Auxerre 2-0 OM :Une fondue bourguignonne bien indigeste...
Écrit par Poluxo
10-01-2004
L’échauffement
Après une fin d’année 2003 catastrophique, on attend tous une réaction digne de ce nom de la part des bleus et blancs. Le match contre Strasbourg n’ayant en rien rassuré les supporters olympiens sur les ambitions et les dispositions de leur équipe pour 2004 ; le choc contre Auxerre qui compte ne seulement que 2 points d’avance sur son adversaire du soir se pose donc en match capital puisqu’il risque bien de conditionner la suite de la saison marseillaise. Interdiction de perdre donc pour des olympiens au moral encore fragilisé par leurs mois d’Octobre et de Novembre Fernandezques.
Au niveau de l’effectif, la question principale restait de savoir si Drogba s’était remis de son alerte au péroné et pourrait être aligné d’entrée de jeux. Réponse positive et effectif complet si on omet les absences des éternels blessés. Défense à quatre donc, composée de Christanval et Van Buyten en charnière centrale épaulée par Beye et Ecker en latéraux. Un milieu défensif N’Diaye- Hemdani comme rampe de lancement des deux ailiers Skacel à gauche et Meriem à droite. Mido et Drogba étant aux avants postes.
Le match
Première impression du match, les Auxerrois ont décidés de presser haut leurs adversaires grâce à un milieu très dense composé de Tainio, Violeau en position défensive et de Lachuer, Kapo et Kalou en postion plus avancée ayant pour mission la mise en orbite de l’arlésienne décolorée. Les effets ne se font pas attendre, puisque ce pressing va se traduire des la 3éme minute par le premier but auxerrois après une récupération de balle sur une erreur de Hemdani , Tainio enrhume Van Buyten d’un petit pont pour ponctuer sa magnifique action d’une frappe qui va mourir sous la barre. 1-0 pour Auxerre L’OM ne sombre pas pour autant et réagi rapidement par Drogba qui après avoir échoué une première fois sur Cool à la 11éme minute, voit sa tête mourir sur le poteau gauche du portier suite à un superbe centre de Meriem à la 13éme. Malheureusement la fougue et le réalisme auxerrois vont vite anéantir ces velléités olympienne puisque 5 minutes plus tard Kalou crucifie les marseillais grâce à un contrôle frappe enchaîné qui laisse Barthez impuissant. 2-0 pour Auxerre La suite de cette première période va voir les auxerrois malmener une défense marseillaise trop passive et lente pour contenir les assauts du trio lachuer-Kapo-Kalou.
La mi-temps est sifflée sur le score de 2-0. Une entame de match très enlevée qui a vu une très belle équipe auxerroise emmenée par un Kapo de très grande classe et une défense intraitable dans le jeux aérien. Or l’écart entre le milieu et la ligne offensive marseillaise a conduit à abuser de longs ballons accueillis comme autant de cadeaux inespérés par la paire Mexes-Grinchting. Un score relativement sévère au vu des occasions olympiennes, mais qui reflète bien la supériorité des ajaïstes au milieu de terrain.
La deuxième mi-temps va légèrement retomber en intensité. Les bourguignons se contentant de défendre en attendant des brèches propices à placer un contre dont ils ont le secret. Ainsi, la domination territoriale marseillaise va s’avérer stérile faute à un jeux trop statique et stéréotypé pour pouvoir inquiéter les joueurs de Guy Roux. Au contraire on retiendra plutôt de cette période les contre-attaques de ces derniers qui à chacune d’elle ont fait passer des sueurs froides dans le dos des supporters olympiens. A noter tout de même qu’à la 65éme minute, Sytchev a décidé de précipiter son transfert pour la Russie via un superbe loupé devant une cage vide. Espérons pour lui qu’il y trouve un coiffeur, car sa coupe de cheveux devient aussi inquiétante que son niveau de jeux. Le score final du match restera inchangé et verra les bourguignons l’emporter 2-0 sur des olympiens bien peu inspirés.
Conclusion
Ce résultat risque d’annoncer une fin saison bien morose coté marseillais, l’état psychologique de l’effectif restant fragile, il reste à espérer que les joueurs sauront retrouver la confiance nécessaire pour aborder les matchs restants de façon plus sereine. Toute fois au delà de certaines carences récurrentes dans l’animation offensive et d’un manque d’agressivité flagrant l’équipe a su montrer par intermittence quelques bonnes dispositions. Ce mauvais résultat étant à pondérer au vu de la haute prestation auxerroise qui risque de ne pas laisser beaucoup de points en route sur leur terrain. Pour conclure les questions posées avant ce match restent les mêmes et surtout sans réponses…
Les bons Meriem : seul animateur de l’équipe il a distillé quelques très bons centres qui auraient pu faire mouches Beye : prestation complète, avec des montées régulières et des gestes défensifs décisifs
Le Jean Pierre Cyprien d’or du match Mido : il ne court pas, son premier décrochage se faisant à l’heure de jeux ; et fait souvent le mauvais choix.