38ème Journée/samedi 28 mai 2005. Compte à rebours européen: dernier meeting de campagne à Bordeaux. Un OM qui n'a rien à perdre, sauf, peut-être, sa saison!
S imple lettre d’adieu, que je t’écris, ce soir : I l pleut sous mes paupières, mon amour, au revoir…
T u as bercé mon âme et fait vibrer ma ville, U n mot entraînant l’autre… Salut, ainsi soit-il !
V ingt-six siècles, ici, cimentent la cité E t un Club, chaque jour, l’anime d’un frisson : N euf marseillais sur dix, jeunes ou non, filles, garçons A ncrés dans les quartiers ou lointains exilés I lluminent leurs rêves, aux confins de l’aurore, S onges aux notes si douces ; clapotis du Vieux Port…
N os espoirs ont fondu, que dire de l’Europe ? O mbres de l’ordinaire, vous tissez votre toile : U ne saison bien terne, désillusions non-stop, S ilence dans l’isoloir, les voix mettent le voile…
D onc, on ferme à la Une, on ferme, mais on vend : I gnorons le bilan, place aux abonnements ! R oro, t’es un Cador, t’as compris l’argument : E xclu du Vélodrome, on survit pas longtemps !
Q uerelles de coulisses, cela fait réchauffé U nis les Marseillais, par travées, tarifés, E nsuite ? quelques contrats, et ponts d’or paraphés…
T u sais, finalement, la lettre dans ma poche U ne fois rédigée, je la trouve bien moche !
T’ inquiète pas petite, notre amour n’est pas mort E t non, c’est ton proxo, qui salit le décor N imbus de la finance... et son garde du corps.
V otons oui à l’Europe, celle des luttes en finales A vec nos garnements, leurs vertus cardinales ; S ignons-nous au cas où… Que chantent les cigales !
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