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Fumigènes allumés, brandis comme un faisceau Abreuvent les travées d’un rouge carpaccio. Une rumeur qui enfle, dans les rangs provençaux Tapisse les tribunes du cri des muchachos.
Ils sont là devant nous, prêts à prendre d’assaut Les enfants de Plessis, les joueurs de Sochaux.
La bride sur le coup, sans efforts colossaux Ils assurent le service, criant : « Chaud devant, Chaud ! » Gabelou Dominique, alias Douanier Rousseau Objectif, est ému devant ce one man show. Toniques nos petits sans se la jouer perso Etouffent l’adversaire, comme un plat d’artichauts. Rachetant leurs péchés, sans lâcher le morceau.
Et si ce n’est qu’un rêve, croyez-moi peu me chaut Traquons la vérité, en Pablo Picasso.
Brisons cette oppression, devenons anarcho A bas les années noires, imprimons notre sceau ! Il doit cesser le temps, où malingre, racho Les échecs cumulés, on devient vermisseau. Le jeûne a trop duré*, aérons le cachot Où l’on plia l’échine, esquintant nos dorsaux. Naguère Don Quichotte, depuis pensa sans show. Notre histoire doit s’écrire, fini les soubresauts. En ce samedi douze, on passe le bachot Remplissons nos copies, d’un trait recto verso.
La victoire est au bout, si on n’est pas manchot. Enivrons-nous de coupe, à défaut d’un grand seau.
Buvons jusqu’à plus soif, redevenons macho Assumons nos envies, sifflons le curaçao Rassemblons nos efforts, c’est à vous les gauchos De nous montrer la voie, bouffez du lionceau Et nouscrieronsravis: «Yeah, it’s very so show ! »
*Note Bardesque Même si cette phrase possède un double sens phonétiquement compromettant, le petit Jubilet tient à faire savoir à sa famille que ses dernières analyses d’urine étaient étonnamment claires !
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