Résumé d'effet : Marseille revient de Boulogne avec la gueule de bois. Le 1er mai nous aide à éponger la déprime de match. Pas gai, le muguet. Fabien sort de sa coquille en Bourgogne. Ce n'est pas à un vieux singe que l'on apprend à manger des limaces. L'OM bat l'AJA et peut accrocher la C1. Le Petit Marseillais savonne la planche de Fernandez et coince la bulle mercatale. La saucisse strasbougeoise bouche le Vieux-Port. C'est la déprime. Le kébab est un fléau. Il défonce les etomacs maltraîtés des masses tristes.
Kébab de l'EuropE
Dimanche30
Pleurs du vidE
Le Vieux-Port est
morbidement propre. Pas un klaxon pour saoûler l'air ambiant, mais des
pleurs sur la ville. Marseille est une cité maudite. Comme condamnée à
l'humiliation permanente de ne plus avoir le droit de se raccrocher à
sa propre histoire. La spirale de la louse nous entraîne au fond. On
prend peur devant le vide de la galerie atrophiée. On est au supplice
devant cette Coupe sombre. Quelle tristesse pour le plus grand des club
français. Et pour tous ces gens qui eux, sont toujours là, mendiant
presque leur dignité. L'OM, en éternel faire-valoir, possède un charme
glauque.
Lundi1
Fêtons travaiL
C'est la muguet pride.
Trois millions de chômistes ont enfin la glandouille sereine. Bonnissel
ne se sent pas concerné par l'événement. On prépare les flonflons, on
fourgue les pliants dans la Pigeot-mazout sans se poser cette question
fondamentale : pourquoi ne travaille-t-on pas le jour de la fête... du
travail, justement ? Les mamans cessent-elles d'être des mères le jour
de leur fête ? Je me sens floué, manipulé. Mais tout cela n'est rien, à
côté du chagrin qui me gagne le jour de la fête des défunts, alors que
les regrettés ne sont même pas là pour trinquer avec moi.
Mardi2
Toile du BergeR
A force de téter le bonheur au
compte-gouttes, Marseille ne sait plus à quel sein se vouer. Fabien et
les cadres olympiens sont les mieux placés pour évoquer la toile du
SDF. A suivre Fabien, la bonne étoile dans ce ciel contrasté, l'équipe
s'est reposée sur ses lauriers fraîchement tressés. Et s'est endormie à
l'heure de sonner la révolte. Chat échaudé à Paris craint-il la douche
froide bourguignone ? Un OM averti en vaut-il deux ? En s'élevant, l'OM
peut-il dépasser le mètre ? Pourra-t-on enfin regagner le Sud sans
perdre le Nord *?
*B.Cantat A l'envers à l'endroit
Mercredi3
Blagues à terroiR
Les Olympiens pensent enfin à maîtriser leur destin après le bide parisien.
Niang et Civelli ont vengé Pagis et Taïwo. Marseille est qualifié pour
le tour préliminaire de la C1... à deux journées de la fin. Car cette
3ème place ne tient pas à grand chose, comme dit mon cousin qui joue
goal à Varrages. Des Marseillais sans Europe, c'est comme un port sans
horizon. Un mouroir pour les rêves. Marseille veut aller manger la
paella madrilène et renouer avec sa légende. La bonne, hein ! Le coup
de la saucisse de Strasbourg qui bouche le Vieux-Port, ce serait un peu
gros.
Jeudi4
Chauve must go oN
Après sa neuvième déculottée
chez les Jacobins, le Petit Marseillais pète les plombs. Alors, il joue
avec les fusibles... Vexé de ne pas avoir trouvé lui-même la formule
qui a rétabli l'OM en championnat, notre cher directeur sportif
entendrait se séparer de l'entraîneur vaudou qui fait marquer des buts
à Maoulida. Rumeurs, rumeurs... selon Biancheri, qui évoque des bruits
de couloirs. Le content suisse, qui n'entend déjà pas conserver Fabien,
ne serait pas contre l'idée de virer l'enfoiré qui l'a fait danser en
tongs sur la pelouse du Vel' en lui faisant croire que l'OM avait gagné
la coupe d'Europe. Délire d'actionnaire tocard ou de GO qui a du mal à
choisir entre club et Méditérranée, l'opération s'apparenterait à une
arme de destruction mentale. Le Pape, qui a eu la mauvaise idée
d'imposer le retour à une défense à 4, a-t-il aussi du souci à se faire
?
vendredi5
Trève de plaisanteriE
Directeur sportif de l'OM est
un métier à part entière, pour peu qu'on l'occupe à plein temps. Le
Petit Marseillais ne se contente pas de savonner la planche du Petit
Olympien. Tous les deux ou trois jours, il prend la peine de téléphoner
au Pape afin de préparer la saison prochaine. José la main verte
crapahute dans la selva brésilienne. Après avoir subtilisé Mendoza à
Metz en juin dernier, il est sur le point d'arracher Marcinho au Zénith
St Pétersbourg. Palmeiras remercie l'OM de l'en débarrasser. Ce que
n'avaient pas fait le Shaktior Donetsk et le FC Bâle.
samedi6
Même pas chicH'
La senteur des frites embaume
la rue Raymond Teisseire. Les sympathiques vendeurs au cheveu graisseux
les empilent par moulons sur des étalages improvisés. Ca sentait bon la
pagaille et l'oignon frit. A nous l'Europe, la paëlla et le pastaga...
pouvait-on se dire. Mais les supporteurs se seront encore abîmés pour
rien. Incapables de prendre les saucisses par le bon bout, les
Olympiens ont dit non à la grande Europe. Le speaker insupporte tout un
stade avec son air de s'en contenter. Les feux d'artifices n'auront
jamais aussi bien porté leur nom. On célèbre une année vierge et
frustrante. Dire qu'on aurait pu dès ce soir réserver la paëlla de
demain paraît un regret futile. Lâcher 5 points contre Ajaccio confine
à la déception. Intertoto ou UEFA... même pas chich', cet OM-là ! A
défaut de sésame nous récolterons le kébab. Reagir sur le forum
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