 Le sens de nos passions reflète les étoiles
Qui brillent dans nos yeux et fait battre nos voiles.
Les bras très haut levés à déchirer le ciel
Ce n’est pas le moment de replier tes ailes.
Petit rappel des fées penchées sur ton berceau
L’OM au temps jadis a su prendre d’assaut
Cet endroit capital où comme dans les moissons
Après un dur labeur on se noie de chansons.
Paris, Paris, Paris, on entre dans les annales Mais bien sur le terrain et pas au tribunal. Et si malgré nos chants on trouve ce lieu hostile Relevons le défi, faisons preuve de style, Après tout laissons les cris de singes si vils Résonner sans échos, montrons-nous plus civils. Encourageons les nôtres traçons leur le chemin Qui mène au nirvana, la joie du lendemain ! Instant délicieux qui chasse les tourments On décolle du sol, c’est un ravissement. Comment vous raconter sans être trop lyrique Ce temps qui s’éternise, ces regards extatiques Les sourires fleurissent et tant pis pour l’éthique Mais je le dis crûment on a une drôle de trique ! Revoir enfin la flamme aux yeux des jeunes gens Ça m’est indispensable et ça devient urgent. Dans l’oeil du timonier on voit de la lumière Cela doit vous guider pour rejoindre la terre. Mais comme dit Hugo en guise de credo Ce qui d’abord est gloire à la fin est fardeau Entrons dans la légende, écrivons cette page Qui pour un bon moment chassera cette image D’un club bien agité où règne le mensonge Rongé de l’intérieur, troué comme une éponge Absorbant le liquide et en guise d’échange Laisse à ses supporters qu’un amer goût de fange. L’adversaire est brillant, jouant dans son jardin Surtout son portugais un drôle de gredin Qui n’a pas son pareil, sans demander pardon Pour que l’opposant soit d’la farce le dindon. Il te fait des râteaux, multiplie les appels Et quand la pioche est bonne donne un coup de scalpel. Bonaventure Kalou est aussi bien habile Pour que ses adversaires se fassent un peu de bile. Et bien qu’l’ami Rothen soit un p’tit peu jauni Il peut...Ah non pas lui ! Car moi Rothen j’honnis ! Allons, on ne va pas après toutes ces années Continuer comme ça, cessons de ricaner. Oublions donc Paris et ces viles lumières Arrêtons de penser que c’était mieux hier. Les minots il y a peu nous ont montré la voie La tête pleine d’ambition que parte le convoi Menant au SDF, et là tout ébloui Ouvrez grand vos oreilles, ce soir soyez tout ouïe. Les chants vont réveiller dans le Stade de France Un public moribond, de lointaines fragrances. En suivant Ribery qui jamais ne renonce Partons à l’abordage et sans coup de semonce Retrouvons l’ambition qui nous avait lâché Le jour de la finale c’est bien pied au plancher Que nous devons aller, tant pis pour les déchets Cette soirée de printemps, il faut l’empanacher ! Et quand tu graviras Fabien les escaliers Dans ce stade qui naguère fut inhospitalier En levant haut la coupe, quelques ânes bâtés Taperont poliment de leurs dix doigts gantés. Toi qui, comme de coutume n’en a jamais trop fait Tu brandiras vers nous la coupe, ce trophée. Réagir sur le forum |