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Tu as parlé avec Pape Diouf, il était important que tout le monde soit sur le pont pour cette reprise ? Bien sûr que c’est important. Ca donne la possibilité de penser qu’il y a une grande solidarité dans le club et qu’on essaye de regarder ce qui est positif. La chose la plus positive c’est qu’on est deuxième au classement et qu’on a deux matchs pour y rester. Tu veux oublier cette finale ? Moi personnellement je ne l’oublierai jamais, jamais, jamais. Jamais de ma vie.
Que ce soit ma vie sportive ou normale je ne l’oublierai jamais. Mais il y a toujours un jour qui se lève. On a le classement dans le vestiaire au niveau du championnat et on sait que le championnat est la chose la plus importante. Dans tous les grands clubs européens, la seule chose qu’ils regardent à la fin de l’année, c’est le classement au niveau du championnat. Tu en veux à quelqu’un ? Si je peux en vouloir à quelqu’un c’est certainement à moi-même parce qu’on peut toujours faire des choses au moment où il faut c’est tout. C’est pour ça que je dis que ça restera à jamais gravé dans ma mémoire. Je ne vais pas me frapper pendant une demie heure avec un bâton. Le football c’est comme ça, c’est des fois beau, des fois cruel. Moi je remercie tous les jours le bon dieu d’être professionnel dans ce milieu-là et de temps en temps il y a de gros coups de bâton qui te tombent sur la tête, j’en ai pris un bon et voilà. Les joueurs sont abattus ? Les joueurs ont joué, ils ont fait un match de football, que ce soit bon ou moyen, ils ont certainement essayé de faire le plus, ils ont fait ce qu’on leur demandait, rentrer sur le terrain, jouer au football, après ça s’évacue assez vite parce qu’ils ont encore le temps de vivre de grands moment comme samedi soir et peut-être que nous on a moins le temps. Ils vont retrouver le moral samedi ? Il s’emporte ! Il y a une chose qui est certaine. Si jamais ils ont besoin de motivation, que ce soit l’un ou l’autre pour essayer de finir deuxième dans un championnat aussi serré et aussi bizarre que ce qu’il a été cette année.... Quand on a cette chance-là, cette chance on leur doit aussi, mais ils n’ont pas besoin d’être motivés ou ils n’ont pas besoin qu’on leur pousse une certaine motivation. Elle doit être naturelle, normale, elle doit être à 1000%. Mais le moral est cassé ? Il s’emporte encore plus ! Non il n’y a pas de moral cassé. Quand on est deuxième du championnat il n’y a pas de moral cassé, il faut tout faire pour être second. C’est tout. Tes joueurs ne sont pas abattus ? Ils n’ont pas le droit. Ils n’ont pas le droit c’est tout... Votre travail est de dédramatiser ? Notre travail c’est de les entretenir physiquement, de les mettre dans les meilleures conditions possibles, après la motivation est naturelle. C’est comme un titre finir deuxième, c’est comme un titre. Voilà... Tu as plus de certitudes que ce que tu avais avant la finale ? On verra bien. On verra bien, on verra bien. Moi je suis optimiste de nature. La finale de la Coupe de France c’est un bilan sur un match. Un bilan sur un match avec des joueurs comme certains ont connu la gloire et comme d’autres ont été descendus. C’est sur un match. Le championnat c’est sur l’année. C’est être compétitif toute l’année. C’est avoir des hauts et des bas mais se relever tout le temps. Ca na rien à voir. C’est vraiment la vie d’un groupe le championnat. Vous voudriez ne plus parler de la coupe ? Qu’on en parle ou pas la vie continue. Il va falloir jouer des matchs importants comme contre Saint-Étienne ou contre Sedan. Donc à nous d’être là, motivés ! Je vous dis il n’y a plus de mots à avoir, de phrases clefs, on détient certaines choses maintenant il ne faut rien lâcher. C’est un match piège ? Ecoutes. Nous sur 38 matchs on a fait 38 finales. Plus les matchs de coupe où on n’a fait que des finales, plus les matchs de coupe d’Europe où on n’a fait que des finales. L’OM c’est ça. C’est pas piège ou pas pièges. On va à Saint-Étienne, Saint-Étienne veut nous battre, on est allé à Lorient, Lorient veut nous battre. Nous c’est 38 finales plus les matchs de coupe. Vannes contre nous a fait le meilleur match de l’année... C’est comme ça ! Il faut s’y faire... C’est le message ? Non tu me poses une question, je réponds... On dit que Saint-Étienne va aligner l’équipe bis ? Ce n’est pas grave. En coupe de la Ligue les titulaires étaient sur le banc. On en a pris 4. Il faut faire autre chose que ce qu’on a fait en coupe de la Ligue à Saint-Étienne... Quelle image te revient ? Il y a des plats qui sont difficiles à digérer. Mais nous on n’est pas joueurs. C’est pas pareil. Moi je ne peux pas enlever la déception des gens qui quittaient le stade, des gens que je connais, ceux que je rencontre dans la rue... Mais n’importe comment il faut faire en sorte que... voilà. Chaque fois que je réfléchis je pense à un truc... Une qualification en Champions' League peut te faire oublier ? Je te dis non. Je te dis non. Ca sera gravé toute ma vie dans ma mémoire. Mais ça fait parti du football. Moi je suis marseillais. Ca fait presque 18 ou 19 ans que je vie dans ce club par épisode, je sais ce que ça représente pour tout le monde. J’ai été joueur de football, on a perdu des finales, des choses se sont passées, un joueur de football doit très vite oublier ça. J’espère. Lui a un métier très difficile c’est de se mettre en situation le samedi, le mercredi. il est obligé d’évacuer l’échec en permanence. Si un joueur qui joue devant manque un but alors que le but est vide, il ne va pas dire j’arrête ma carrière. Il y a un autre ballon il va falloir qu’il le mette au fond. Il peut le manquer aussi mais il va falloir qu’il mette le troisième au fond ! C’est ça la vérité pour un joueur. L’échec il doit l’éliminer totalement. Que ce soit pendant le match, après le match, globalement sur le match, ses actions individuelles qu’il a échouées, se remettre en question seconde par seconde, millième de seconde par millième de seconde... RLD ? Je n’ai pas vu je n’étais pas là. J’étais à la presse. Les blessés ? Zubar a passé une échographie. Ribéry qui a refusé de tirer ? No comment ! Zubar a tiré plein de pénaltys avec Caen il n’en a jamais manqué, il en tire pleins à l’entraînement. C’est comme ça... C’est un garçon qui comptait marquer quand il a dit je veux tirer le pénalty. Réagir sur le forum |