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1.
test
(Historique/Matchs d\'antan)
28-01-2008 | 225 Hit(s) |
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2.
OM–Monaco. De Sainte Marthe à Copacabana
(Historique/Matchs d\'antan)
Le sommeil profond, un rêve…le Brésil 1970… Le mondial mexicain reste pour moi le plus beau, jamais égalé depuis. Et un cauchemar, le Brésil du moment. Aux auriverdes détenteurs définitifs du trophée Jules Rimet, succède un Brésil beaucoup plus défensif et déclinant. Il n’est plus ce qu’il était. Je comprends mieux alors pourquoi la sélection carioca si brillante au Mexique a perdu son football samba quatre ans plus tard. N’est pas Gerson, Tostao, ou Pelé, qui veut. Certainement pas Mirandinha ou Dirceu. Il n’ y a guère que Paulo Cézar, Jairzinho et Rivelinho vieillissants qui tentent de sauvegarder l’esprit des tricampeo.
15-01-2007 | 604 Hit(s) |
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3.
St Etienne - OM. Une date dans l'histoire 28 mai 1987
(Historique/Matchs d\'antan)
"Ni au aux sorcières, ni aux lutins, ni aux petits hommes verts. Les blancs de Banide ne croient en rien, qu’à leur talent et à leur chance que, match après match, ils empoignent à bras le corps." Ainsi s’exprimait dans le Provençal un des ses grands reporters sportifs.
Songez donc, pourquoi parlait il de sorcières et de lutins ? Tout simplement parce que l’OM venait de terrasser dans son antre de Geoffroy Guichard les verts de St Etienne. Il y avait 36 ans que l’OM n’avait plus gagné dans le forez. Autant dire jamais depuis l’ère moderne du foot.
Un OM de commando se rend dans le chaudron ce samedi 28 mai 1987. 44 820 spectateurs garnissent les gradins de Geofffroy Guichard. Chantant « allez les verts » à en perdre haleine Parmi eux, un bon millier de supporters marseillais ayant fait le déplacement avec leur voiture. Dans ce combat de tous les instants, les olympiens bien que parfois bousculés ne se laissent pas intimider, ni par le public, ni par de rugueux Stéphanois, qui jusqu’alors sont invaincus sur leur pelouse.
Les supporters marseillais et stéphanois rivalisent d’encouragements « Allez les verts » d’un coté. « Allez l’OM de l’autre » Une ambiance de braise pour un match de feu. Les attaques fusent de tous les cotés. D’ailleurs dès la première minute JA. Bell est obligé d’y aller, et de mettre en corner une tête de Krimau. Ca démarre à 100 à l’heure et sur le corner les encouragements pour les verts font trembler le stade. Le match ne cessera d’être passionnant jusqu’au repos.
Si les olympiens subissent la loi territoriale des foréziens, ils ne plient jamais et surtout restent organisés. Bell, Bonnevay, Forster, Domergue, Bade, aidés par Diallo très replié et Franck Passi, répondent présent dans ce combat de tous les instants. Diallo, descendu systématiquement, Giresse, vont prendre des coups, mais sans cesse se relever et faire frémir les tribunes vertes.
Quand ce n’est pas « Baka » Sliskovic étincelant d’adresse avec son pied droit magique, qui distille d’abord un ballon sur Papin qui n’est pas encore le vrai Papin est rate sa volée. Mais attention les stéphanois répondent du tac au tac.
Peycelon sonne la révolte verte qui alerte Krimau pour Ribar qui reprend mal, pourtant bien placé. Un centre au cordeau de Gros pour Krimau bien coupé par Bell démontre si besoin est, que les stéphanois veulent faire perdurer leur invincibilité devant les marseillais.
Les marseillais ne sont pas impressionnés. « Ah ouais » se disent ils ? « Té, vé, tu le veux celui-là ? » Bing, bang, boum Le rude peut être russe Dimitrov "agante" Passi par les chevilles. Coup-franc frappé par le maître artilleur « Baka » sur le crâne chevelu du merveilleux Patrick Cubaynes, qui s’arrache pour placer une tête hors de portée de Castaneda. 0-1 à la pause. Papin très accroc au Guronsan doit en délivrer a ces potes et adversaires tellement la seconde période et hors normes. Coups-bas, (tacle assassin de Krimau sur Passi).
Echauffourée Krimau, Sliskovic et Bell qui prend un carton. Mr Benali est forcé de faire entrer la "benne alu" pour sortir Passi, remplacé par Francini, mais au poste d’arrière latéral, l’OM passant alors à 5 défenseurs. Bell règne alors en maître dans sa surface, tandis que Cubaynes, Papin tour a tour font par leur frappes, passer des frissons dans le dos des verts. De même que Forster monté aux avants postes, déclenche une frappe qui passe si près qu’elle a doit enrhumer Castaneda. Le cumul du show Joseph Antoine Bell et la volonté des marseillais de ne rien lâcher, permet à l’OM de terminer fort, très fort. Une action Cubaynes / Sliskovic qui dans un élan de générosité donne un caviar a Abdou Diallo, qui rate l’occasion de crucifier les stéphanois.
Il n’empêche, 0-1 dans l’enfer vert c’est historique. D'aiileurs le Provençal du lendemain titre Une date dans l'histoire
St Etienne-OM 0-1
Stade Geoffroy Guichard 44 820 spectateurs
St Etienne : Castaneda – Claveloux – Dimitrov – Primard – Gros – Ribar – Françoise – Peycelon – Musquere – Krimau – Benedet.
OM : Bell – Bonnevay – Förster – Domergue – Bade – Passi / (Francini) – Giresse – Diallo – Sliskovic- Papin – Cubaynes.
15-10-2006 | 697 Hit(s) |
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4.
OM-Paris St Germain : Histoire parallèle
(Historique/Matchs d\'antan)
Depuis l’apparition du PSG en L1, nombreux ont été les OM-PSG. Il y en a eu pour tous les goûts, des fades, des salés ou des sucrés. Rappel :
1971/1972 Championnat OM / PSG 4-2
1974/1975 Coupe de France OM / PSG 4-2
1974/1975 Championnat OM / PSG 2-2
1975/1976 Championnat OM / PSG 2-1
1976/1977 Championnat OM / PSG 2-1
1977/1978 Championnat OM / PSG 2-1
1978/1979 Championnat OM / PSG 4-1
1979/1980 Championnat OM / PSG 1-2
1981/1982 Coupe de France OM / PSG 0-1
1984/1985 Championnat OM / PSG 3-1
1985/1986 Championnat OM / PSG 0-0
1986/1987 Championnat OM / PSG 4-0
1987/1988 Championnat OM / PSG 1-2
1988/1989 Championnat OM / PSG 1-0
1989/1990 Championnat OM / PSG 2-1
1990/1991 Championnat OM / PSG 2-1
1991/1992 Championnat OM / PSG 0-0
1992/1993 Championnat OM / PSG 3-1
1993/1994 Championnat OM / PSG 1-0
1996/1997 Championnat OM / PSG 1-0
1997/1998 Championnat OM / PSG 0-0
1998/1999 Championnat OM / PSG 0-0
1999/2000 Championnat OM / PSG 4-1
2000/2001 Championnat OM / PSG 1-0
2001/2002 Championnat OM / PSG 1-0
2002/2003 Championnat OM / PSG 0-3
2003/2004 Coupe de France OM / PSG 1-2
2003/2004 Championnat OM / PSG 0-1
2004/2005 Championnat OM / PSG 1-1
2004/2005 Coupe de la Ligue OM / PSG 2-3
48 buts marqués
30 buts encaissés
Si je tentais un parallèle a propos de ces confrontations, et s’il en est un qui me revient à l’esprit, et que j'ai trouvé sucré a point, ce serait le premier de l’ère Tapie.
L’OM 1986/1987 du renouveau, finaliste malheureux de la dernière coupe de France contre Bordeaux 1-2 après prolongations nous avait tiré des larmes tellement cette victoire contre le futur champion de France, semblait sinon ne pas mériter cette défaite, au moins avait attendri les observateurs tant l’esprit valeureux des Bell-Anigo-Bade-Bonnevay-Galtier-Flak-Zanon-Martinez-Zenier-Brylle-Diallo ou Di Méco avait fait douter des Bordelais sur le chemin de leur avènement et d’un doublé historique.
Le 28 Novembre 1986 20 h 30 le vélodrome et comble (40 00 spectateurs) pour recevoir le champion de France en titre, le Paris St Germain. C’est la 19ème journée, la dernière des matches aller. L’OM n’a perdu jusqu'à lors que 2 matches. A Sochaux 2-0 et à Lens 3-0 la journée précédente. Il y a un esprit de revanche dans l’air et les parisiens tout auréolés d’un titre doivent payer la note. L’OM qui a inscrit 18 buts au vélodrome, 25 jusqu'alors, pour n’en encaisser que 5 au vél' et 12 sur 18 matches, en concédant deux nuls sur sa pelouse, a les atouts pour faire plier le PSG.
Les compos
OM : Bell, Flos, Galtier, Domergue, Bade, Laurey, Giresse, Zanon, Brisson, Papin, Cubaynes
Entraîneur : Banide
PSG : Bats, Ayache, Pilorget, Jeannol, Bacconnier, Poullain, Couriol, Sene , Susic, Rocheteau, Vermeulen
L’arbitre étant Mr Lopez
C’est un véritable feu d’artifice auquel les supporters sont conviés. En attendant celui pyrotechnique d’après match nous avons eu droit a un hors d’œuvre, et quel hors d’œuvre ! Le voici !
En cette douce soirée, 4-0 à la pause n’eut pas été volé pour l’OM. Gérard Banide privé de Frank Passi, de (Baka) Sliskovic, de KH Foërster et de Abdou Diallo, a titularisé Jean Louis Zanon, Michel Flos et Galtier en stoppeur.
Mais si le champion de France et d‘un faible niveau, il n’en reste pas moins qu’a la pause il n’y a que 2-0 serait on tentés de dire.
Les parisiens sont tellement tendres qu’ils n’ont comme arguments que de faire des fautes flagrantes. Giresse est la cible de Fabrice Poulain.
12ème minute: tombé dans la pince étau que forment Bacconnier et Pilorget, c'est Cubaynes qui obtient un coup franc et débloque rapidement le compteur. JL Zanon, artilleur de l’époque, au magnifique touché de balle, offre un caviar à Thierry Laurey qui d’une belle tête piquée/croisée trompe Bats aux pâquerettes.
38ème: Vermeulen qui peut se traduire par moulin à vent, fait de l’air à l’entrée de la surface olympienne, il se fait tacler énergiquement et correctement par JPP, qui démarre aussitôt tête baissée, JA Bell lui transmet la balle de magnifique façon dans la course, JPP contrôle et après son sprint, lève les yeux, voit Patrick Cubaynes entrer dans la surface et lui dépose un caviar de plus sur la tête à hauteur du point de pénalty et ça fait but. Un but en deux touchés de balles. 2-0 : La messe est dite à la pause.
A la reprise Joël Bats n’est plus dans les cages, c’est le grand Philippe Jeannol qui le remplace, blessé ! Dans quelle condition ? Toujours est il que le gardien champion d’Europe 1984 a été hospitalisé.
Jeannol gardien de but, impressionne plus Papin à ce poste qu’a celui de libéro pour preuve JPP loupe deux occasions que l’on qualifie habituellement d’immanquables face au grand Philippe.
Entre temps à la 69ème minute, Cubaynes y va de son second but sur un service millimétré de François Brisson dont la patte gauche à lui aussi, sait faire des merveilles. Néanmoins JPP qui a réalisé une partie ébouriffante, est récompensé des ses efforts.
79ème minute: bénéficiant d’une passe dans le trou de Thierry Laurey, il s’en vient crucifier l’infortuné Jeannol. 4-0 contre le champion aux pieds d’argile, deux buts de belle facture par mi-temps, de la vitesse, de la précision, des occasions, des, actions de toutes beauté. Les championde France n'ont pas existé. Les pyrotechiciens peuvent prendre le relais. Le Provençal titre le lendemain Papin/Cubaynes, les frères pétard
Cette saison l’OM sera battu une nouvelle fois par Bordeaux en finale de la coupe de France 2-0. Termine 2ème du championnat derrière Bordeaux encore avec 49 points (victoire a 2 points) 13 matches nuls et 7 défaites. 52 buts inscris et 33 encaissés. Meilleur buteur Papin 13 buts. C’est le début de la grande aventure.
15-10-2006 | 661 Hit(s) |
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5.
Coup de boule au Vélodrome 20/01/1980
(Historique/Matchs d\'antan)
Alors voilà ! C'est arrivé un jour au vélodrome. La passion engendre des excès qui la soumettent à sanction et la passion devient alors sanction. Il a plu sur Marseille la veille de ce dimanche 20 janvier 1980, le temps est nuageux, il fait doux, en fait c’est un temps de janvier Marseillais. Les spectateurs se rendent au stade comme d’habitude avec ferveur. Il faut dire que l’OM joue encore gros, car notre OM est encore dans les bas fonds du classement de D 1.
Les fêtes de fins d’années sont passées. Beaucoup de supporters Marseillais après avoir espéré un titre de champion ont fait un vœux secret pour cette année 1981 « pourvu que l’OM ne descende pas en D2 ». En effet 16ème classement dans un championnat, qui compte 20 équipes, après deux premiers matches prometteurs, l’OM a perdu au vélodrome contre le St Etienne de Michel Platini et Johnny Rep. 3-5 dans un match certes spectaculaire, mais…perdu.
Des défaites à la maison contre Laval, Paris et d’autres équipes de secondes catégories, un parcours vraiment chaotique qui a discrédité aux yeux des supporters cet OM, qui avait pourtant un effectif pour être autre chose que 16 ème…la preuve : Migeon – Bacconnier – Trésor – Buigues - Zambelli – Linderoth – Berdoll – Six – Témime – Piette. Etc… Donc en ce Dimanche 15 000 spectateurs se rendent au stade vélodrome en répondant à l’appel du nouveau comité directeur dont le président est Mr Carlini, ce qui est peu, mais pour l’époque…un succès.
Des tensions sont apparues pendant la trêve hivernale au sein de l’effectif….Témime s’est battu avec Trésor et, est reparti pour sa Tunisie natale, il était pourtant fort Témime sur son aile droite, il avait fait une coupe du Monde de qualité en Argentine avec son équipe nationale. Didier Six, était celui qui frustrait de matches en matches les supporters Marseillais…bourré de talent il ne le distribuait qu’au compte goutte, de plus la saison précédente il nous avait privé d’une 1/2 finale de coupe de France en ratant un but tout fait contre Nantes au stade vélodrome, match perdu 1-3 à l’aller l’OM mène 4-2 au retour à 1/4 d’heure de la fin après avoir été mené 0-2, il a la balle du 5ème but au bout du pieds, il shoote inexplicablement à coté des buts. Il avait fait pareil en coupe du Monde contre l’Argentine en 78. Bref tout ne va pas pour le mieux en ce dimanche 20 Janvier, dans le ciel olympien.
L’OM reçoit le Nancy de l’après Platini (mal classé lui aussi) avec : Moutier – Antic – Curbello – Rubio – Rouyer - Umpierrez , etc…Et ça démarre mal… encore une fois, sur une pelouse rendue grasse par les pluies de la veille , à la 10ème minute, l’OM concède un coup-franc, pour une faute de Buigues. Des 30 mètres sur la gauche… Rouyer tape une balle lobée qui vient mourir entre les six mètres et la ligne de but. Trésor étrangement passif, n’a pas esquissé le moindre geste.
Migeon figé sur sa ligne non plus et Neubert de la tête comme à la parade ouvre le score pour Nancy. Nous ne sommes pas au bout de nos peines. 25ème minute, une belle action collective des Nancéens. Après plusieurs relais, la balle arrive à Antic à une vingtaine de mètres des buts Olympiens. Le Yougoslave à largement le temps d’armer son tir…frappe du droit et trouve la lucarne des buts de Migeon, archi-battu.
Dés lors le ton monte dans les tribunes à 0-2 à la mi-temps y a de quoi avoir les boules, mais bon il reste 45 minutes…. La deuxième période est tout autre chose. Faisant suite aux défections bizarres, suspensions, blessures diverses, l’OM est obligé de faire appel à ses minots comme N’Gom, Caminiti. En 2 ème période, Garcia et Lopez rentrent pour apporter leur jeunesse et leur volonté. Eux qui sont des juniors du centre de formation et vainqueurs de la Gambardella.
Mr Girard qui arbitre là, son premier match en D1 est dépassé par les évènements. Durant prés d’une heure il siffle a contre sens et semble faciliter la tâche des Nancéens, se laissant souvent prendre aux trucages des attaquants lorrains. Cette fin de partie n’est que fautes sifflées contre l’OM. Dans une ambiance survoltée les supporters Marseillais poussent néanmoins leurs joueurs chez lesquels ils notent une révolte et, qui d’ailleurs réussissent a réduire le scores à la 70ème minute. L’arbitre continue de faire son….non arbitrage. Quelques spectateurs descendent du haut des gradins pour se rapprocher du terrain protégé par des hautes barrières surmontées de pointes, pour dire à l’arbitre leurs façons de penser.
Vient la 75ème minute, Berdoll se voit refuser l’égalisation, pour un hors jeu. Les spectateurs se mettent a hurler, siffler, dans une ambiance de corrida. Un de ces spectateurs enjambe (que dis je ?…escalade) alors les hautes barrières sans se rendre compte qu’il aurait pu s’empaler sur les pointes. Il traverse la pelouse, pour dire de plus prés encore à l’arbitre qu’il s’est lourdement planté, alors qu’en fait l’arbitre de touche lui… avait accordé ce but.
Ce supporter irrité s’approche au pas de course de Mr Girard. A une dizaine de mètres de lui, l’arbitre et tous les joueurs se tournent et se dirigent vers l’arbitre assistant, ce qui ne leur permet pas de voir arrivé ce spectateur particulièrement excité. Ils sont à des lustres de penser qu’un individu mal intentionné se trouve dans leur dos. A hauteur du point de penalty, ce supporter veut attrapé Mr Girard par il ne sait quel bout, il le manque, l’arbitre ne se doute de rien, car il s’en va en courant vers son assistant, le supporter tente un tacle aux chevilles,…manqué encore une fois… de peu.
Mr Girard qui a entendu et senti son souffle, toujours en courant se retourne et voit le supporter au sol, mais il continue sa course vers son assistant. Tout se déroule en une fraction de seconde. Le temps à Robert Buigues en bon capitaine de l’OM qu’il est, de relever l’énergumène et lui dire : « sort, déconne pas, sort » le supporter veut s’en aller, c’est alors qu’arrive un joueur Nancéen, (l’histoire ne dit pas de qui il s’agit) il attrape par le cou le supporter en lui disant, « non mais ça va pas, t’es dingue ? »…tout en le secouant, comme un prunier, le supporter voit alors rouge, il est livide, il entend la foule qui hurle, il est dans le néant, tout bourdonne autour de lui, et à cet instant, le geste est presque mécanique, il assène un coup de boule pleine face au joueur Nancéen qui s’écroule le nez en sang.
Les CRS interviennent alors et propulsant manu militari ce supporter plus qu’excité en dehors du terrain en lui arrachant ses vêtements et son médaillon qu’il porte autour du coup. Toujours est il qu’à la 84ème minute Mr Girard siffle un penalty pas évident, en faveur de l’OM, transformé par Michel N’Gom. L’OM s’en sort avec le nul.
Ce supporter avec le pantalon maculé de boue, irrité, mais conscient de sa folie ponctuelle rentre chez lui, explique à son épouse son geste inconsidéré, et la perte du médaillon, elle lui fait remarquer que l’OM, décidément lui fait perdre la tête. Il le reconnaît tout penaud. Tellement honteux, ce supporter va le lendemain chez le marchand de journaux de son quartier, acheter tous les « Provençal » pour les détruire, car sa photo y est en bonne place. Le boucher du quartier supporter de l’OM devant l’éternel lui dit « oh putain oh je t’ai vu au stade hier, c’est grâce a toi si on a obtenu le penalty ». Rouge comme un gratte-cul, tronche basse et queue basse, il ne discute même pas.
Il se rend également au stade vélodrome, pour présenter ses excuses au président Carlini qu’il ne rencontre malheureusement pas. Il en profite pour chercher sur la pelouse le médaillon que son épouse lui avait offert… en vain. Il rencontre par contre les joueurs et notamment Buigues, avec lequel il discute et présente ses excuses.
Les amis de ce supporter ironisent en lui disant que ce penalty sifflé, est le fruit de la peur de Mr Girard. Ils croient tous quelques temps que ce point obtenu grâce (du moins le pensent t’ils) à son intervention en ce 20 janvier 1980, va sauver l’OM. En fait jusqu'à la dernière journée du championnat et une défaite à Brest 3-6 avec des olympiens plus démotivés que jamais. Et c’est la D2.
Longtemps ce supporter a regretté son geste indigne d’un vrai supporter. Il le regrette toujours aujourd’hui…je le regrette encore aujourd’hui. Vous l’aurez donc compris, ce gaga c’était moi. Aujourd’hui une folie comme celle-là, coûterait des années de prison, des interdictions de stade.
Certains forumistes devenus amis ont connaissance de ce fait divers depuis longtemps. Le fait d’en avoir un jour parlé a exorcisé ce vieux démon et avec le recul, il fait plutôt rire et c’est tant mieux. Connaissant cette passion qui m'anime toujours, il ne se passe pas une semaine sans que parmi ma famille, mes amis, au boulot ou ailleurs on évoque cette anecdote. Sachez, pour terminer que je n’en ai jamais tiré aucune fierté ou gloriole. Et je n’invite quiconque à faire ce genre de gestes inconsidérés.
15-10-2006 | 747 Hit(s) |
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6.
Inscrit dans la légende 12/05/1979
(Historique/Matchs d\'antan)
Au moment ou l'on s'apprête a fêter la légende de l'OM grâce a la seule LDC remportée par un club Français à ce jour, il est d'autres évènements sportifs qui laissent au fil des années un souvenir impérissable et entrent dans cette légende.
Celui qui suit est parmi les plus vivaces de mes souvenirs de supporter.
Même s'il ne connut pas de happy end.
L’OM a une effectif pour faire mieux que le classement final: 12ème, certes avec une attaque qui reste unes des meilleures dans cet exercice 78-79 (50 buts) mais une défense très faible ou absente par moment ce qui permettra aux adversaires de l’OM de faire pénétrer le ballon 55 fois au fond des filets de Charrier d’abord et de Migeon ensuite.
Mais ce match de légende n’est pas un match de championnat, non, c’est une rencontre retour de coupe de France, cette compétition dont l’OM est le recordman absolu. Cette Coupe de France déplace les foules a Marseille et pour cause on a coutume de dire que c'est le bébé de l'OM, (10 tu m'étonnes) et combien de 1/4 de 1/2 et finale ?. Un sacré paquet ! Il n'y a guerre que la période Courbis qui ne nous a pas permis de faire sinon une victoire au moins quelques tours de coupe sympas.
Jules Zwunka, entraîneur des olympiens de l'époque dira plus tard « J’ai un souvenir extraordinaire de ce match de coupe de France contre Nantes : quand on a été mené 0-2 au vélodrome, ce qui fait 5-1 sur l’ensemble des deux matches, j’ai vraiment eu l’impression que le banc de touche s’enfonçait dans le sol... »
32eme l’OM élimine Toulon 3-1
16eme l’OM élimine St Dié 3-1 deux fois
8eme l’OM élimine Angers 1-2 puis 3-1
¼ l’OM rencontre Nantes :
Le FC Nantes club historique du championnat de France, 2eme cette saison là au final du championnat meilleure attaque avec 85 buts et un goal-average de plus 52 excusez du peu.
Au match aller a Marcel Saupin et non pas encore la Beaujoire, les canaris battent l’OM 3-1 un but de Berdoll redonnera espoir aux olympiens. 3-1 ce n’est pas pareil que 3-0 surtout en prévision du match retour...et le match retour nous y voici :
40 000 spectateurs se bousculent dans les gradins, drapeaux, cris, chants, vociférations sont de mise lorsque les Nantais viennent avant le match tester l’ambiance et il ne sont pas déçus. On voit dans leur visage la peur, ils scrutent les uns après les autres les tribunes abondamment garnis. Chacun des spectateurs dont je suis a l’impression que ces Nantais nous regardent individuellement impressionnés.
Le coup d’envoi est donné par Mr Wurtz
Les équipes :
OM : Migeon-Baulier-Trésor-V.Zwunka-Bracci-Fernandez-Buigues-Linderoth-Boubacar-Berdoll-Six-Sikely rentrera plus tard.
Nantes : Bertrand-Demanes-Bossis-Michel-Tusseau-Rio-Rampillon-Muller-Sahnoun-Trossero-Pecout-Amisse puis Denoueix et Baronchelli
ça démarre dans une ambiance de feu....pas pour longtemps
L’ambiance tombe d’un cran lorsque a la 9 eme minute... V.Zwunka écarte Pécout du bras, celui-ci s’écroule à l’entrée de la surface. Oscar Muller frappe le coup franc violemment sur Migeon qui ne peut que renvoyer....et Pécout reprend ce ballon comme à la parade, sans opposition d’un quelconque olympien.0-1...
4 à 1 sur l’ensemble des deux match. Le but inscrit par Berdoll à l’aller ne sert plus a rien. Cueilli a froid les olympiens tentent de refaire surface et on y croit encore dans les gradins du vélodrome, car l’OM joue crânement sa chance et puis il reste 80 minutes. on est pas des ** tout de même oh.
Des Allez l'OM, Allez l'OM s'élèvent des tribunes.
Mais, oh misère, à la 25eme minute dans une défense une fois de plus bien apathique…Pécout encore lui, déborde et remet en retrait pour Trossero qui rate sa frappe mais le ballon fini sa course au fond des filets de Gérard Migeon.
De quoi être vraiment dégoûté, nous n’en croyons pas nos yeux. 0-2...5-1 sur l’ensemble des deux matches, on se dit que Nantes a éliminé l’OM de la coupe de France.
Les drapeaux sont plus ou moins en berne, mais une partie des 40 000 supporters y croient encore il reste une heure de jeu, alors pourquoi pas ?
Cet OM là a du cœur et compte dans ses rangs le capitaine courage...Robert Buigues, joueur exemplaire de volonté, jamais battu, à l’instar d’un Marcel Dib ou d’un Bernard Pardo, c’est un meneur d’homme, qui est capable de rameuter ses troupes, ce n’est pas un grand technicien, mais sur un terrain de foot il se bat durant 90 minutes. C’est le type de joueurs que le public Marseillais, que l’on accuse trop souvent a tord de n’aimer que les stars, se régale de voir sur un terrain, tant leur bravoure et l’amour du maillot font plaisir a voir.
Il sonne donc la charge à la 37eme minute, Boubacar qui est descendu par Thierry Tusseau a l’entrée de la surface en coin, obtient un coup franc, frappé par Michel Beaulier dans le paquet, Buigues s’élève au milieu de la défense Nantaise, pour mettre un coup de tronche hyper puissant que, ni Bertrand-Demanes dans une envolée spectaculaire, ni Rio sur la ligne, dans une dernière tentative désespérée ne pourront empêcher Braveheart de réduire la marque.
Robert avait mis exactement le même but, 6 jours auparavant contre le futur champion Strasbourg, occasionnant l’une des 4 seules défaites des alsaciens cette saison là.
La belle mécanique Nantaise est quelque peu bouléguée et elle a un sérieux passage a vide au alentour de la 43eme minute. Buigues encore lui, au sortir d’un méga cafouillage dans la surface Nantaise, en pivot, déclenche une frappe subite, difficilement renvoyée par Bertrand Demanes, sur.....devinez qui ? ...Buigues of-course, qui au lieu de frapper comme un bourrin, donne de la tête un caviar à Marius Trésor qui, encore de la tête balance le ballon au fond des filets Nantais. Ma foi ... C’est alors du délire dans les gradins. Imaginez ! en 5 minutes l’OM est revenu 2-2 après avoir été menés 0-2 c’est donc un impensable scénario que nous nous mettons tous a espérer lors des 45 prochaines minutes et cela grâce pour beaucoup à la volonté de son capitaine. remonteur de pendule, admirable de volonté.
Ben...du coup…2-2 avant la mi-temps ce n’est plus les figues du même panier. La ferveur qui s’élève des tribunes ne s’apaisera que pour l’entracte.
Etant placé en haut du virage sud, j’observe ces Nantais qui reviennent sur la pelouse. Les cris s’élèvent a nouveau des gradins, ils sont hués, sifflés, je décèle chez eux, une espèce de crainte, j’en vois de nombreux regarder à nouveau la foule, ils ont peur, ils se caguent dessus.
Leur crainte s’avère justifié, 4 minutes après la reprise, et pour le plus grand bonheur des 40 000 spectateurs, l’OM obtient un penalty, pour une faute sur V.Zwunka, qui a sonné la charge dés la reprise.
Didier Six le frappe et le marque dans une ambiance de folie, les drapeaux sont déployés, les cornes de brumes actionnés, les chants et les encouragements s’élèvent dans le ciel marseillais, on y croit.
En 9 minutes l’OM vient de refaire une partie de son retard 3-2 a la 50eme minute 4-5 sur l’ensemble des deux match, il faut inscrire encore deux buts pour la qualification, ma foi, il reste alors 40 minutes à jouer, il est ou le problème ?
L’OM qui depuis la 33eme minute écrase des Nantais (un peu comme une certaine 1/2 contre Auxerre, alors que l'OM était en D2) comme jamais ils l’ont été cette saisons là, fini ce match en une véritable course poursuite, un véritable contre-la-montre....par équipe. Ça joue a 200 a l'heure.
C'est alors que Didier Six, qui vient de transformer un penalty hyper important, assez tranquillement et facilement....échappe à la 52eme minute à la défense Nantaise sur son coté gauche, au triple galop il s’enfonce dans la surface avec Bossis a ses trousses nous sommes tous (les 40 milles) debout a attendre ce 4eme but qui sonnera très certainement le glas des Nantais nous crions, nous sautons en attendant la jouissance suprême.... que le ballon fasse trembler les filets, le voici qui se présente seul devant Bertrand-Demanes.... ça va faire but.... il ne peut en être autrement… oui oui oui.....Aaaaaaaaaaaaaaahh, noooooooon putain non il frappe de l’intérieur du pieds gauche trop mollement et Bertrand-Demanes détourne suffisamment pour mettre en corner, on s’arrache les cheveux, à 4-2, 5-5 sur l’ensemble des deux matches, il y a avait la place d’inscrire le but de la qualif... ben, non !
Curieux joueur que Didier Six, très doué, capable du meilleur comme du pire, on sentait chez lui comme un désintéressement de la cause olympienne, il n’a de ce fait jamais fait l’unanimité parmi les supporters marseillais. Plus tard, lors d’un France-Ecosse au vélodrome, préparation a l’Euro 84, il a été copieusement sifflé.
Les marseillais comme chacun sait n’ont pas la mémoire courte. Enfin bon fermons la parenthèse Six.
Quelques minutes plus tard il est remplacé par Sykély prétextant une blessure.
Malgré ce manque de gnac de l’international sur ce coup-là, les olympiens ne se laissent pas abattre, ils repartent de plus belles, submergeant des Nantais aux abois et sur les talons. La fabuleuse chevauchée de l’OM, va une nouvelle fois payer : 71eme minute, sur le coté gauche encore une fois, Bracci pour Linderoth qui balance un long centre dans le paquet Nantais, Bertand-Demanes, sort et se troue quelque peu en ratant plus ou moins son dégagement du point, Sykély qui à l’angle des 16 mètres recentre ce ballon acrobatiquement en ciseau, pour Saar Boubacar qui de la tête défonce (le mot est faible) la défense Nantais comme un jeu de quilles et trompe Bertrand-Demanes revenu dans ses cages en vain.
Un but a l’anglaise plein de volonté. Les Nantais sont a terre, je me souviens d'avoir vu Tusseau faire un signe de la main vers Rio...poing fermé, pouce vers le bas qui voulait dire quelque chose comme "on est mort !!"
C’est évidemment du délire dans le stade, Nous voilà a égalité, mais Nantes a inscrit un but de plus que l’OM a l’extérieur il nous faut en mettre encore un, juste un, un tout petit, et se sera les ½ finales.
Il reste quasiment 20 minutes durant lesquelles les attaques fusent de tous les cotés, tour à tour Berdoll, Buigues, Sikely, auront le but au bout du pieds ou de la tête. A 4-2 les fondations Nantaises tremblent sérieusement sur leur base, les Nantais et leur gardien parviennent tant bien que mal a repousser les tentatives de 11 joueurs au maillot blanc ils essaient ces nantais....race à leur technique, avec Henri Michel à la baguette de ressortir de leur camp, mais si tôt passé la ligne médiane, il sont étouffés par la déferlante olympienne, il sont renvoyés dans leur camp qu’il défendent de plus en plus difficilement.
Mais ...la fantastique fantasia de 11 magnifiques olympiens...qui s’écroulent au coup de sifflet final, se termine avec un goût d’inachevé. 5-5 sur l’ensemble des deux matchs, ils ont tout donné, mais Nantes amis un but de plus a l'extérieur.
On a rien a reprocher a des joueurs qui donne un tel spectacle aussi prenant, il y a eu des buts, des actions spectaculaires.
La cicatrice a mis longtemps à se refermer, d’autant que Nantes gagnera haut la main cette édition de la coupe de France contre un Auxerre naissant, certes après prolongations, mais 4-1.
Et surtout qu’une éventuelle victoire en coupe de France cette année là, nous aurait évité très certainement les sombres années de galère qui ont suivi dès la saison suivante.
15-10-2006 | 550 Hit(s) |
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7.
Le jour où l'OM rencontra le diable 20/10/1971
(Historique/Matchs d\'antan)
Le mercredi 20 octobre 1971 20 heures 30 minutes l’OM s’apprête à défier le grand Ajax d’Amsterdam qui est en route pour sa première victoire en C1 et qui remportera par la suite encore deux C1. Ce qui lui en fera 3 consécutives.
Cet Ajax lavait blanc très blanc c’est l’équipe qui m’ai été donné de voir la plus complète la plus parfaite dans ses lignes, aucun trou, tous les joueurs accomplissaient leur partition à la perfection, c’était un ensemble musical ou chaque note était joué de façon sublime par chaque musicien.
Onze solistes au service d’un orchestre de classe mondiale, Dirigé par un grand chef. Cette musique enivrante montait d’un ton chaque fois que le diable en personne y allait de son solo. Ce diable de soliste, chef d’orchestre n’était autre que le grand, l’immense Johan Cruyff.
L’OM venait de passer de fort belle manière le tour précédent en dominant les polonais de Gornik Zabrze, après une victoire difficile au match allé 2-1, alors que les Polonais avait été étouffé par un onze olympien déchaîné, un peu comme l’avait été il y a moins longtemps le Benfica Lisbonne ici à Marseille, mais le match retour avait eu une fin plus agréable a celle de Lisbonne, dont chacun se souvient de la main de Vata. Alors qu’a Katowice dans l’enceinte du Rush Chorzow, dans l’enfer et la grisaille de cette ville minière et de ce stade froid et humide qui aurait refroidi un bloc de glace, 70 000 spectateurs et onze polonais survoltés envisageaient une « facile revanche au retour ».
Josip Skoblar calmera tout ce beau monde et nous réchauffera le cœur, en égalisant juste après la reprise, ce qui nous donnait le droit d’affronter l’Ajax d’Amsterdam en 1/8 éme de finale.
Ce mercredi 20 octobre je ne suis pas allé bosser, de peur de rater ce match.
Travaillant en Arles, je ne me sentais pas de partir le matin faire 90 bornes, pour repartir deux ou trois heures après avoir commencé à bosser et me retaper 90 bornes de retour.
Donc la veille, ayant averti mon chef… de bon matin je m’échauffe la voix en chantant la gloire de l’OM.
A la maison ma mère me dit «Ah oui, pour un match de foot tu manques le travail ? Ah c’est du joli » je lui réponds « Oh man, tu peux pas comprendre ».
Midi, me voilà parti enfourchant ma vespa, ou sur laquelle est inscrit sur le tablier « LA BITE DE L’OM QUE L’ON CROYAIT PERDUE , C’EST AJAX QUI L’AVAIT DANS LE CUL » pardon pour ceux que cela choque.
Je prend un pote au passage et nous voilà devant les grilles du stade à 13 heures alors que le match débute a 20 heures 30. Et les portes du stade s’ouvrant pour l’occasion à 17 heures ; cela nous fait 4 heures a attendre devant des grilles fermées. Bien évidemment nous n’avions pas acheté de billet car nous n’avions pas les moyens de nous payer une place à un prix pour l’époque, prohibitif.
Qu’a cela ne tienne, comme nous avions l’habitude de le faire, mon pote et moi profitons d’une virée du stadier de l’époque pour grimper et enjamber ces grilles, a une vitesse que même le plus perfectionné des radars ne serait pas arrivé a détecter ces grilles qui sont donc, pour des jeunes de notre age, qu’une simple formalité a franchir. Nous courrons comme des dératés pour aller nous camoufler dans les escaliers du virage sud. Nous voilà dans ces escaliers, nous les montons 4 à 4 pour arriver devant les gradins, nous nous plaquons car du monde est sur la pelouse en train de la préparer et des flics sont partout et notamment devant les virages nord ou déjà des spectateurs, (un millier) ont pris position dans les gradins virage nord.
Des appels micro fusent à l’attention du virage nord « vous êtes priés de quitter les gradins sinon nous serons obligé de faire intervenir la police » Ces gens quitteront bien plus tard les gradins tranquillement accompagnés par la police.
En tous les cas nous en face, nous sommes restés et une 3eme personne nous a rejoint nous voilà 3 maintenant, toujours à la frontière des escaliers et des gradins du virage sud.
Tout a coup nous entendons des voix derrière nous, nous sommes un peu affolés et dans ces voix que nous entendons a un moment donné, un « chuuuuut »… Putain ça c’est pas des officiels, nous nous rapprochons de ses voix et elle semble venir de derrière le mur.
Je grimpe sur la rampe, enfin la main courante, penche ma tête par-dessus le mur d’agglo et que vois-je ? une trentaine de personne dans les toilettes qui ont fait comme nous « rentrer a ouf » Mort de rire on aurait dit des clandos entassés les un contre les autres. « Oh déconnez pas hein les gars vous nous avez pas vu » nous dit l’un d’eux, tu parles t’avais pas besoin de nous le préciser collègue.
Nous voilà de nouveau devant ces gradins sur lesquels nous aimerions bien enfin nous asseoir, mais cela est impossible car de gens sont en train de tracer les lignes.
Fatigué que nous sommes tous les 3, nous décidons de profiter d’un moment d’inattention de toutes ces personnes pour vite sauter sur les gradins et se coucher à plat ventre derrière le muret de la rambardes (balcon) au dessus des escaliers.
On est allongé par terre maintenant…et il est 14 heures, Putain on va rester couché pendant encore 3 heures et pourtant on est bien obligé.
N’en pouvant plus une bonne heure plus tard…je lève la tête pour regarder ce qui se passe sur la pelouse, et dans les virages nord, c’est a ce moment là que Mr Neumann, (le Bernes de l’époque) le bras droit du président Marcel Leclerc, m’aperçois, (nous aperçois), car mon pote c’était également levé pour me conseiller de rester allongé, je n’en pouvais plus de rester allongé.
« Hep là haut, dégagez sinon je vous envoie les flics » un ton autoritaire qui n’aura aucun effet puisque voyant qu’au bout d’une dizaine de relance nous ne bronchions plus, fort que nous étions des flics qui étaient partis en même temps que les squatters du virages nord.
Mr Neumann, croira que nous avons écouté ses conseils zobi.
17 heures, les portes s’ouvrent enfin, les premières personnes prenant possession de leurs places, nous nous levons et respirons un bon coup tout sourire, « Ho Putain les minots qu’est ce que vous foutiez là couchés » nous demandera un spectateur « ha si vous saviez m’sieur »
enfin, bon voilà il nous reste 3 heures et ½ a attendre tout de même.
20 heures 25 les joueurs pénètrent sur la pelouse, une ovation énorme descend des gradins, les banderoles sont déployés on peut lire par-ci par là quelques slogans croustillant « Ajax va être lessivé », « Ajax ! l’OM lave plus blanc », « On va vous nettoyer, etc, etc…»
A l’époque les échauffements sur la pelouse ne se faisaient pas, il n’y avait pas de chants organisé à l’aide de mégaphone ou de sonos, comme c’est le cas maintenant, ni de tifos ni de pogos.
Donc les 50 et quelques milles spectateurs se lâchent et laissent éclater leurs encouragements.
Mon pote et moi sommes comme à chaque fois émerveillés de voir nos joueurs préférés, et ce stade magnifique, en plus ce soir nous avons le privilège de voir Mister Cruyff et sa bande.
Plus de 50 000 personnes sont là, dans les gradins ont est comme des sardines, sur la piste vélodrome pas un espace de libre, il y a même des gens qui ont grimpé et sont perchés sur les pylônes l’éclairage, du délire mes amis pour un spectacle de toute beauté.
Gilbert Gress ouvrant la marque dés la 9eme minute, la folie dans ce stade dont les gradins vibrent de toutes leurs particules de ciment. Coup franc mal placé pour l’OM et Carnus est battu par Keizer l’ailier gauche de l’Ajax. Une première période géante de l’OM, qui est tout de même tombé sur une équipe hors du commun.
A la reprise les joueurs de l’OM essaient en vain de faire trébucher les hollandais, mais Johan premier, nous rappellera a nos chères études en faisant un démarrage dont il avait le secret, laissant sur place Jules Zwunka et s’en ira tromper Georges Carnus pour la deuxième fois, la messe était dite, l’OM n’avait absolument pas démérité, mais, était tombé sur la meilleure équipe au Monde du moment…tout simplement.
Le match terminé, les spectateurs quittent le stade en discutant de la belle partie de l’OM, et sont unanimes pour convenir que cet Ajax là nous avait en fait finalement lessivé à nous.
Certains en voyant mon slogan sur ma vespa, m’ont dit « Ouais bon, c’est plutôt nous qui l’avons dans le cul »
Pour l’anecdote le match retour confirmera le résultat du match aller. Dans un stade olympique Armsterdamois bondé, l’OM fera illusion ¼ d’heure en marquant par Couécou, mais ce dernier « égalisera » pour Ajax avec un autogoal à la 37 eme, il n’en faudra pas plus pour faire perdre des pédales à nos olympiens et permettre au diable Cruyff et sa horde d’inscrire trois nouveau but.
Nos olympiens auxquels nous ne pourrons rien reprocher tant il vari que lutter contre le diable est impossible et qui auront eu le mérite d’inscrire deux buts contre le grand Ajax d’Amsterdam, chose que nous serons les seuls a réaliser cette année là. On se console comme on peut.
Même pas Jules Zwunka, ne peut arrêter le diable en personne.
15-10-2006 | 703 Hit(s) |
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8.
Séisme au Vélodrome (partie 3 et fin) 27/08/1969
(Historique/Matchs d\'antan)
Voilà ce troisième séisme qui tournera a la catastrophe.
Après ce 1/8 eme et ½ finale ou le volcan Vélodrome s’est réveillé, puis s’est apaisé grâce aux belles victoires de nos joueurs au maillot blanc….L’OM est finalement vainqueur de la Coupe de France devant Bordeaux 2-0. Novi et Joseph règleront leur compte à des Bordelais vaillants mais malheureux deux fois, puisque l’année précédente ils avaient perdu également en finale contre St Etienne 2-1.
Nous étions 150 000 personnes en délire sur la Canebière a fêter nos héros.
Marcel Leclerc sera jeté dans le vieux port sans trop de reticence, car c’est une chose qu’il avait promise de faire dans le cas ou l’OM reviendrai de Paris avec la coupe en poche. Ce qui fut fait de fort belle manière.
Ce lundi 19 mai 1969 beaucoup avait manqué le boulot ou l’école, ce début de semaine fut une journée délirante.
Mais il est temps de penser à la saison suivante pour laquelle l’OM a de grosses ambitions avec un effectif pas très renouvelé, mais très au point.
Pour cette 5 eme journée de championnat de France, après être aller gagner de très belle manière à ….Valenciennes, l’OM vainqueur de la coupe accueille le champion de France en titre…les verts de Saint Etienne, triple champion précédemment.
Les confrontations entre St Etienne et l’OM a l’époque c’est un peu comme OM-Psg d’aujourd’hui, à quelques différence près tout de même
1) Il n’y eu jamais de 1-0 de 0-0
2) Les verts avaient vraiment de grands joueurs
3) St Etienne ne venait pas au vélodrome pour tenter un nul
Il y eu même juste avant la reprise du championnat le trophée de champions au parc de princes St Etienne battant une nouvelle fois l’OM 3-2 dans un match très enlevé et spectaculaire.
Carnus, Bosquié, Beretta, Larqué, Herbin, Kéita, Revelli tous internationaux constituent l’ossature des « verts » fin 1960 début 1970.
Ce mercredi là…d’un coté Magnusson-Skoblar-Loubet, de l’autre Kéita-Beretta-Samardzic cela promet un grand spectacle digne (et ce n’est pas un vain mot) des plus belles soirées de ligue des champions d’aujourd’hui.
A l’intersaison des barrières sont posées tout autour du terrain, juste au bas de la piste cyclable ; afin d’éviter les problèmes rencontrés lors des matches de Coupe de France. Des barrières hautes d’environ 2 mètres 50 et terminées par des pointes,
Je suis de nouveau dans le virage nord pour ce match, arrivé très tôt pour être installé correctement, j’ai d’abord assisté au match de levé de rideau de rugby à 13, entre Marseille XIII et Cavaillon et comme d’habitude ces matches de rugby se sont terminés à coups de poings ce qui a le don si c’est possible de conditionner les supporters.
De voir, les visages tendus ou les traits sont plus tirés, les rictus de crispation ayant remplacé les sourires, chauffés par les rugbymans, tout cela ne me laisse rien présager de bien bon.
Ce soir de plein été ou le mistral souffle assez violemment et énerve les esprits, les 50 000 spectateurs, (invités et resquilleurs compris) sont moins bons enfants que les deux fois précédentes ou les lignes de touches ont été prises d’assaut. Cela se sent, se voit, s’entend.
En effet, une véritable vague déferlante humaine, s’engouffre dans ce cratère, allez, zou maï, le service d’ordre est débordé, les hautes grilles avec pointes en leurs sommets ne résistent pas à la poussée des spectateurs, ce raz de marée aura raison des grilles qui se couchent comme de dociles haies de plantes vertes piétinées, arrachant des gros morceaux de béton
Pensez donc c’est le championnat, c’est comme si l’OM avait reçu Lyon champion de France, l’autre jour et que les spectateurs soient autour des lignes de buts. Ne se contentent plus de s’asseoir gentiment sur les lignes, mais ils s’agitent sur le terrain et cela a quelques minutes du coup d’envoi, en apostrophant les arbitres et joueurs adverses, un fumigène frôle Salif Kéita, alors que les joueurs pénètrent sur la pelouse.
Des supporters sont encore en train de se déchaîner sur la pelouse, tandis que les forces de l’ordre, des appels micro, les officiels, l’arbitre Mr Machin les font reculer et passer derrière les lignes délimitant le terrain. On a peur et comme les deux matches précédents, il ne manque que l’étincelle pour que le volcan s’embrase.
Avec 10 minutes de retard sur l’horaire, le coup d’envoi est donné par « Zé » d’un coté la puissance de l’OM, du coté de St Etienne la belle mécanique bien huilé avec le soliste Salif Kéita qui se soir va être éblouissant. Après 3 corners successifs pour l’OM, ce qui démontre une certaine supériorité a ce moment là du match, le match s’équilibre et St Etienne répond du tac au tac aux attaques de l’OM. Pour deux occasions…un tir de Loubet et une tête de Bonnel déviées en corner par Carnus, les verts réagissent par une percée chaloupée de Salif Kéita bien captée par Escale.
A 8 minutes de la pause sur un long centre anodin…Carnus renvoi le ballon dans les pieds de Charly Loubet qui face a la cage ne laisse pas la moindre chance au gardien stéphanois, le vélodrome chavire de bonheur, certains spectateurs se précipitent sur le terrain embrassant le buteur, je vous dis ce match sent la poudre, on voit bien que les supporters sont….comment dire hargneux, voire haineux envers cette équipe de St Etienne.
Est-ce un moment de relâchement ? Est ce le fait que l’OM croit avoir fait le plus dur ? où les intrus ont ils fait perdre la boussole aux olympiens ? Toujours est il que la réaction de St Etienne est violente, Kéita égalise 3 minutes plus tard Revelli mettant une frappe canon sur le poteau Et le malien reprenant ce ballon renvoyé de façon spectaculaire sans que Jean Paul Escale ne puisse quoi que ce soit. Et juste avant la mi-temps comme pour démontrer qui étaient les maîtres Kéita sème Djorkaeff et donne un caviar à Larqué, Jean Mimi crucifie Escale dans un silence incroyable, on se croit dans une salle de cinéma, en train de visionner « autant en emporte le vent ».
La pause intervient et cette première période qui a eu un peu de mal à se lancer, s’est tout de même conclue par une belle panoplie d’attaques de toutes part.
Les visages des spectateurs supporters se ferment un peu plus, tout le monde est conscient que ce soir, (et cela sans leur faire injure) ce n’est ni Angoulême, ni Angers qui évolue devant dans ce mur humain.
1-2 à la reprise l’OM a un beau chalenge pour cette deuxième période. Et L’OM l’attaque par le bon bout, nous sommes encore en train de nous poser des questions concernant la tactique que l’OM doit adopter pour se sortir de ce guêpier stéphanois, certains spectateurs ne sont pas encore rassis, qu’à la 48 ème minute Charly Loubet encore lui, qui ce soir éclipse Skoblar et Magnusson… égalise après un crochet et une frappe enchaînés, un vrai délire, un vrai déchaînement…autant pour les matches de coupe les supporters massés derrière les lignes ont été sages de chez sages, autant pour ce match à forte odeur de souffre portée aux narines par ce fort mistral, ils sont comme fous, ils envahissement le terrain une nouvelle fois, pour remercier Charly le magnifique d’avoir effacer l’affront d’avant la mi-temps, il font des doigts et des bras vengeurs en passant devant les joueurs stéphanois qui n’ont pas plus peur que ça. Mais ce St Etienne là est vraiment fort…très fort… fort techniquement, fort mentalement, un collectif en place qui ne tremble pas et ce malgré le fait d’avoir de la lave en feu a ses pieds.
Remise en jeu, le gaucher Gorges Beretta par comme un boulet passe en revue le milieu et la défense olympienne, décoche une transversale en direction de qui ? De Kéita bien sur !!! Et devinez quoi, reprise du gauche en pleine extension…et but.
Si les supporters somme abattus, car l’on se demande bien comment l’OM va s’y prendre pour égaliser de nouveau puis inscrire le but de la victoire. Les fiers joueurs marseillais ne s’en laisse pas compter.
Dés lors le vent aidant, ce match devient un combat de tous les instants, d’une beauté extraordinaire, aux attaques blanches, des déferlantes vertes répondent du tac au tac, Escale et Carnus sont mis à contribution, leur mains doivent être rouges sang, tant ils repoussent les assauts adverses. Des longs ballons, des centres, des tirs, des dribbles, tout y passe, on voit du beau football et cela même si notre OM est mené.
Comme je le disais plus haut les sommets de cette époque n’ont strictement aucun rapport avec les matches fermés et souvent insipides que nous montrent les soit disant sommets du championnat version années 2000.
Skoblar et Magnusson pour cette dernière 1/2 heure se mettent au diapason de Charly Loubet… a savoir qu’ils jètent leurs forces dans une bataille qui fait rage, chaque dribble de Roger, chaque contrôle de Josip, chaque frappe, est détaillé par chaque supporters, on se morfond, tout le monde a le souffle coupé a chaque attaque marseillaise, c’est comme un match de tennis, le ballon va d’un camp à l’autre et 50 000 personnes a l’unisson font des mouvements de va et vient de la tête. Personne ne se préoccupe du voisin quand bien même il aurait un malaise, que dégun n’y ferai cas, tellement pris qu’on est, dans ce match qui va a 200 à l’heure et qui va forcément basculer en notre faveur à un moment ou un autre, avant la fin.
Si St Etienne est toujours bien en place et quadrille bien le terrain, plaçant des attaques très percutantes, l’OM de son coté, fait le forcing, aidé par 50 000 poitrines qui hurlent qui poussent ces joueurs prêts a laisser leur vie sur la pelouse … ça va payer, c’est sur….
Roger, le magicien, après une série de dribbles dont il a le secret ajuste un centre a la perfection pour Rolland Mershel bien placé a l’entrée de la surface qui écrase son tir qui passe a coté…. « ho putain, c’est pas vrai bordel », on s’arrache les cheveux.
C’est alors qu’arrive la 75 eme minute, le moment ou tout bascule, l’instant ou l’arbitre Mr Machin va être le détonateur, ou plus exactement son assistant va être la fameuse allumette qui va faire péter le volcan, dont les frémissements intervenus a deux reprises étaient prémonitoires de la colère incontrôlée qu’il pouvait afficher, il ne fallait pas lui donner matière a secouer la terre marseillaise.
Magnusson une nouvelle fois sur son coté de prédilection…le droit, dribble un joueur, harangué par un public en folie, se sort d’un paquet de stéphanois par un tour de passe-passe
Après une foulée pour voir ce qui se passe dans la surface, déclenche un centre qui trouve papa Djorkaeff, celui-ci d’un plat du pied gauche bat Carnus dans une hystérie collective.
Mon voisin me secoue comme un prunier, il reste alors un ¼ d’heure tout est encore possible, pour faire tomber le grand St Etienne tant la domination olympienne devient pesante pour des stéphanois en nette perte de vitesse sur la fin.
Mais !! Quoi ? Non, qu’est ce qui se passe ? L’arbitre se dirige vers son juge de touche, ça discute, un bon moment. Puis le but est annulé, il semble… et le lendemain cela est confirmé par la presse, il y a eu un hors jeu sur le but. En tous les cas c’est pour cette raison non valable que cette égalisation est refusée à l’OM, un hors jeu de position de Joseph Bonnel, qui en fait n’y ai pas.
Enfin…si vous voulez mon avis…si moi, je suis arbitre et que j’arbitre un match au sommet dans des conditions de celle de ce mercredi 27 août 1969, c'est-à-dire avec une meute de pit-bull enragés me mordillant les mollets…et ben moi je l’accorde ce but voyez-vous.
Hé Bèh non… Mr Martin continuera dans son refus d’accorder ce but, malgré l’insistance des protestations des spectateurs qui sont à proximité de lui, malgré l’insistance des joueurs de l’OM également.
Ce qui se passe par la suite et tout simplement le fait de la colère du volcan qui a force de bouillir à finalement explosé…match interrompu, envahissement du terrain, palabres, discussions, les joueurs ; les dirigeants, la police, les spectateurs tout ce monde est sur la pelouse, un séisme de puissance 8 sur l’échelle de Mr Machin.
L’arbitre du match sera le premier à se prendre un coup de pied dans les coucougnettes, les joueurs stéphanois veulent alors s’interposer. Camérini finit son match au fond des filets, le nez en sang et dans le gazon, Salif Kéita se transforme en gazelle, coursée par des guêpards affamés. Ce match se termine en queue de poisson, une méga bouillabaisse ou tout est mélangé dans la marmite dont la température est hyper élevée…joueurs, arbitres, supporters, flics, officiels.
Les joueurs et dirigeants olympiens tentent de protéger les arbitres, ça siffle, ça hue, c’est une vraie panique indescr1ptible. Ils arrivent a gagner tant bien que mal les vestiaires et sont enfin en sécurité.
Les gens des gradins comme moi nous regardons ce spectacle hallucinant de haut et de loin, alors que d’autres veulent en découdre avec les forces de l’ordre ils enjambent et bousculent les spectateurs.
Il reste ¼ d’heures a jouer le match va-t-il reprendre ou non, les supporters ne regagnant pas leurs places ce match ne se terminera jamais.
Contrairement aux matches de coupe, la colère d’un volcan au nom de « stade vélodrome » ne s’apaise pas cette fois-ci, sa lave bouillante s’écoule de longues heures, détruisant tout ce qui se trouve sur son passage, arrachant poteaux de corner, banc de touche poteaux et filets de buts, jetant tout ça a la face des forces de l’ordre.
Avant que la pelouse ne soit vide de toute personne il s’en faut d’une bonne partie de la nuit.
C’est un vrai séisme footballistique que Marseille a vécu en ce mercredi 27 août 1969, la presse en fait de larges échos le lendemain à la une des journaux écrits et télévisés.
L’OM est puni d’une lourde sanction financière et sportive, le gain du match est accordé à St Etienne sur le score ou le match a été interrompu c'est-à-dire 2-3 en faveur de St Etienne.
La France du foot et des actualité est touchée par ce séisme du jamais vu encore en sport en France.
L’OM vainqueur de la coupe de France 1969.
Mr Machin, en grande discussion avec les supporters, après le but refusé a Djorkaeff.
Les supporters visiblement ne veulent pas comprendre pourquoi Mr l’arbitre a refuser ce but !
Après le Séisme !
15-10-2006 | 609 Hit(s) |
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9.
Séisme au Vélodrome (partie 2) 4/05/1969
(Historique/Matchs d\'antan)
Bon nous y voilà à cette deuxième secousse sismique dont le stade vélodrome fût l’épicentre.
Dans la joie et l’allégresse de l’épisode précédent, nous venons donc d’éliminer l’AS Angoulême de la manière la plus tonitruante qui soit.
Et voilà t’il pas que notre OM tire au sort…pour les ¼ de finale… « ST GERMAIN » oui c’est bien ça, le club de la capitale, qui alors, joue encore en CFA. « St Germain » cette entité du club de la capitale qui en fait, n’est que l’ovule dans une remorque d’un des patrons d’une célèbre société de transport… « CABESTRON » je crois…. Qui sera fécondée par le président du RC France et 20 000 spermatozoïdes de notables Parisiens.
Cette insémination artificielle donnera naissance au Paris Saint Germain, neuf mois plus tard, c'est-à-dire la saison suivante.
Pour une sombre histoire de liseré blanc qui a tendance à devenir de plus en plus maigre sur leur maillot, selon la volonté des dirigeants actuels de Paris….et non sans que ceux-ci ne s’attirent les foudres de certains de leurs supporters, qui voient en occultant cette bande blanche de leur maillot une manière de dire à St Germain… « Merci et au revoir »…. sur un autre forum dédié à l’OM, sur lequel je vais aussi régulièrement, le PSG et devenu communément …le « P ».
Mais bon, était-ce nécessaire de parler de eux ?…7-1 sur l’ensemble des deux matches, vite fait bien fait, vite bâclée, l’affaire est dans le sac, les ballons dans les filets et les filets sont troués.
Dans une ambiance nettement plus feutrée qu’au tour précédent, St Germain n’aura pas existé.
Le tirage au sort des ½ finales, nous donne Angers… le SCO d’Angers…..Le SCO d’Angers en 1969…. fatche de con, hé béh, c’est pas un cadeau, car si Angoulême est second en D2, il y a un premier…et devinez qui c’est ? c’est Angers bien sûr.
Bon sang, jugez par vous-même …
Le SCO d’Angers leader incontesté dans cette D2 1968/1969, meilleure attaque…72 buts inscrits pardonnons les du peu, inscrits en grande partie par leur attaquant et meilleur buteur Jean Deloffre. De plus habitué aux ½ finales de coupes puisque ½ finalistes en 62 et 66 donc trois saisons plus tard et…. les voilà au vélodrome.
Mais avant il y a un match allé à jouer en Anjou, ce dont je me souviens par presse et image interposés, c’est que l’OM l’a échappé belle. Jean Paul Escale ce soir là est en état de grâce, il bloque toutes les tentatives des Angevins, il est impérial dans les airs… sur corner, sur les centres aériens à l’attention de Jean Deloffre, il rend l’utile a l’agréable en allant nettoyer sa lucarne tout en allant chercher quelques ballons placé tout dans le coin de celle-ci.
Mes amis la Bonne Mère m’a donné des yeux pour voir….et j’ai vu lors de ce match un arrêt, que dis-je un arrêt ? non--- une parade ? oui---c’est ça !--- d’après le maître en la matière qu’est Bernard Lama, une parade c’est lorsque le ballon n’est pas maintenu dans ses mains, donc renvoyé !!
Alors allons y pour une parade. On a souvent parlé de celle de Gordon Banks, le goal keeper de l’équipe d’Angleterre, lors du mondial 70 au Mexique, lorsque le Roi Pelé déclenche une tête quasi a bout portant au ras du sol et que le gardien de Stocke City va chercher à l’autre bout de ses buts au prix d’une détente phénoménale, mais ce que j’ai vu de mes yeux vu c’est---une reprise de volée à la Cissé contre Guingamp tout récemment à l’horizontale en pleine extension de---Michel Margottin joueur blondin et véloce sur son coté droit, que Jean Paul va chercher dans sa lucarne droite d’une détente---heeeeuuu comment dire ? fabuleuse ? fantastique ? grandiose ? les mots manquent pour qualifier un plongeon identique à un décollage de la navette spatiale Atlantis.
A l’instar des deux boosters qui se détachent de la navette une fois l’avoir propulsé dans les cieux, Jean Paul Escale lâche ses bras pour aller détourner ce ballon qui filait comme un météorite au fond de sa cage Jean Paul Escale se transforme sur ce coup là en Bruce Willis, il pouvait tenir ce jour là, son rôle dans Armagedon.
0-0 au terme de cette ½ finale, ou l’OM est sévèrement malmené. Mais le suspens reste donc maintenu pour le retour.
La terre se met donc a frémir pour la deuxième fois--- 43 000 spectateurs se presse en ce mois de mai ensoleillé, dans la soufrière qu’est devenu en l’espace de quelques semaines le stade Vélodrome. Gallina, Chlosta, Dogliani (marseilais), Deloffre, Margottin, Bourdel, Poli, Stievenard, Perreau, etc…une équipe digne de la D1--- leader de D2---128 buts inscrits, je vous le rappelle, s’apprête donc a défier l’OM, dans son cratère.
Dés 10 heures le matin, pour un match débutant à 17 heures, les supporters sommes plaqués contre les grilles. Cette fois-ci je suis en virage nord, place payé par mon club de foot.
Pour y accéder, je me laisse porter par ce flot humain, mes pieds ne toucheraient pas le sol tellement la foule est dense, que cela ne me surprendrai pas. Tout le monde est collé les uns aux autres, j’en arrive a sentir chaque odeurs de mes voisins, à ma droite telle odeur de parfum, devant moi, telle une autre de cuir chevelu, a ma gauche telle odeur de transpiration, derrière moi telle odeur d’haleine. Un vrai bouquet de senteurs. Mais que ces odeurs soient agréables ou désagréables qu’importe la véritable odeur qui va éveiller en moi une réaction sera celle de la victoire ou de la défaite.
Et en pénétrant dans les gradins par l’embouchure un air frais s’en dégage, un petit coup de vent qui me permet de respirer un grand coup et reprendre mon souffle.
Que vois-je d’en haut des virages ? une nouvelle fois les barrières s’écrouler devant la pression exercée par les milliers de supporters en folie, les forces de l’ordre une nouvelle fois dépassées, tentant une bien timide opposition puis résignées qui baissent les bras.
C’est une véritable marée humaine que je distingue du haut des gradins encore plus impressionnante vue d’en haut que lorsqu’on y est en plein milieu. Les gens se massent donc une nouvelle fois autour des lignes et des filets, s’assoient tranquillement comme si c’étaient leur place réservé.
C’est une ½ finale de coupe et les supporters ne veulent pas manquer ce rendez-vous, une place pour la finale à Paris est en jeu. Si par bonheur l’OM venait à passer le SCO d’Angers, ce serait sa dixième finale de Coupe et si on venait à la gagner, se serait notre 7 eme victoire en Coupe de France. Donc les enjeux sont énormes et les spectateurs ne s’y sont pas trompés.
Un peu moins de monde néanmoins que lors de la première ébullition se sont présentés pour ce nouveau séisme. La recette ayant été fabuleuse (record battu) je pense que certaines personnes on du avoir peur de ce qui s’est passé contre Angoulême et cela a du en retenir un certain nombre. La suite va nous montrer que les fragiles du cœur ont bien fait de ne pas venir.
Il n’empêche que si 2000 billets de moins environs ont été vendus le cratère se rempli rapidement, les virages sud et nord sont pleins les abords de la pelouse sont squatés de nouveau, la piste vélodrome et kaffi de monde, il ne reste que les tribunes Jean Bouin et Ganay comme d’habitude a remplir, mais elles le seront sans aucun problème au coup d’envoi. Ce qui fera une nouvelle fois 50 000 milles personne au total. C’est tout bonnement ahurissant de voir tous ces gens excités comme des gamins. Se levant, se saluant, « oh putain tié la toi aussi ? » « et ouais et toi aussi tié là » ? « et ouais ma foi » !!!
Si j’ai connu de plus ou moins loin le « pique-nique » de la pelouse, je connais maintenant celui des gradins. Certains de mes voisins sont munis de glacières avec a l’intérieur : salade, viande froide, ils sont une petite quinzaine a se faire passer, se l’envoyer même…le jambon, le saucisson le pain et même le rosé…c’est ingrédients volent devant moi avec d’autres odeurs qui flottent et chatouillent mes narines. Tout ça n’était pas interdit a cette époque.
J’ai toujours eu plaisir à observer les gens dans ce stade, pour voir simplement dans leur regard et leurs yeux, s’ils éprouvent les émotions que moi-même j’éprouve.
Donc je scrute en n’en plus finir et c’est magnifique.
Les joueurs Angevins sont accueillis par une bordée de sifflets ceux-ci faisant un peu comme Guy Roux l’autre soir venant voir de plus prêt l’état de la pelouse. Les sifflets, pour l’équipe adverse ne sont pas nouveaux, c’est une tradition au vélodrome pour leur mettre une certaine pression.
L’entrée des équipes se fait dans une ambiance hallucinante. Des appels micros sont fait régulièrement pour appeler les spectateurs en bordures de lignes de respecter les joueurs.
Chose qui ne se répètera pas souvent, car les chez les dirigeants et les spectateurs il semblerai que cela soit devenu une habitude de voir des spectateurs autour des lignes délimitant le terrain.
Le match peu démarrer, l’angoisse est perceptible sur chaque spectateur
Certains retardataires ne se sont pas encore assis, qu’a la 11 eme minute comme contre Angoulême au même moment du match--- Roger qui est parti pour nous faire vivre un grand match, marque d’un tir rasant.
OUUUUUUUUUUUAAAAAAAIIIIIIIIISS, le volcan explose, tout le monde se lève comme un seul homme, déclenche une salve d’applaudissements, de rires, de joies---de courte durée malheureusement, se qui se sont trouvés des affinités dans ces embrassades n’ont pas finis de se faire des mamours que Deloffre, l’excellent buteur du SCO égalise dans un silence d’enterrement. « Oh putain, c’est pas bon ça »
L’ambiance baisse un peu d’intensité. Puis repart de plus belle les attaques de l’OM deviennent percutantes. C’est alors que Gourault jeune gardien de 20 ans, qui remplace au dernier moment le gardien titulaire Gallina (qui se blesse durant l’entraînement de la veille) réalise exploit sur exploit, tout y passe, envolées spectaculaires, sorties dans les pieds, tirs stopper ou détournés en corner, il est imbattables pour un gardien remplaçant---puatin---la vache. !!!
Les joueurs de l’OM sortent du terrain pour la pause sous les sifflets, incroyable, moi le jeune supporters je ne comprend pas.
La reprise se fait à l’abordage de la part de olympiens, non seulement Gourault est en état second, durant la seconde mi-temps, il bloque encore quasiment toutes les tentatives de l’OM, mais en plus il a la baraka---Joseph place un coup de tête canon sur la transversale, Roger Magnusson un tir sur le poteau faisant monter la température de la soufrière, a tel point que des gens sur les bords de lignes se sont levés et font les gestes des joueurs, voulant en cela les aider a frapper au but ou a mettre une tête. Certains voudraient presque pénétrer sur la pelouse pour les aider.
Mais à chaque fois, grâce à leur technique, les Angevins, dés qu’ils ont récupéré le ballon tente de calmer le jeu.
Une blessure de Magnusson, interrompt le jeu 5 bonnes minutes, ce qui permet à Frank Fiawoo de remplacer Guéniche, Nous sommes presque a la fin de la rencontre, toujours 1 à 1, Si l’OM ne gagne pas il y aura match d’appui, on ne sait ou. Les olympiens poussent, poussent et Frank qui vient d’entrée 5 minutes auparavant obtient un corner sur un nouveau détournement de balle de Gourault
On est à la 89 eme minute, les arrêts de jeu n’étant pas décomptés à l’époque…89 eme minute donc, la foule se dit que si l’OM « ne marque pas là, on est frit » il y en a qui commence a désespérer, mais pas une personne n’a quitter sa place, on entend presque le battement de leur cœur, d’ailleurs le vélodrome n’est qu’un immense cœur qui s’arrête un court instant, le temps que Destrumelle le capitaine, le tire à hauteur du point de pénalty, Joseph, Magnusson, Fiawoo, Zwunka, il ne manque que Escale, car tous les joueurs olympiens se jettent comme des morfales sur ce ballon venu du bas de la tribune Jean Bouin…Bonnel venu de très loin s’élève dans les airs au prix d’une détente superbe, balance le ballon pleine en lucarne du gardien Angevin.
Des voisins a moi tombe à la renverse, les potes de mon club, mon dirigeant de foot on se prend dans les bras, on s’embrassent « on est à Paris, on est à Paris, c’est fabuleux » le stade entier s’embrasse et s’embrase, les coussins en papier qui sont vendus à l’entrée du stade sont jetés en l’air, les spectateurs envahissent de nouveau la pelouse, certains se cassant la figure dans cette bousculade énorme, d’autres portant les joueurs en triomphe une nouvelle fois, d’autres encore courent pour attraper le président Marcel Leclerc et lui font faire un tour d’honneur sur les épaules des plus costauds, c’est du délire complet. « On est en finale, on est à Paris » Cela sera répéter je ne sais combien de fois. Les cardiaques ont bien fait de ne pas venir, le suspens a été insoutenable jusqu’a cette avant dernière minute. Les supporters pouvons laisser éclater notre joie tant certains se sont rongés les ongles en se faisant même saigner les bouts des doigts.
J’avoue que j’aimerai bien être sur le gazon pour faire comme la dernière fois, courir dans tous les sens, approcher, toucher mes idoles, pourquoi pas, avoir un maillot ? mais je ne peux pas je suis trop loin et mon dirigeant ne le voudrai pas. Je regarde donc tout ce qui se passe sur le terrain et j’ai les larmes aux yeux.
Pour cette fois encore le volcan ne fait que gronder, il s’apaisera de nouveau.
Son appétit de victoire est assouvi.
L’OM vainqueur de la Coupe de France 1969
Escale
Lopez
Zwunka
Hodoul
Djorkaeff
Novi
Destrumelle
Magnusson
Bonnel
Joseph
Gueniche
Fiawoo
L’entrée de l’OM pour cette ½ finale avec encore la muraille humaine au fond.
Une superbe équipe du SCO d’ Angers !
15-10-2006 | 522 Hit(s) |
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10.
Séisme au Vélodrome (partie 1) 2/03/1969