Vous n’êtes pas sans savoir que le chien est probablement l’animal le plus unanimement détesté sur cette planète.
Il n’y a qu’à lire les expressions employées associées à ce mammifère pour s’en convaincre. Ne dit-on pas un coup de chien, un caractère de chien ou encore un temps de chien.
Pourtant, il y a des villes certes où le temps est de chien mais où le mâtin ne laisse pas insensible. L’œil vif, le poil lisse, les bajoues tombantes, la queue alerte, les valseuses au pair, le dogue est beau et bien en chair.
Vous me direz, le Pathé au Seydoux, rien de tel pour vous engraisser et vous revigorer le molosse.
« C’est en forgeant que l’on devient formidable »
Les clés de la réussite ? Rien de
plus simple : le travail, l’abnégation, un actionnaire principal qui
préside proche de ses hommes, un entraîneur besogneux et intransigeant
pour encadrer une bande de jeunes au talent considérable (pas
uniquement de lapin) et le tour est joué.
Et quand il n’y en a plus, me
direz vous ? Tout simplement, le magicien Puel prend sa baguette et
sort de son majestueux chapeau haut de forme… un nouveau joueur encore
plus enragé et talentueux. Vous, vous avez cru au lapin, bande de
toxicomanes crapoteux embrumés par les vapeurs envoûtantes de l’opiOM.
Le président Seydoux et Claude
Puel, après des débuts délicats, ont su construire, dans le calme et
dans la stabilité, une équipe à la forte identité nordiste sans pour
autant tomber dans le populisme exacerbé.
Le seul couac connu à ce jour
reste le projet Grimonprez-Jooris II, et là, il faut bien se rendre à
l’évidence : cela commence à sentir le fromage. Les mauvaises langues
vous diront que c’est la faute Aubry pas finie.
« Chi va piano, va sano »
« Fais pas dans le piano, va dans les toilettes »
Entraîneur décrié à son arrivée,
Claude Puel, a pu imposer sa patte. Fini les Wimbée, Brunel, Pichot,
Landrin, Cygan and co, place aux jeunes. En trois ans, l’ex monégasque
a installé Lille dans les meilleurs clubs français en bonne place
derrière Lyon.
L’aboyeur qu’il était a su imposer
à ce jeune effectif toute la rigueur et la grinta qui le caractérisait
pour constituer un gros bloc équipe très performant, le tout encadré
par les deux cerbères impavides que sont Tavlaridis et Rafaël Schmitz.
La particularité du coaching de
Claude Puel reste le turn over imposé, véritable cauchemar des
opiomanes en quête de la perle rare à Coach en Stock. Difficile de
connaître l’équipe à l’avance tant les joueurs sont interchangeables et
le groupe homogène.
Par ailleurs, si le LOSC est plus
irrégulier que la saison précédente, l’équipe est en amélioration
constante grâce notamment aux confrontations en ligue des champions qui
l’ont aguerrie. Les ch’tios pères ont pris de l’envergure et du métier
et prennent davantage le temps de construire. Leur impact physique,
leur conservation collective du ballon permet de jouer plus en attaque
placée avant de jouer plus rapidement vers l’avant pour trouver son
attaquant de pointe dans la profondeur, le danger permanent. Les
phocéens sont prévenus, le LOSC c’est moins clinquant mais plus
redoutable que Burnes sur Yvette.
Et les marseillais me direz vous….
« Testis unus, testis nullus »
« On ne va pas loin avec une seule
couille », telle fût la réplique cinglante assénée par José Anigo au
cador du barreau à moustache et qui lui vaudra de s’expliquer devant le
conseil des tiques le 28 mars prochain.
Après avoir crucifié sur l’hôtel
de la honte le grand PSG (encore eût-il fallu qu’ils ne prennent pas
les enfants du bon Diouf pour des canards sauvages dixit Beef),
glorifié les minots, béatifié le benêt et pontifié la papauté, l’union
sacrée est de nouveau de mise sur la canebière.
On oubliera aussi très vite la
situation ridicule qui vit Bompard descendre de son petit et fidèle
destrier pour monter sur ses grands chevaux… tout simplement pathétique.
Il ne faut surtout pas que ces
malheureux incidents et que l’exploit des minots viennent occulter la
saison en courant alternatif que sont en train de nous livrer les
hommes de Jeannot Fernandez alternant le bon et le pitoyable. « A son
corps défendant et son cul défendu », Jeannot fait ce qu’il peut avec
ce qu’il a.
Si l’OM reste sur une belle
victoire face à Saint-Étienne et une élimination face à Saint
Pétersbourg qui laissera très certainement un goût amer dans la bouche
tant le coup était jouable, l’équipe devra se ressaisir dès dimanche.
Comme le disait Claude Puel après l’élimination de son équipe en coupe
UEFA : « C’est peut être un mal pour un bien dans la mesure où on va se
concentrer totalement sur le championnat qui reste notre ligne
directrice ». Les phocéens savent donc ce qu’il leur reste à faire et
devront se battre comme des chiens pour arracher une victoire qui leur
entrouvrirait la porte de la coupe aux grandes oreilles.
Enfin, si Patrick Timsit voit en
chaque chien qui se dit bonjour un proctologue qui sommeille, nul
besoin pour le supporter olympien de spécialiste ou de Dogues pour lui
signifier que son OM est moribond et qu’il devra faire preuve de la
plus extrême prudence pour éviter une nouvelle désillusion. Pendant que
vous y êtes, dites moi Dogue, est ce que j’ai des hémorroïdes ?
Kodiak
Nota benêt : Les
citations entre guillemets sont extraites des 2 ouvrages suivants : Le
dictionnaire superflu à l’usage de l’élite et des biens nantis et
Vivons heureux en attendant la mort de Pierre Desproges.
Un grand merci à Stinc3 pour la photo
du Dogueteur Pitboule, proctologue de son état et au visionnaire Bœuf
Mode pour m’avoir permis d’utiliser son titre culte.
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