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Ah mes petiots, je m’en souviendrai pendant longtemps de cette soirée…Je la place au même niveau que le jubilé de l’an 2000 que notre regretté Pape Jean-Paul II initia à l’aube du vingt et unième siècle… J’avais fait le voyage à Rome avec ma congrégation… Souvenirs, souvenirs… Mais vous devez penser que votre sœur débloque ?
Que nenni, ce fut l’espace d’une soirée une copie presque conforme à cette historique célébration. J’avais consciencieusement noté tout au long du match mes petits protégés, distribuant ça et là, bon point et satisfecit quand mon attention fut attirée par un jeune au visage d’ange… Vous me connaissez, le jeûne fait partie intégrante de la vie de ma congrégation…Curieuse, je l’interrogeais sur son identité : -Jubilet ! Qu’il me dit ! Si ce n’est pas un signe du destin…
Sept ans auparavant, mon jubilé était plutôt papal, il faut bien le reconnaître celui-ci était du genre rubicond ! N’écoutant que son devoir, votre très sainte sœur a consacré sa nuit à la rémission par la pénitence des peines temporelles dues aux conséquences du péché… Bref, il a beaucoup était question de canons… Vous comprendrez donc aisément qu’il m’était impossible de vous poster les notes en temps et heures, on ne bricole pas avec le péché !
Douce soirée au Vélodrome, une bonne ambiance, une jolie chambrée et une légitime interrogation sur l’état de fraîcheur de nos troupes après l’affrontement du milieu de semaine. Après une superbe entame où l’Aube ne vit pas le jour, mais sans concrétisation au tableau d’affichage, la rentrée de Cissé, acclamée et rapidement opérationnelle nous laissa entrevoir une fin de match tranquille. Mais à force de gestion, l’équipe recula et sur une poussée troyenne le pire arriva… Mais les signes avant-coureurs d’une divine soirée étaient déjà perceptibles, Modeste se fit prétentieux et libéra le Vélodrome… Chavirant comme à ses plus belles heures dans un océan de bonheur.
Carrasso :6 Depuis sa rencontre remportée avec Fabien, débarrassé de l’image du père tutélaire, il apporte de match en match une confortable sérénité à la défense. Ne peut pas grand-chose sur le but.
Beye :6 Le repos forcé lui a sans doute fait le plus grand bien, il n’a laissé que peu d’espace au virevoltant Danic, toujours aussi peu précis cependant sur ses centres.
Zubar :5,5 Encore fébrile, malgré la faiblesse de l’opposition, tranchant dans ses interventions avec une densité physique au-dessus de la moyenne, il doit s’appliquer sur les relances.
Rodriguez :6 Le patron de la défense couvrant avec intelligence ses partenaires, comme une mère supérieure borde ses novices.
Taïwo :6 Solide comme un roc, ses progrès sont plus que perceptibles.
Cana :5,5 Un peu émoussé par son match de Coupe de France et seul récupérateur, il baissa de pied en deuxième mi-temps entraînant dans son sillage toute l’équipe. Auparavant, une mi-temps parfaitement maîtrisée où son association avec des joueurs habiles lui confère une technique que nous ne lui soupçonnions pas.
Nasri :6,5 Notre patron du milieu, technique en mouvement, décrochages fréquents pour orienter le jeu, sa beauté gestuelle s’accompagne dorénavant d’une efficacité de passe qui met l’équipe dans le bon sens. On attend plus que les buts.
Ribery :6 Comme Cana, il fait partie des joueurs à grosse débauche d’énergie qui ont souffert de la proximité de ces deux matchs. Intenable en première mi-temps, ses combinaisons avec Nasri, Niang et Pagis furent mémorables.
Maoulida :5 Pas de bandelettes ce soir, comme me le faisait remarquer le jeune Jubilet entre deux tournées de momies…Sobre (Toifilou pas mon alcoolyte ) il serait de bon ton de le voir un peu plus audacieux.
Pagis :5 Un peu en retrait depuis quelques matchs, toujours sûr techniquement, mériterait parfois d’être un peu plus « bourrin » et ainsi éviter de tenter des lobs subtils là où une frappe s’impose.
Niang : 5,5 Tonitruant en début de match, faisant passer le calvaire à Démetrius, il s’éteindra au fil du match usé par toutes ses courses.
Cissé : 6,5 Quel réveil mes aïeux ! On a sans doute retrouvé un Cissé auxerrois, puissant et rapide. Son but est un modèle de force et de précision. Un atoût supplémentaire pour ce sprint final qui s’annonce rutilant…
M’Bami : 6,5 Entré en fin de match pour préserver le résultat qui nous était favorable et soulagé un Cana au bout du rouleau, il se révèlera être l’homme miraculeux ! Stabilisant un milieu qui prenait l’eau sous la poussée troyenne, il plaça une frappe décisive pour arracher la victoire.
Emon : 7 Rendons grâce à son coaching payant, sa générosité tactique portant ses fruits, sa grandeur humaine transpirant dans les échanges avec ses joueurs…
En conclusion, Modeste et Djibril, les bannis de toute une frange des supporters, peuvent jubiler*.
*Je crois que je suis amoureuse !!! Réagir à ces saintes paroles |