MASTROLOGIE
Dimanche14
Ribéry, oh ouI !
Ribéry qui mange un Sveltesse aux fraises, ça vous étonne ? Francky ira en Allemagne. La nouvelle n'a même pas été annoncée par notre mastrologue à titrer. La faute aussi aux caméras, suspendues en hypnose devant le visage héberlué du sélectionneur. La primeur de ses commentaires reste le privilège de quelques greffés cellulaires. Anelka est une tête de Turc qui ne sait plus où döner de la tête. Giuly demeure le classique ignoré de Balzac. Un oui franc pour Vikash. Qui vivra Viera. Cissé dedans c'est pareil. Saha fait mal à Sydney. Les remplaçants pourront aller fréquenter les galantes teutonnes dans les maisons Klose. Domenech veut leur faire découvrir la Coupe du Monde en chaire et en os. Maîtresse Bernhardt n'est jamais très loin...
Lundi15
Coupet du mondE
Le numéro 16 reste numéro 1. Le génie est immortel et les regrets de Grégory Coupet, éternels. S'il suffisait de rouler pour Colgate et de dérouler une campagne de séduction forcée pour devenir calife à la place du calife, cela se saurait. Celui qui murmurait à l'oreille des publicitaires hurle aujourd'hui au complot. Ses déclarations démontrent son incapacité à goûter à la pression. Sans doute parce qu'on ne la sert qu'en demi. Un orgueil mal placé, un égo démesuré et une capacité de nuisance jusqu'alors somnolente éclatent au grand jour. Coupet veut installer le doute sur les raisons qui l'ont poussé hors-jeu. Il se demande s'il va pouvoir supporter Barthez. On croit rêver. La quenelle blonde s'érige en martyr d'une cause qui ne dépasse pas sa petite personne. Ca promet du côté de Tignes. Rien de mieux qu'un stage d'oxygénation pour préparer le rôt.
Mardi16
Onde de choC
Planté dans mon short, je scrute les carrés vierges de serviette sur la plage. Enfin une place. Pas trop proche de la famille Motta et de sa glacière infernale. Quelques gandolfi allument un feu sous un pin-parasol. Les parents hurlent à leurs enfants de ne pas gueuler car c'est impoli. Un petit air frais caresse mes péronés encore blancs. Sur ma rabane, je ne suis pas fier. J'ai un teint de bidet. Et le ventre cylindrique comme celui d'un labrador, couleur quenelle. A cause de l'ambre solaire, le vent soulève le sable et me pâne le thorax. Les baraques ont le chichi qui sent. C'est le retour des femmes à la peau chaude embaumée à la senteur de la noix de coco. Et des maris qui dorment la bouche ouverte. La Provence enterrée dans le sable m'apprend la signature d'un Camara. Au moins le 8ème, me dis-je. La température de l'eau n'est pas encore idéale. Elle est encore de celles qui vous retroussent le zàni comme une saucisse d'apéro. Ca y est, les fadas aquatiques dégainent les harpons. Ils patrouillent dans l'eau avec des palmes immenses et vocifèrent dans leurs tubas à la vue d'un gobi. Qué catastrophe. Des poulpes, il n'y en a plus. On s'y met à trois pour déloger un avorton que l'on brandit comme un scalp. La prédation n'est plus ce qu'est l'été. Il y a concours de plats sur le dos à 10 mètres de là. J'essaie aussi d'aller me pâmer dans l'onde. Une cagole fait du monokini mais en gardant son t-shirt. Elle met une heure à se mettre à la baille. Si elle reste plantée là, elle va finir par trouver du pétrole. Je propose d'aller chercher Molinari. Et quand elle y parvient enfin, elle s'effondre lamentablement : "Aya ! Je me suis taaaanqué le pied ah !!". Mon dieu. Pauvre petite. Si Pierre Mondy voyait ça !
Mercredi17
Quatrième tierS
Gaudin entend-il gaudiller dans la poudreuse aux yeux ? Le socialiste Jean-Nöel Guérini, président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône, a le coeur à gauche. Et le portefeuille à droite. Il nous reparle du chapeau du Vélodrome, seul domaine dans lequel l'OM manque encore de chef. Il se dit prêt à financer 1/3 du coût du toit. Guérini révolutionne le principe du tiers payant. Le reste sera l'oeuvre d'investisseurs privés. Paroles paroles... les élections arrivent à grands pas. Après la demi-équipe auto-financée par le club, les grands chantiers se poursuivent à Marseille. La complainte des supporteurs a peu de chance d'être entendue. A ce rythme-là, ils peuvent encore attendre le quatrième tiers...
Jeudi18
Abus du Bien SportiF
A Marseille la rue meurt. Le sopalin est rangé. Les Marseillais sortent le mouchoir blanc pour José Anigo, ce futur ex pas très clean. Jean de Mostaganem semble ne plus en pouvoir. Lui qui partit pagailler à la rame sur une mer capricieuse, se retrouve coincé dans le triangle des Bermudes : RLD Dantin et Anigo vont devoir trancher. Ceux qui cherchaient dans le vin pourquoi l'agent de Ribéry fait du bruit, ont peut-être là un élément de réponse. Fernandez-Anigo, le mariage déraisonne. La sacro-sainte stabilité n'est qu'illusoire. Marseille en tremble d'avance. Notre judicieux directeur sportif va-t-il exiger le prêt de Jean Fernandez à Auxerre ?
Vendredi19
Show effroI
Le Petit Marseillais tente de dissiper le malentendu. Il conteste marcher sur les plates bandes de Jeannot. José feint de ne pas comprendre et joue la surprise. Il s'érige en victime expiatoire. José clame à qui veut bien l'entendre qu'il n'est pas frustré du banc. Si Jean n'a plus aligné Delfim depuis PSG/OM, il n'y est pour rien. Il nous parle de Cissé et de moyens que l'OM n'a pas. La seule stabilité dont se prévaut l'OM réside en son incapacité à construire au delà d'une saison. Le content suisse est ravi. Acariès va jouer les arbitres. Les triangle des bermudes bâtit un OM à son image : sans queue ni tête...
Samedi20Ici l'ombrEPendant que les uns peaufinent leur intersaison, l'OM voyage. Les Olympiens sont en Guadeloupe. Signe du destin ou ironie du sort, Mamadou Niang séjourne à Pointe-à-Pitre. Maoulida signe enfin. Pour ne point louper le coach, le Pape et le Petit Marseillais rentrent demain. A force de baver les mêmes noms, on s'en Metsu. A Paris et Lyon, les bonnes affaires ont déjà commencé. Ce n'est pas le cas de Marseille, qui s'y prendra encore au dernier moment histoire de justifier un naufrage déjà écrit noir sur Blanc. L'OM peine à recruter l'ailier de Libourne-Saint-Seurin et le stoppeur de Caen. On se questionne sur l'Intertoto et la stabilité. L'OM économise l'ambition et cultive l'incertitude. Le pauvre supporteur est désespéré. Quitte à prendre une carte, autant prendre celle de Maître Séchador, histoire de passer de la ruine à la rune.