut du tableau. Vous n’avez pas perdu confiance en vous en venant à l’OM ? Non mais il y a plein d’exemples comme ça, de joueurs qui sont plus ou moins en confiance selon les clubs où ils évoluent et ça c’est difficilement explicable. Mais ce n’est pas qu’on ne sait plus jouer au foot quand on vient à Marseille. Réagir sur le forum
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