Le coach a dit que l’OM ne faisait plus peur à personne. Vous partagez cet avis ? Dans l’absolu non. On fait toujours peur parce que Lorient nous ont attendu de pied ferme. Je viens de voir à la télé comment ils étaient concentrés à l’entraînement, comment ils ont préparé le match, donc ça veut dire qu’on fait peur. Maintenant on ne fait pas peur dans la mesure où on ne gagne pas. On piétine. C’est une mauvaise passe. C’est la deuxième ou la troisième de la saison. On a cru qu’on allait pouvoir mettre un coup d’accélérateur à Lorient pour pouvoir revenir sur ceux qui sont devant au classement. C’est un ensemble de choses qui fait qu’on peut dire ce qu’a dit le coach mais dans l’absolu je ne le pense pas. L’OM fait toujours peur.
Il a trouvé un manque de joie dans le jeu ? Le coach a ses sensations qui lui permettent de savoir comment son équipe perd. Nous individuellement on a des sensations et on les a collectivement. Je n’ai pas senti un désengagement des joueurs. Tout le monde a parlé. Peut-être qu’on a plus parlé que fait des actes. Après le scénario du match est assez anecdotique. Quand on le regarde, il y a de bonnes choses qui se sont faites. On aurait pu revenir au score, on aurait pu marquer plus de buts. Après le coach analyse le match à sa façon. Nous joueurs, on a une autre façon à nous d’analyser le match. Moi j’étais remplaçant et j’étais prêt. Peut-être qu’il manquait le surplus de motivation mais ça je ne peux pas le certifier parce que chaque joueur prépare son match, chaque joueur est concerné à sa manière dans chaque match... Chaque joueur qui est retenu dans les 18 est prêt à jouer le match. Après il y a un ensemble d’évènements qui fait qu’on n’est pas plus fort qu’eux en première mi-temps, on n’a pas le ballon. En deuxième mi-temps, on prend deux buts mais on essaye de revenir.
Du banc, vous avez vu les maladresses de vos partenaires ? Notre dernier match contre Nice, je ne vais pas parler de perfection, mais on a vu une équipe qui jouait bien, qui était à l’aise, en confiance, on s’est dit on va reproduire le même match. On oublie peut-être que l’adversaire en face est différent. On voit qu’il y a de petits manquements, qu’on est en danger, mais on se dit qu’on va se reprendre. On se dit qu’on va avoir une grande discussion à la mi-temps. On fait le constat, peut-être pas le même que vous parce que chaque fois qu’il y a une erreur on est obligé de pousser le partenaire pour qu’il se remobilise pour l’action suivante. On vit ça différemment de vous.
Vous vous dites on a mal joué ? Oui on le dit mais je ne pense pas qu’hier on ait mal, mal joué. On n’a pas été constant dans le jeu. On n’a pas commencé le match à 200 à l’heure mais on l’a fini à 200 à l’heure. Ca veut dire qu’on aurait pu le commencer comme ça. C’est des interrogations mais il y a l’adversaire en face qui nous empêche de faire ce qu’on avait prévu de faire.
Mais l’adversaire d’hier n’était pas un foudre de guerre ? Moi du banc de touche, on se dit on va dérouler, on va refaire le match de Nice. Il nous manque des joueurs blessés mais ça ne fait rien. Les autres s’entraînent aussi. On part en disant qu’on va peut-être subir durant les 51 première minutes, c’est notre scénario à nous joueurs. Sur le banc de touche, on est à l’aise, on est confiant parce qu’on a un résultat positif derrière. Maintenant le scénario du match fait que peut-être on est moins bien rentré que contre Nice. Les explications tu peux les trouver mais le plus important c’est qu’on n’a pas joué comme on a joué contré Nice. On va analyser avec le coach, je pense qu’il a déjà fait son autocritique, pour voir pourquoi on n’est pas rentré dans le match, comment on l’a terminé. Pour moi le point essentiel c’est qu’on a terminé le match à 200 à l’heure et qu’on ne le commence pas à 200 à l’heure.
Ca complique la suite ? Ca va poser beaucoup plus d’interrogation par rapport à, entre guillemets, les objectifs avoués du club. Mais il faut prendre chaque match comme il arrive. Là on a une grosse désillusion parce que si on avait gagné ce match, on aurait fait peur à d’autres équipe et on se serait mis dans une position beaucoup plus confortable que celle où on se retrouve actuellement. Dimanche on reçoit Lille qui est un adversaire direct.
Comment voyez-vous ce match ? Le match est dans une semaine. On a le temps mais c’est un match qui va être agréable à jouer parce qu’on sait que Lille est une équipe qui a du répondant, qui est agressive à l’extérieur. C’est un gros bloc, quoi qu’il arrive, quand ils seront en position défensive ça sera difficile pour les bouger et en position offensive ils ont des individualités qui leur permettent de se retrouver devant votre but en deux ou trois passes.
Il faudra gérer tout ça ? On espère qu’avec notre public ça va lever un peu d’enthousiasme aux Lillois et que ça va nous apporter plus de chaleur pour gagner. On est obligé moralement de se mettre dans un autre état psychologique par rapport à la rage de cette équipe, on va jouer ce match pour gagner. Une défaite ou un match nul ça serait la même chose. Il faudra être meilleur qu’à Lorient. On a vu jouer Lille une dizaine de fois, on sait à quoi s’attendre. Leur jeu ne varie pas souvent. A nous de savoir comment les contourner.
L’OM peut se remobiliser pour la fin de la saison ? C’est une question importante. On en a déjà parlé avec le coach avant ce match. Il reste 8 matchs. Il faut se booster sur 8 matchs. Je ne suis pas inquiet pour la venue de Lille, on sera boosté à domicile mais on voyage très mal, et c’est là qu’il faudra prouver autre chose que nos résultats antérieurs. Moi j’ai commencé la saison hors du groupe mais je le sens capable de tout, du pire comme du meilleur. La saison a commencé sur une cascade de victoires, après on a plongé, après on s’est relevé. Comme le groupe a su se relever, je pense que c’est encore possible, maintenant il faut le faire, il ne faut pas le dire, il faut le faire... Réagir sur le forum
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