Ce qu’il y a de bien à Marseille c’est que vous n’êtes pas obligé d’aller au Stade Vélodrome pour supporter votre équipe.
Les bars à écran géant sont légions et le confort visuel s’allie au confort postérieur voire intérieur si vous avez, comme moi, devant vous, un demi bien frais, 1 par mi-temps ça le fait, de plus ça donne de l’inspiration, entre autre… Les bars pour voir jouer l’OM, son club favori, c’est parfait !
Bon, ce bar ? Toujours au même endroit, même style : cubique façon clapier, néons, formica, même barman, distingué, permanente grisonnée et chaîne en or (qui brille), à pleurer de rire mais par derrière, hein ? On ne sait pas comment ces gens là réagissent, ou ce qu’ils ont derrière leur comptoir… n’est-ce pas ? Bref, on est 150, dans une ambiance enfumée. Bon, ce match ? OM/PSG, le match de la saison, le match à ne pas perdre, le match mythique symbole de 2 haines : celle du Sud pour le Nord et celle du Nord pour le Sud, les soi-disant pouilleux contre les soi-disant nantis, bref de la testostérone 100% pur jus! Après tout c’est juste une histoire de supporters. Mais je m’égare comme dirait Charles, pas Baudelaire, l’autre, le Saint… Facile… Allez, ça commence ! 1° mi-temps : Le PSG effectue un pressing très efficace et pendant 15 minutes les Marseillais ont la tête sous l’eau, Celestini sauve même sur sa ligne à la 7’ une magnifique tête de Heinze. A la 19’ Mido face à Alonzo rate une énorme occasion. Plus tard Drogba oublie Meriem sur la droite ce qui sera une assez belle image du jeu de l’OM : précipitation et à peu près… Face à ce jeu brouillon les Parisiens évoluent en contre mais sont eux aussi victime d’un déchet très important. La pression sur le porteur du ballon est intense. En fin de 1° mi temps les fautes deviennent de plus en plus nombreuses et M’Bami écope du 1°carton jaune. En résumé ça combine, ça centre dans le paquet, les corners de Meriem (mon voisin ira même jusqu’à dire : « Oh putaing ! Toi avec tes balles en bois ! ! ! » Etonnant non ?) sont mal tirés. En un mot : inefficacité. 2° mi-temps : Le pressing recommence de part et d’autre et à la 55’ Drogba centre sur Mido qui place une tête monstrueuse juste détournée sur le poteau par Alonzo. Avec un Mido intenable l’OM pousse de plus en plus et le PSG recule, le milieu de terrain parisien commence à montrer des signes de faiblesse. Drogba lancé par Vachousek à la 80’ échoue encore une fois dans son duel avec Alonzo. Par contre une faute évidente sur Vachousek à la 84’ est oubliée par Mr Sars. Si cette faute est sifflée, le but de Fiorèse à la 90’ n’existe plus… Bah on va pas refaire l’histoire. Ce soir ça voulait pas, pas de chance c’était contre le PSG… Le match à ne pas perdre. Pas formidable tout ça, moral en berne et mis en bière…
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