Que signifie ta présence à l’entraînement ? Il ne faut pas y voir d’autres charges que celles que je voulais lui donner à savoir m’assurer moi-même de l’état des troupes. C’est vrai qu’après cette défaite subie en finale, ce n’était pas facile pour les uns et pour les autres, ni pour le staff ni pour les joueurs et je pense que cela fait partie des attributions du Président que d’essayer de remettre un peu les choses en place. Même si on ne me voit pas tous les jours à l’entraînement, de mon bureau, j’ai l’avantage de pouvoir assister à l’entraînement.
Je dis ça pour ceux qui ne le sauraient pas. Là c’est vrai qu’il y a une présence physique mais elle n’a pas d’autres charges symboliques que celle que je viens d’indiquer. De quoi avez-vous parlé avec Albert ? C’est un échange classique entre un Président et son entraîneur. C'est-à-dire on a évoqué bien entendu un peu la finale, on a vidé les regrets un peu mais surtout pour nous replonger dans le futur immédiat et on sait que ce futur immédiat passe par Saint-Étienne où il faut impérativement obtenir un résultat positif. Si on revoit tous les comptes, il nous faut au minimum 4 points pour atteindre cette qualification en Champions' League qui reste notre objectif majeur et qui de toute façon était notre objectif de début de saison. Je dirais à la suite que la coupe était un peu la cerise sur le gâteau, la cerise est partie par terre, on va essayer de bien le tenir. Vous dites avoir mis les choses au point. Vous avez crevé un abcès ? Il n’y avait pas d’abcès à crever. Quand je dis mettre les choses au point je veux dire faire le point de la situation, d'avantage que de mettre les choses au point. Là vous avez assisté en direct à cet échange que j’ai eu avec l’entraîneur mais c’est un échange que j’ai avec lui très régulièrement. Parfois il vient dans mon bureau et on discute des sujets dont on a à discuter, parfois c’est au téléphone, aujourd’hui j’avais envie effectivement de venir auprès des joueurs, de leur montrer que les aléas du sport et du football en particulier ont fait que cette coupe qui nous tendait les bras nous a échappé mais qu’il restait aujourd’hui pour le club l’objectif massif et que celui-ci il faudrait tout mettre en oeuvre pour que nous puissions l’atteindre. Qu’avez-vous ressenti sur le terrain ? L’équipe va rebondir ? Le football à ceci de particulier, c’est vrai, que les déceptions y sont brutales, énormes, on pense ne jamais s’en relever mais avec les jours qui passent, on s’aperçoit que les choses peuvent prendre une autre tournure et c’est vrai qu’en nous projetant, comme tout le monde le fait aujourd’hui dans le club, vers la qualification directe en Champions' League, on ressent chez les uns et les autres une envie de ne pas faire choux blanc. On ressent aussi bien chez les entraîneurs, les joueurs et chez tout le monde cette volonté qui peut justifier les objectifs que nous avons fixés en début de saison et surtout donner à notre saison, tout compte fait, une allure de réussite. L’équipe est remontée après l’intervention de RLD ? Le coup de gueule de Robert Louis Dreyfus, pour ma part, outre que je l'ai trouvé légitime et approprié, je pense qu’il peut être salutaire. Moins que l’actionnaire, moins que celui qui soutient financièrement et économiquement le club, j’ai simplement entendu le cri du cœur du premier de nos supporteurs. Je pense que ce qu’il a dit dans les vestiaires, il n’a été que, indirectement, le porte parole de ce que ces milliers de marseillais avaient ressenti sur le coup avec pour lui l’avantage d’avoir accès aux vestiaires ce que les autres n’avaient pas. C’est moins l’actionnaire qui fort de puissance a crié que le supporteur. C’est ainsi que je l’ai ressenti. Il a simplement éprouvé, comme nous tous ce soir-là, une telle déception, une déception si vive, si cruelle, remettons-nous quand même les images en place, je continue à dire que cette coupe là nous ne l’avons pas perdu, elle nous tendait les bras et c’est nous qui l’avons refusé. Il a eu le même sentiment que moi. Donc son coup de gueule, je pense, a été perçu et compris de cette manière-là par ceux qui ont un minimum de capacité de compréhension et d’appréhension. Maintenant on verra bien ce que ça va donner mais c’est l’interprétation que j’en ai faite... Qu’a-t'il dit ? Je ne vais pas redire ici les mots exacts que Robert Louis Dreyfus a prononcé, il n’y a pas besoin. Je pense avoir tout dit quand j’ai dit qu’il a manifesté sa manifestation, je ne dirais pas sa colère parce que c’était une déception très vive et je crois que c’est légitime. La même que les supporteurs mais lui avait droit aux vestiaires. Il y a une cassure ? Souvenez-vous la saison dernière, on avait tout de même perdu la coupe de France et après on est allé bâtir un succès à Auxerre. Il y a évidemment ce moment naturel de déception que nous sommes en passe de digérer. Le football a ceci de merveilleux qu’il peut faire passer d’une profonde déception à un nouvel espoir. Nous sommes dans cette configuration. Pourquoi croyez-vous à ce renouveau de l’équipe samedi ? L’espoir naturel qui est en moi et qui ne me quitte jamais. Je pars du principe que dans ce club, et en tout cas parmi les joueurs, tout le monde est très instruit de ce qu’est naturellement et initialement l’objectif. C’est une qualification en Ligue des Champions. C’est une prise de conscience qui m’emmène à penser que nous allons tout faire pour effacer ce qui de toute façon restera comme une tâche, cette élimination, cette défaite en finale de la coupe. C’est le feeling que personnellement je ressens. Je suis très souvent auprès des joueurs, pour ne pas dire quasiment tout le temps, pour pouvoir au moins avoir un ressenti moi aussi qui m’amène à penser qu’aujourd’hui la prise de conscience me parait collective, importante pour que nous ne soldions ce qui reste de notre saison d’autant plus qu’il n’en reste que deux étapes. Vous avez discuté avec certains joueurs ? C’est une pratique courante que j’applique. Je ne vais pas changer ma manière de faire après cette finale. Dès notre retour à Marseille, avant que les garçons ne repartent, il y a eu une réunion très rapide au cours de laquelle nous avons rappelé ce qu’était le football, ses aléas, ce qu’étaient malheureusement parfois ses issues et qu’il fallait reprendre, repartir. Je ne changerais fondamentalement ma position, ma manière de faire, on continuera à bavarder avec les uns et les autres. Ce n’est pas tous les joueurs qui ont besoin d’un appui, d’un soutien, ce n’est pas tous les joueurs qui ont parfois besoin d’être remontés mais parmi eux il y en a quelques uns peut-être chez qui on peut sentir plus de vulnérabilité et c’est dans cet optique-là qu’on fait des choix de certains dialogues en aparté ou parfois de discours collectif. Vous avez été agacé par le refus de Ribéry de tirer le pénalty ? Vous savez, c’est la rengaine de l’heure le pénalty non tiré par Franck Ribéry. Dans la bonne histoire du football, il y a des pénaltys célèbres. On en parle parce qu’ils ont été ratés. Celui-là c’est celui qui n’a pas été tiré. Il faut savoir se mettre dans les contextes des matchs et en appréhender la substance. Franck Ribéry a probablement eu des raisons personnelles de ne pas tirer ce pénalty. Tous les grands joueurs, Pelé, Maradona, Cruyff, Platini et d’autres, ils ont eu à rater des pénalties. Ca fait partie du jeu. Franck Ribéry aurait très bien pu tirer son pénalty et le rater. Aujourd’hui, piailler avec d’autres et dire qu’il aurait dû tirer son pénalty, non. Vous ne me ferez pas dire ça. Je dirais simplement que chacun a un ressenti différent. Des raisons qui lui sont propres ont fait qu’il n’a pas souhaité tirer ce penalty. Il aurait pu être convaincu d’y aller selon avec qui il aurait discuté mais je n’en fais pas une affaire d’état. Il est normal qu’un international se dérobe ? Lui seul peut répondre mais il y a d’autres joueurs plus expérimentés que ceux qui ont tiré qui ne sont pas allés tenter leur chance. Si on regarde bien ceux qui se sont déclarés pour aller tirer ce pénalty, c’était les plus jeunes de l’équipe. C’est vrai. On peut donc reprocher aussi aux plus anciens de ne pas avoir pris leurs responsabilités. Peut-on tirer une conclusion sur cette incapacité du club à conclure ? On ne peut pas dire que les hommes ont changé, que les contextes ont passé et parler après d’incapacité à conclure. Il y a une sorte d'antinomie dans ce que vous venez de dire. Si c’était les mêmes hommes, si c’était les mêmes joueur, on aurait pu parler de fatalité. Ce n’est pas le cas. Mettons ça sur le compte de l’improbabilité du résultat sportif. Il y a peut-être un contexte autour du club ? Pourquoi alors ce club détient le record des coupes de France ? Pourquoi ce club est le seul en France à avoir gagner la Champions' League? Non ce que vous dites n’est pas recevable. L’élection de Jean Michel Pierre Mondy au G14... Pas de réaction particulière sinon que Jean Michel Pierre Mondy souhaitait accéder à la Présidence du G14, je n’y vois pas d’inconvénient dès lors que les deux Présidents d’avant ont quitté pour des raison diverses mais forcés par les circonstances. Bettega est parti après les problèmes que la Juventus a connu, après, David Dean a dû abandonner la gestion d’Arsenal, il fallait donc quelqu’un qui prenne la suite. A partir du moment où Jean Michel Pierre Mondy a manifesté l’envie de donner une autre tournure au G14, à partir du moment où il a envie de donner à ce regroupement une autre manière d’être, il était légitime qu’il soit retenu. Ca peut être un plus pour les clubs français ? Il ne faut pas exagérer. Je siège au G14 et je sais ce que l’instance a aujourd’hui. C’est un endroit où effectivement les discussions sont riches, où on peut effectivement rencontrer des gens, confronter des expérience mais parler de l’influence du G14 sur le football mondial, je pense que c’est un peu forcer les termes. Merci Pape Personne ne m'a demandé si Ribéry allait rester ou pas ? Alors ? Sachez une chose. Les départs de tous les joueurs qui sont sous contrats avec l’OM dépendent de la volonté du club. Qu’on ne vienne jamais me dire, il y a la Champions' League il peut partir, il peut rester. Ca pour moi ce ne sont que des noix creuses. La seule réalité c’est que quand on détient un contrat, c’est nous qui sommes les maîtres du jeu. Après il peut y avoir des discussions tripartites. Joueur, club acquéreur et nous. Mais il ne faut jamais partir du principe que cette situation-là peut amener tel joueur à partir ou pas. Ca n’existe pas ici. Si un joueur qui a un contrat doit partir, ça ne peut être fait qu’en accord parfait avec le club. Rien ni personne ne peut nous faire faire ce qu’on ne veut pas faire. C’est dit ça ! Le problème est réglé. Tu continues avec RLD l’année prochaine ? Laisses-nous finir la saison. On n’a pas parlé de changements, il n’y a aucune raison d’en envisager. Réagir sur le forum
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