Vous n’auriez pas souhaité essayer de vous relancer dans un club moins huppé ? Non je suis prêt à 100% à relever ce défit. C’est une très belle opportunité qui se présente. C’est clair que j’ai vécu des moments difficiles mais il n’y a rien de tel qu’un tel club pour remonter la pente. Un ou deux matchs réussis ici ça valent beaucoup de matchs ailleurs. Moi je me tiens à la disposition et j’attends mon moment. Dans un club aussi médiatique, le déclic peut arriver vite, attaquant c’est un poste particulier...
Si les choses arrivent ave un déclic, dans un club comme ça ce n’est que du bonus. Le club et moi on a fait un petit challenge pour relever le challenge qui nous attend. Si le déclic tarde ça risque d’être difficile, vous êtes prêt à assumer ? J’ai vécu des moments difficiles à Nice, c’est pas le même contexte, mais, j’ai connu des échecs, des réussites, j’ai 25 ans, j’ai connu des compétitions européennes aussi, ça m’a forgé énormément, les échecs m’ont fait avancer, je suis prêt à tout, je suis motivé, c’est naturel d’être motivé, je suis croyant, tout le monde y croit et ça me donne une grosse confiance en moi. Tout va vite dans le football quand on est attaquant, à un moment donné si j’ai saisi l’opportunité qui se présentait, tout peut se déclencher. Les problèmes à Nice ? Ils attendaient des buts de ma part et je suis tombé dans une saison noire où rien ne me réussissait, pourtant j’ai essayé, j’avais des occasions pour marquer, mais, au football, ça vous tombe dessus. Les années se suivent et ne se ressemblent pas, attaquant c’est fait de saisons noires et de saison de bonheur, je pars du principe que tout est à recommencer, j’ai tout à y gagner et j’espère y arriver. Vous dites commencer une nouvelle carrière ici ? On va le dire comme ça. En tout cas, j’ai beaucoup appris dans mes années de galère, ça m’a forgé énormément, je fais ce métier pour relever des défis comme ça, j’ai démontré des choses par le passé, je veux encore en démontrer maintenant. La concurrence ? Je sais qu’en venant ici je n’allais pas être le leader de l’attaque. Je suis réaliste avant tout, je sais qu’il y a beaucoup de remplaçants, donc il faut être là au bon moment. Attaquant c’est particulier, il faut saisir l’opportunité et je me tiens prêt pour ça. Vous jouez dimanche ? J’ai parlé avec le coach, j’ai fait ma préparation, je n’ai pas joué en match officiel, mais je me tiens à disposition et je suis impatient de jouer avec cette équipe, ça pourra être une belle aventure. Moi pour dimanche, je me sens prêt pour jouer une heure au moins. Avec quels joueurs vous pensez que vous pourrez bien vous entendre dans le jeu ? On a tous les mêmes caractéristiques de puissance, de vitesse de joueurs qui vont vers l‘avant, mais dans le jeu tout peut changer, j’ai vu les joueurs jouer, j’espère peaufiner ça sur le terrain. Je connais très bien Benoît Cheyrou avec qui j’ai joué à Lille, on s’entendait bien sur le terrain et en dehors. C’est en plus pour moi de retrouver un joueur que je connais bien. Marseille ça ne vous impressionne pas ? Quand on joue dans le championnat de France, on regarde toujours les grandes équipes, Marseille, le PSG, ça fait rêver, on connait les caractéristiques des joueurs qui sont là, on connait l’engouement que suscite ces clubs, on sait ce que ça représente et nous on fait ce métier pour vivre de grands moments dans ces grands clubs. C’est notre chance. Que manque-t-il à l’OM ? Rien du tout. Il manque une belle victoire et c’est tout. Tout s’enclenche. Je viens d’arriver et je sais qu’une défaite suscite beaucoup d’interrogations, on est joueur professionnel avant tout et on sait que, particulièrement à Marseille, c’est comme ça. Il fait l’accepter mais en voyant cet effectif il n’y a vraiment pas lieu d’être inquiet. Il y a une bonne ambiance, l’équipe est là, je sais qu’ici on n’a pas beaucoup de temps mais je pense qu’il peut se passer de très bonnes choses… Qu’avez-vous appris lorsque vous traversiez vos mauvaises passes ? Humainement beaucoup. J’étais habitué à ce que ça se passe bien, tout le monde était autour de moi et après quand j’ai connu les échecs, j’ai vraiment ou vert les yeux, je suis attaquant, j’arrive à maturité et je pense que les échecs m’ont fait grandir et maintenant je sais à quoi m’en tenir. Réagir sur le forum |