Dernier vestige de l'ère d'auto-déroute Alain Perrin, le frère de Francis, Habib Beye s'est imposé à l'usure. Comme joueur tout d'abord, car il était l'archétype du joueur sans poste fixe, baladé entre l'axe et le côté droit. Depuis l'arrivée de Jean Fernandez, il est indéboulonnable sur son aile. Avec Emon, il n'a pas bougé d'un iota. Il doit cette stabilité enfin trouvée à un physique rarement défaillant et un état d'esprit irréprochable. Mieux, il enchaîne depuis quelques temps déjà, des performances régulières. Ce faisceau de lumières lui vaut un capitanat qu'aucun n'aurait imaginé il y a encore un an de cela. Désormais fidèle au poste, il bénéficie d'une concurrence limitée dans son secteur de jeu. De plus, comme Abdou Méïté à une certaine époque, il devient le plus ancien olympien. Et en même temps, le défenseur le plus expérimenté de l'effectif. Sans doute doit-on voir là les raison d'un capitanat jusqu'alors inespéré. Il n'est pas impossible qu'il revienne dans l'axe de la défense, une fois que l'Om aura recruté un véritable joueur de couloir, capable d'apporter un supplément d'âme offensif, talon d'Achille de notre élégant Sénégalais. On ne le remerciera jamais assez d'avoir vexé Sabri au point de lui faire prendre Lamouche. Beau-frère de Péguy Luyindula dont il a épousé la soeur,il est surnommé la «gazelle bienveillante» par le sémillant Avy Assouly. Il ne galvaude pas son sobriquet grâce à ses deux jambes, solides et interminables. Il n'a pas hésité à laisser six dents lors d'une rencontre contre Bolton, en UEFA l'an dernier. A ce titre, il aurait mérité le « Trophée Fernandão ». Malheureusement pour notre nouveau capitaine, il a été ravi par Bostjan Cesar pour son don de son os occipital au public de Saint-Symphorien.