« Si tu veux l’arc-en-ciel tu dois supporter la pluie » chantait la pulpeuse Dolly Parton dans un de ses succès country. Si la formule est joliment porteuse d’espoir elle n’est plus acceptable pour le supporter lambda et à force d’entendre des: « après la pluie vient le beau taon » il chope un sacré bourdon!
A défaut de country le supporter marseillais s’est spécialisé dans le blues depuis bien trop longtemps!
Même quand il pleut des cordes le jeu de l’OM est toujours aussi mal ficelé.
Suivre son équipe le fait suer....à grosses gouttes. Il est en nage...de comprendre que l’horizon semble bien bouché et pour longtemps. Sa patience qui jusqu’à présent n’était pas citée en exemple est louée ( sans aucun profit en ce qui le concerne) par les bien-pensants qui font le football français. A force d’amendes le supporter marseillais c’est amendé, il s’enrhume avec régularité dans les travées du Vélodrome comme la défense de son club fétiche sur les pelouses de France et rien ne semble le faire sortir de sa torpeur. Le déplacement au stade comme la soirée télévisuelle le laissent de marbre, mortifié, abattu, sans ressort, le marseillais fier et vainqueur a laissé la place à un être désabusé, désenchanté et même douché comme samedi dernier! Les médias avides de sang et de tirage en remettent une couche et le voilà repentant d’être nostalgique, honteux de sa condition, le coeur lourd, l’âme funeste. La dépression le guette même par beau temps, on a beau lui seriner qu’il lui faut être patient il souhaite un peu de précipitations. Il est peut-être temps de ruer dans les brancards, l’heure est à la contestation, place à l’insoumission. Envoyons paître toutes ses chèvres, contestons cette politique de gagne-petit, blackboulons avec notre clé de douze les arapèdes qui s’incrustent comme les bivalves exonérés de Monaco! Tant pis pour les débordements. Mais cessons d’évoquer les temps pluvieux, songeons à ceux plus vieux où nous honorions Dame la Coupe avec une vigueur bon aloi. Pour avoir vécu deux déplacements victorieux à Paris je peux affirmer sans retenue que l’aventure est belle, le championnat ne possède pas ce souffle épique de la Coupe de France, cette longue marche vers le Graal, parsemée d’embûches, de victoires à l’arrachée qui se conclue en apothéose dans le fief de nos meilleurs ennemis! Il nous reste cinq matchs pour atteindre ce nirvana, cette sensation d’être sur le toit du monde dans la plus parfaite béatitude. Hélas cela fait quelques années que nous collectionnons les pépins pourtant forts utiles par ces temps maussades. Il est donc grand temps que cela change, Paris vaut bien un Metz! Les mosellans se déplacent avec une humilité de circonstance mais prenons garde à la triméthoxyphénéthylamine, bref méfi à la Metz câline Jimmy Hendrix, Jim Morrison, Antonin Arthaud, Henri Michaux en ont usé pour aiguiser leur créativité mais nos « artistes » olympiens risquent de n’en subir que les effets secondaires: hallucinations visuelles de type psychédélique, troubles de la concentration , désorientation , altération de la mémoire immédiate. Ce sont déjà des symptômes récurrents.
Metz, c’est un peu notre succursale, on s’inspire de plus en plus de son mode de fonctionnement. On pique son entraîneur, enfin on l’achète, Fernandez récupère ses anciens joueurs éparpillés: Niang, Maoulida, Ribery, lorgne vers de nouvelles recrues:Proment, manque plus que Tum égérie à la liste pour rendre ses desseins animés! Dans le même ordre d’idée on pourrait offrir le 20 de Metz à notre papal Président, le dénommé Huszti, un 20 de Hongrie, histoire de rendre le recrutement un peu plus tokay! Un minimum d’envie contre ce faible adversaire doit suffire pour passer ce tour. La défense mosellane est faible, l’attaque anémique car il n’a plus de pétrole Ahn ! (Je sais qu’il n’est plus là mais le calembour supporte l’anachronisme!) « Renforcée » au mercato par Youla, un guinéen virevoltant et Alioui un stoppeur issue de la D2 italienne, abattue par un nouveau revers en championnat où la descente lui semble promise, plus mauvaise défense, fébrile sur les coups de pieds arrêtés, etc., etc. tous les indicateurs sont orientés vers une victoire marseillaise! La Coupe avec ses matchs couperets n’offre pas d’alternative. Soyons téméraires sans être présomptueux, audacieux sans être kamikazes, en attendant les demis usons de panache! Réagir sur le forum |