 Satisfait du résultat?
Oui par rapport à cette déception en coupe de France... On fait une belle opération dans le classement du championnat. Rennes et Paris ont fait nul, si on veut rester à cette place il faudra gagner les matchs qui nous restent encore à jouer. Après les rencontres peuvent nous êtres favorables, c’est un bon résultat pour la suite.
Maintenant il faut faire la même chose contre Strasbourg pour avoir au moins notre destin entre nos mains si Lille venait à faire un faux pas. Quel est le danger contre Strasbourg?
De croire que ça va
être facile, qu’on a fait le plus dur à Auxerre, je pense que le plus
dur sera contre Strasbourg. On y verra plus clair après ce match là. Il
est clair que Strasbourg est déjà relégué, ils vont venir sans
pression. Ils auront envie d’un match de prestige pour bien finir leur
saison et montrer à tout le monde qu’ils pouvaient faire une meilleure
saison et ne pas être relégués. C’est toujours des matchs pièges,
maintenant je pense que si on y met nos qualités et l’état d’esprit
qu’on avait hier, je pense qu’à domicile en plus, avec une ambition de
réussir pour une troisième place et la League des Champions, on ne va
pas passer à côté.
Que prouve cette victoire?
On n’avait pas
forcément quelque chose à prouver, on avait envie de montrer que cette
année l’OM a de la qualité, qu’on était capable de se relever d’une
grosse déception. On a fait des résultats à Lyon et ailleurs, je pense
que c’est une saison où on a été capable de faire de bonnes
performances quand on a été dos au mur. Ca montre que l’équipe a du
caractère et de la qualité. C’est aussi important d’être bon dans le
sprint final.
C’est vrai qu’il reste deux matchs, c’est la dernière ligne droite
alors je préfère prendre des points maintenant, être bon maintenant que
les avoir pris il y a deux ou trois mois et ne pas les prendre en fin
de saison. L’année dernière on avait été capable de faire ça et on
s’était écroulé en fin de saison. Si on peut être performant en fin de
saison et coiffer tout le monde sur ces deux derniers matchs, on ne va
pas s’en priver. Alors c’est sûr que c’est le dernier objectif qu’il
nous reste et c’est une volonté collective de réussir quelque chose.
On se dit qu’on est près du but, que Lille est devant nous à la
différence de but mais quand on regarde leur calendrier, il est aussi
compliqué que le nôtre alors on se dit que tout est possible. A partir
de là, il faut avoir l’ambition de battre Strasbourg par rapport aux
ambitions affichées par l’OM et il est clair que dans ce sprint final
on a été capable de faire quelque chose de bien hier. Il faut le
reproduire.
Qu’avez-vous dit à vos partenaires après la défaite?
Le lendemain était
très difficile. Il fallait absolument qu’on sorte la tête de l’eau. On
ne pouvait pas, après un match contre Paris, se mettre à gamberger
alors qu’on avait un match trois jours après. A partir du moment où la
coupe de France est jouée et perdue, il ne nous reste plus que
l’objectif de la troisième place. Si on cogite sur cette défaite, on
n’allait pas forcément être bien pour aborder le match contre Auxerre.
Il fallait absolument se vider la tête et se reconcentrer sur
l’objectif qui de battre Auxerre. La finale était derrière nous,
c’était une grosse déception mais la meilleure des thérapies c’était de
battre Auxerre.
Aujourd’hui on a pu voir qu’il y avait une belle joie de vivre à
l’entraînement parce qu’on a battu Auxerre. Si on n’avait perdu à
Auxerre ça aurait été assez catastrophique au niveau du mental dans le
sens où c’était difficile après cette finale perdue de se remobiliser.
On a réussi à le faire, c’est vrai que les anciens on a essayé à tirer
le groupe vers le haut, essayé de ne pas montrer qu’on était déçu pour
remobiliser tout le monde et se dire que voilà…
Il fallait absolument gagner ce match à Auxerre et il faut absolument
qu’il y ait une joie de vivre dans un groupe pour que l’équipe puisse
avancer. C’est ce qu’on a essayé de faire même si ça n’a pas été très
facile parce qu’on était très déçu. En tout cas on a essayé de tirer
tout le monde vers le haut. Mais il n’y a pas que les anciens, les
jeunes ont fait aussi ce qu’il fallait. C’est toute une équipe qui a
gagné hier. Tout un staff.
Vous avez plus confiance en ce groupe qu’en celui de la saison dernière?
Je pense que ce
groupe, même s’il peut être jeune parfois, je pense qu’aujourd’hui on a
des joueurs d’expérience qui nous permettent de… Fabien a un rôle très
important à jouer, après la fin du match il a réussi à nous remobiliser
pour un objectif et je pense que cette équipe aujourd’hui même si elle
est jeune parfois, elle a beaucoup de maturité. Je pense que, par
rapport à l’équipe de l’année dernière, elle est beaucoup plus
ambitieuse aussi.
On est plus régulier aussi et on se dit qu’on a des bases pour cette
fin de championnat. La saison dernière on a fait c’est vrai six
victoires d’affilée mais derrière on en a perdu une dizaine.
Aujourd’hui même si on a perdu des matchs, on a fait régulièrement des
résultats, c’est ce qui permet de garder l’équipe sous pression et en
confiance. L’année dernière lorsqu’on avait deux trois, quatre
défaites, c’était difficile de s’en relever. Aujourd’hui je pense qu’on
n’a pas eu une grosse série de défaites qui a fait que l’équipe ait
plongé. On a eu quelques fois des déceptions, lorsqu’on pouvait revenir
sur des équipes de tête, ou en finale mais cette équipe a montré
beaucoup de caractère et de maturité je trouve.
C’est la rage qui vous a permis de gagner hier?
On a eu beaucoup de
déception pendant deux jours après cette finale, on avait de la
déception, mais la rage hier est sortie à la fin du match. On a essayé
de se servir de cet échec pour essayer de faire quelque chose de bien.
Hier si on avait perdu c’était fini. Avoir deux déception en l’espace
de trois jours ça aurait fait beaucoup. L’équipe s’est révoltée
collectivement et c’est ce qui a fait qu’on a fait quand même un match
très correct.
Physiquement vous êtes mieux que Lille ou Rennes?
S’ils pouvaient
continuer à ne pas avancer, ça serait bien déjà. Après il est clair que
c’est vrai que physiquement c’est difficile. Maintenant quand on gagne,
la fatigue on la sent moins. Hier on a eu l’avantage de mener au score
en première mi-temps, ça permet de moins ressentir la fatigue.
Contre Paris on l’a peut-être plus ressentie parce qu’on était en train
de perdre. Aujourd’hui la fatigue est là mais à partir du moment où on
affichera de bonnes qualités… Quand on mène au score ça permet de
mettre la fatigue de côté. Hier soir on n’a pas senti une équipe
fatiguée. Il est clair qu’on l’est avec tous les matchs qu’on a joués
mais on se dit qu’on a encore deux matchs à souffrir encore un petit
peu en silence et on se dit qu’il y a quelque chose d’extraordinaire au
bout. On met la fatigue de côté même si elle existe. On aura le temps
de se reposer je ne sais pas où, à la Réunion ou en Guyane…
La saison dernière Lille a fait l’intertoto et a tenu jusqu’au bout?
On a dit que c’était
peut-être une mauvaise chose pour le championnat mais peut-être que
c’est une bonne chose pour le physique. Je ne sais pas s’il y a une
vérité. On nous dit qu’on a fait 60 matchs c’est beaucoup. Si
l’Intertoto nous permet d’être bien physiquement, c’est tant mieux.
Mais c’est vrai que l’équipe se sent bien. Je n’ai pas l’impression que
les joueurs soient exténués. Maintenant il y a parfois une fatigue
mentale qui s’installe et avec cette déception qu’on a pu avoir elle
était plus importante mais cette victoire nous fait du bien en tout cas
; Elle enlève beaucoup de fatigue pour la suite. Réagir sur le forum |