Porto - OM : Le sextant dès lors que les moules sont fraiches.
Écrit par foutcheubol
06-11-2007
Alors que je croise au large du Portugal à une allure d’une trentaine de nœuds je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour nos chèv…euuh, pardon, nos biquettes. Elles qui sont parties pour la patrie de Vasco, afin de tenter d’y décrocher une qualification pour les 1/8ème de finale de la Champions League Ford, Snickers, Butler sans alcool la fête est plus folle, dans ce qui semble être une indifférence quasi générale.
En ces temps difficiles où les supporters sont choqués et où l’on ne pense qu’à virer (au choix, le Président, l’actionnaire, le directeur sportif, les joueurs), il serait pourtant nécessaire de déclarer l’union sacrée, de faire bloc, de hisser haut les drapeaux, afin de ne pas rester définitivement à quai, comme de vulgaires bittes…
L’heure est grave. Le vent de la révolte souffle dans les travées du stade alors que le navire marseillais tangue dangereusement et qu’il semble avoir jeter l’ancre dans le redoutable triangle des relégables. Il est grand temps que les mollusques qui sont actuellement sur le terrain se ressaisissent s’ils ne veulent pas être emportés par la marée ! Mais que s’est - il donc passé pour que ce navire, qui comptait à son bord une foultitude de capitaines plus vaillants les uns que les autres, devienne un frêle esquif rempli de flibustiers ? Quelle est donc la maladie qui a frappée notre équipage ? Comment se fait – il qu’un bâtiment à l’apparence si robuste ait aujourd’hui une coque percée de toute part, donnant l’impression que nul n’est maître à bord et que seuls quelques moussaillons sont là pour écoper ?
La réponse semble malheureusement se trouver dans un coffre, dont la clef a été mangée par RLD. Cet olibrius qui n’est capable que de s’entourer de pirates, et que le club traîne depuis de longues années comme un boulet accroché à sa chaîne. Ce fou furieux diront certains, qui, il y a de ça 14 ans, alors qu’il ne savait pas faire un nœud en huit, a cru bon d’acheter un OM tout juste remis à flots, pensant ainsi pouvoir traverser l’Atlantique. Comme le disait avec tant d’à propos le plus fidèle de nos matelots : « Qu’on le jette aux rouquins cet inculé ! » (et encore, bien que comme beaucoup d’entre nous il en amarre, croyez moi, il restait poulie).
Bref, avec pour armateur un amateur, voici donc notre navire bien mal embarqué. Et depuis 14 ans donc, vogue la galère olympienne, au grès des courants, parfois favorables, souvent synonymes de dérives. Le commandant Diouf fait pourtant tout son possible afin de maintenir le cap. Il en est même réduit à devoir user de sa loghorrée comme d’un fouet. Tout un symbole. L’effet sera t-il celui escompté ? Seul l’avenir nous le dira. Nous autres supporters en avons tous ras la coulpe, alors que nos papilles n’arrivent pas à oublier le goût du homard Tapie, voilà 14 ans que l’on nous sert de la soupe au poulpe ! Il suffit.
Néanmoins, si la colère est légitime, il ne faut pas pour autant qu’elle nous fasse perdre l’arraison. Et comme tout bon skipper perdu au beau milieu de l’océan, n’oublions pas que si le Cisse souvent mis hauban des accusés coûte cher, le rêve, lui, reste gratuit. Et en cette période de disette, c’est pas du luxe, Valentine.